ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DES VOSGES 297 J Fonds Albert STRUPLER (Schaffhausen, 1871-Tendon, 1947) Répertoire numérique détaillé établi par Isabelle CHAVE, Conservatrice du patrimoine, Directrice des Archives départementales des Vosges Épinal, 2010 1 INTRODUCTION Modalités d’entrée du fonds Le fonds 297 J a fait l’objet d’un don par contrat, le 20 août 2010, aux Archives départementales des Vosges par Nicole Strupler (Epinal, 1928 -), diplômée en pharmacie de l’université de Nancy (1952) et docteur ès sciences physiques de l’université de la Sorbonne (1965), originaire de Tendon, petite-fille d’Albert Strupler. Après classement, le fonds représente 39 articles (soit 0,25 mètre linéaire) et court de 1856 à 1974. Contexte historique et intérêt du fonds Né en 1871 à Schaffhausen (Suisse), de Jacob Albert Strupler (Langdorf Frauenfeld, 1839-1911), ingénieur chimiste, spécialisé dans la chaudière à vapeur pour la navigation suisse, qui avait construit au nom de sa compagnie le canal reliant les lacs de Bienne et Neufchâtel, et de Berthe Börzli, Suisse francophone puisque originaire de la région d’Erlach, Albert Ernest Strupler, fils aîné d’une fratrie de sept enfants, était de nationalité suisse, d’une famille de grands bourgeois de Frauenfeld. Naturalisé français après la première guerre mondiale, il est allié par mariage à la famille Jacquot, de Tendon (Vosges). Albert Strupler fréquente le Polytechnicum de Zürich d’octobre 1889 à août 1893 (Chemisch-technische Schule), au sein d’une promotion européenne d’étudiants, et sort diplômé ingénieur-chimiste (Technischer Chemiker) le 3 août 1893, avec une thèse rédigée en français. Docteur en chimie de l’université de Genève en 1895, il fut employé en qualité d’ingénieur-chimiste jusqu’à sa retraite en 1936, tant en France (Fontaines-sur-Saône, Creil, Villeneuve, Oissel), qu’en Allemagne (Höchst-an-Main), en Suisse (Bâle) ou en Angleterre (Manchester). Albert Strupler suit en cela le parcours de nombreux jeunes Suisses de sa génération, très diplômés, qui durent s’expatrier pour trouver du travail. Il spécialisa ses recherches de chimie appliquée dans la fabrication de matières colorantes (Indigo synthétique, Vert malachite, Vert acide, auramine notamment) et dans les procédés de teinture. Le fonds 297 J conserve tous ses protocoles et procédés de fabrication développés dans les laboratoires de Villeneuve (1918-1919) et d’Oissel (19201935). Principales dates de la carrière professionnelle d’Albert Strupler 1893 Chimiste diplômé de l’École polytechnique de Zürich. 1895 Docteur ès sciences chimiques de l’université de Genève (laboratoire du docteur Otto Hinsberg). 1895, juillet Dépose une thèse de doctorat sur les synthèses d’amines alkylées. 1895, janvier-1896, mars Chimiste à la S.A. des produits chimiques de Fontaines-sur-Saône (Rhône) 1896, mars-1897, 29 oct. Chimiste à la Chemische Fabrik de Bâle (Suisse), usine de colorants. 1898, octobre-1906, mai Ingénieur-chimiste de la Compagnie parisienne de couleurs d’aniline, à Creil (Oise) (usine du Tremblay). 1906-1913 Chimiste à la Farbwerke Meister Lucius und Brünning de Höchst-am- Main (Allemagne), maison-mère de la Compagnie parisienne. 1913, mai-1916, mai Retour au siège de Creil de la Compagnie parisienne. 1914, août-1915, printemps Séjour en Suisse pour fuir l’invasion allemande. 1915, printemps-1916, mars Retour à Creil, pour négocier la reprise de son emploi à la Compagnie parisienne, en vain. 2 1916, janvier-février Premier déplacement à Londres pour collaborer à la fabrication d’indigo synthétique pour la Levinstein Ltd. de Blackley (Manchester). 1916, mai-1920, juillet Ingénieur-chimiste de la S.A. de produits chimiques et colorants français, à l’usine de colorants de Villeneuve-Saint-Georges fondée par Paul Lederlin, sénateur des Vosges, administrateur de la Blanchisserie et teinturerie de Thaon-les-Vosges. 1916, décembre Deuxième déplacement chez Levinstein Ltd. à Manchester, pour le compte des établissements Ch. Lefebvre et Cie, ingénieurs-constructeurs à Paris. 1920, juillet-1935 Ingénieur-chimiste de la Compagnie nationale de matières colorantes et de produits chimiques, au laboratoire de recherches de l’usine d’Oissel (Seine-Maritime), devenue les établissements Kuhlmann (avant 1928), par fusion avec les Manufactures de produits chimiques du Nord. 1926, 4 juillet Médaille d’argent de la Société industrielle de Rouen pour services exceptionnels dans les établissements Kuhklmann [arch. Nicole Strupler]. 1936 Retraite des établissements Kuhlmann. 1943 Versement d’une subvention-pension par la S.A. de matières colorantes et produits chimiques Francolor Après un premier séjour à Fontaines-sur-Saône (Rhône), de janvier 1895 à mars 1896, Albert Strupler revint en France, résidant à Creil (Oise), en octobre 1898. Il y épousa le 12 janvier 1902 Marie Magdeleine Véronique Geneviève Jacquot (Tendon, 1877-1953), institutrice depuis 1894, fille d’Aristide Jacquot (né en 1851), docteur en médecine et directeur médical de l’hôpital de Creil. Le frère de Magdeleine, Georges Jacquot, sera médecin auxiliaire au 9e bataillon de chasseurs à pied durant la Grande Guerre ; l’une de ses soeurs avait épousé le docteur-médecin Joseph Barbare ; l’autre, un négociant en automobiles, Henri Péroche. Albert et Magdeleine Strupler eurent deux enfants : un fils, né le 4 octobre 1902 à Creil, prénommé Pierre Jean, futur chimiste également ; puis, le 18 juin 1905, une fille, prénommée Geneviève Bertha Léonie, tous deux baptisés par le curé de la paroisse Saint-Médard de Creil, en 1903 et 1906, puis scolarisés à Höchst-am-Main, puis à Zürich, durant quatre ans avant la guerre de 1914. De 1902 au mois de mai 1906, Albert Strupler et sa famille résident à Creil, Albert étant employé à l’usine du Tremblay (Oise) de la Compagnie parisienne de couleurs d’aniline. Toute la famille déménage à Höchst, près de Francfort-sur-le Main (Allemagne), de 1906 à 1913, puisqu’Albert est appelé à collaborer aux programmes de développement de la Farbwerke Meister Lucius und Brünning. Au printemps 1913, la famille revient séjourner à Verneuil (Oise), à la Villa du Tremblay, logement de fonction mis à disposition par la Compagnie parisienne, de mai 1913 à mai 1916. Recruté pour élaborer de l’indigo synthétique pour la Levinstein Ltd. De Blackley, près de Manchester (Angleterre), en janvier 1916, Albert Strupler peut quitter la France, en pleine guerre, via Le Havre et Southampton, par l’entremise du Foreign Office, de l’ambassade de France à Londres et de l’ambassade d’Angleterre à Paris, notamment grâce au colonel H. Le Roy-Lewis, attaché militaire. À Londres, il séjourne à l’Hotel Cecil (février 1916), puis au Savoy Hotel (mars 1916). Il doit cette mission à l’action de Wyler, cadre de la Levinstein Ltd., qui correspondait avec lui depuis août 1915. À son retour en France, la famille Strupler déménage en mai 1916 à Paris, 67 avenue de Ségur, où elle demeure jusqu’en juillet 1920. Recruté, grâce à l’intervention de Paul Lederlin, sénateur des Vosges, comme ingénieur-chimiste de l’usine de Villeneuve-Saint-Georges de la Société anonyme des produits chimiques et colorants français, à partir de mai 1916, Albert effectue, à Manchester, une seconde mission en décembre 1916 pour le compte des établissements Charles Lefebvre et Cie. Après fusion de la S.A. des produits chimiques avec la Compagnie nationale de matières colorantes et de produits chimiques, Albert Strupler est recruté par cette dernière pour son laboratoire de 3 recherche de l’usine d’Oissel (Seine-Maritime) et emmène sa famille s’installer à Rouen, 44 avenue Maladrerie, en juillet 1920. La Compagnie soutient la demande de naturalisation française d’Albert Strupler, finalement obtenue par décret du président de la République le 15 mai 1925. De la retraite d’Albert en 1935 à son décès en 1947, Albert et Madeleine reviennent s’installer à Tendon (Vosges), ville natale de Madeleine, dans la maison familiale fréquentée lors des vacances estivales. Il était de la volonté d’Albert Strupler, malgré le peu de goût de son épouse pour cette maison héritée de son père, pour un quart, en 1934, de maintenir cette demeure vosgienne dans le patrimoine de la famille, l’enrichissant de terrains progressivement rachetés aux frères et soeurs de Madeleine, privilégiant leurs résidences secondaires près de Paris, et à des particuliers voisins. La proximité de leur fils Pierre, ingénieur chimiste à la Société d’impression Vosges et Normandie à Epinal, jusqu’à son départ pour Rouen en 1952, dut aussi un argument pour conserver cette maison. À la mort d’Albert Strupler, en 1947, une bénédiction fut donnée devant le perron de la maison de Tendon par le pasteur Boegner, l’évêque de Saint-Dié refusant la présence de l’abbé Jeandon, curé de la paroisse et ami des Strupler. Les difficultés avec le diocèse se renouvelèrent à l’installation d’une nouvelle cloche à l’église paroissiale de Tendon, les paroissiens demandant à Mme Strupler, catholique, mais mariée à un protestant (Zwinglien), d’en être la marraine. La commune, finançant la cloche, passa outre les protestations épiscopale. Conditions de communicabilité Le fonds 297 J est intégralement communicable. La reproduction des pièces relève du règlement de la salle de lecture en vigueur. 4 REPERTOIRE NUMÉRIQUE DETAILLE Formation supérieure 297 J 1 Scolarité à l’École cantonale de Zürich, puis à l’École 1889-1893 polytechnique de Zürich : trombinoscope [copie], bulletins scolaires, diplôme de fin de scolarité [copie]. 297 J 2 Thèse de sciences physiques à l’université de Genève : 1895 positions de thèse impr. [Synthèses d’amines alkylées par l’intermédiaire du sulfochlorure de benzol]1, diplôme de docteur ès sciences physiques. Carrière professionnelle 297 J 3 Société anonyme des produits chimiques de 1896 Fontaines-sur-Saône (Rhône). – Emploi de chimiste à l’usine de Fontaines : certificat. 297 J 4 Chemische Fabrick (ex-Sandoz) de Bâle (Suisse). – 1897 Emploi de chimiste au laboratoire de recherches de Bâle : certificat. 297 J 5-7 Compagnie parisienne de couleurs d’aniline, de Paris. 1898-1916 5 Première embauche comme chimiste à l’usine du Tremblay, à Creil (Oise) : contrats (1898-1903). 6 Fabrication d’indigo pâte, prix de revient : tableaux détaillés mensuels pour 1913, diagrammes de 1903 à 1912 (1913). Langues française et allemande. 7 Seconde embauche, puis refus de réintégration dans le poste de directeur de l’usine chimique de Creil : contrat, certificat, correspondance (1913-1916). 297 J 8 -11 Farbwerke Meister Lucius und Brüning de Höchst-1907-1914 am-Main (Allemagne), maison-mère de la Compagnie parisienne de Creil. 8 Embauche à Höchst : contrat, certificat, correspondance (1911-1912) ; retour à Creil : certificat (1913). 9 Inauguration de la nouvelle Farbwerkskneipe de Münich-Froschhausen (11 mars 1911), invitation de C. Klotz et d’A. Zeiger : poème (1911). Langue allemande. 1 Frauenfeld, Huber and Co. Impr., 1895, 30 p. 5 10 Recherches en chimie appliquée : protocoles de fabrication, correspondance, relevé d’expériences (1907-1912). Langue allemande. -Verfahren zur Darstellung von o-Chlorbenzotrichlorid -Verfahren zur Darstellung von Farbstoffen der Malachitgrünreihe -Verfahren zur Darstellung gelbgrüner Pigmentfarbstoffe 11 Fabrication de Noir, Violet et Rouge, collaboration poursuivie avec R. Heywang après le retour à Creil : correspondance (1913, 5 mars-1914, 19 janvier). Langue française et allemande. 297 J 12-14 Levinstein Ltd., de Blackley (Manchester)2 . 1915-1916 12 Relations de Wyler, cadre, avec Albert Strupler : correspondance à l’arrivée (1915, 17 août-1916, 15 février). 8 lettres en langue anglaise. 13 Recherches pour la Levinstein Ltd. : notes mss [1916]. Langue anglaise. -Manufacture of Bata Salt -Details of haphthol Plant and Method of working 14 Collaboration d’Albert Strupler à la fabrication d’indigo synthétique : correspondance, télégramme (1916, 25 janvier-8 août). 297 J 15 Établissements Charles Lefebvre et Cie, ingénieurs1916, 22 mars- constructeurs à Paris. – Embauche comme chimiste : 11 septembre contrat, correspondance. 297 J 16-17 Société anonyme des produits chimiques et colorants 1918-1919 français, usine de Villeneuve-Saint-Georges. 16 Fabrication de tétraéthyldiamidobenzydrole, d’auramine, de Vert malachite et de Vert acide : protocoles mss et dactyl. [1918-1919]. 17 Fabrication de dinitrochlorbenzène, aniline, nitrobenzène et acide nitrique. – Participation et intéressement financier : notifications, correspondance, contrats (1918-1919). 297 J 18-20 Compagnie nationale de matières colorantes et de produits chimiques, devenue les Établissements Kuhlmann, Paris3 . 1920-1938 18 Contribution aux programmes de recherche 2 Levinstein Ltd., manufacture de « coal tar dyestuffs », a son siège à Blackley, près de Manchester et des fabriques à Crumpsall Vale, près de Blackley, et à Chelsea, au Massachussetts (Etats-Unis). Elle a des représentations à Boston, Chicago, Philadelphie (Etats-Unis), à Toronto (Canada) et à Milan (Italie). Elle est médaillée aux Expositions universelles de Berlin (1877), Paris (1878), Londres (1885), Liverpool (1886), Saint-Louis (1904). 3 Fondés en 1825, les établissements Kuhlmann ont leur siège à Paris : ils résultent de la fusion de la Compagnie nationale de matières colorantes et de produits chimiques et des Manufactures de produits chimiques du Nord. 6 du laboratoire de l’usine d’Oissel dans l’aniline et le dinitrochlorobenzène, gratifications : correspondance (1920-1923). 19 Création des établissements Kuhlmann, visite de l’usine d’Oissel : programme (1928) ; renouvellement du recrutement : correspondance (1930). 20 Retraite, versement des pensions : correspondance (1936, 4 juin-1938, 28 juin). 297 J 21 S.A. de matières colorantes et produits chimiques 1943 Francolor, de Paris4. – Versement d’une subvention- pension trimestrielle : correspondance. Recherches en chimie appliquée 297 J 22-23 Fabrication de matières colorantes et procédés de 1918-1935 teinture5. – Recherches menées dans les laboratoires de Villeneuve (1918-1919) et Oissel (1920-1936) : notes mss et dactyl. 22 Protocoles et procédés datés (1918-1935). 23 Protocoles et procédés non datés (s. d.). 297 J 24 Machine génératrice d’amine de sodium, machine [1920-1936] régénatrice d’alcali et machine à fondre la soude- potasse caustique. – Fabrication : 3 plans, 3 croquis. 297 J 25 L’industrie des matières colorantes aux Royaume-Uni, par [1921-1922] Pierre Salles : brochure impr. dédicacée à Albert Strupler6. Papiers familiaux 297 J 26 Jacob Albert Strupler, père d’Albert Strupler. – 1856-1911 Scolarité à la Thurganische Kantonschule, puis à l’Ecole polytechnique de Zürich : bulletins scolaires, diplôme (1856-1860). Emploi à la Schweizerische Dampfbootgesellschaft für den Untersee und Rhein (Lucerne) : correspondance (1871). Emploi à la Schweizerischer Verein von Dampfkesselbesitzern : brochure (1896). Décès : notices nécrologiques (Neue Zürcher Zeitung ; Schweizerische Bauzeitung, avec portrait) (1911). Langue allemande. 297 J 27 Naissance d’Albert Strupler à Schaffhausen en 1871 : 1871-1883 4 Le siège de Francolor est à Paris, et ses usines implantées à Oissel et Villers Saint-Paul (Oise), Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) et Saint-Clair-du-Rhône (Isère). Albert Strupler a collaboré à l’usine d’Oissel. 5 Voir le détail des deux cotes en annexe du présent inventaire. 6 Paris, Société de chimie industrielle (coll. « Publications de Chimie et Industrie »), [1921-1922], 10 p. 7 extrait du registre cantonal des naissances [copie], faire part de baptême [copie]. 297 J 28 Services militaires annuels d’Albert Strupler : bulletin, livret militaire. 297 J 29 Guerre 1914-1918. – Non mobilisation d’Albert Strupler : correspondance. 297 J 30 Déplacements à l’étranger d’Albert Strupler : permis de séjour à Verneuil (Oise) (1914), passeport et annexe impr. de la République française (1916), Identity book du Royaume-Uni (1916), livret de la République française (1931-1947). 297 J 31 Naturalisation française d’Albert Strupler : brouillons de lettres, correspondance, attestations d’emploi, requête auprès du Garde des Sceaux, reçus des versements de droits de sceau, décret présidentiel. 297 J 32 Propriétés de Verneuil (villa du Tremblay), de Paris (67 avenue de Ségur), de Rouen (49 rue Maladrerie). – Gestion : bail, contrats d’assurance-incendie et accidents. 297 J 33 Tirages photographiques personnels d’Albert Strupler. 7 pièces noir et blanc. [Portrait de groupe de la garnison d’Albert Strupler, jeune conscrit (vers 1890) ; ville de bord de mer non identifiée, prise depuis la mer (vers 1900) ; portraits d’Albert et Marie Madeleine Strupler (Zürich, vers 1905) ; Albert, Marie Madeleine, Pierre et Geneviève Strupler à table (vers 1914) ; portrait de groupe en voyage au bord de la mer (vers 1914) ; portrait d’Albert Strupler (vers 1930)]. 297 J 34 Décès d’Albert Strupler à Tendon : faire-part, correspondance familiale et amicale. Langue française et allemande. 297 J 35 Marie Madeleine Jacquot, épouse d’Albert Strupler. – Carrière professionnelle : brevet de capacité pour l’enseignement primaire (1894). Déplacements en temps de guerre : laissez-passer (1914). Nationalité suisse par mariage : carnet d’étranger délivré par l’Ecole militaire de Paris (1916). 297 J 36 Pierre Jean, fils d’Albert Strupler. – Baptême en 1902 : extrait délivré par la paroisse Saint-Médard de Creil (1917). Scolarité à l’école préparatoire du Gymnasium d’Höchst-am-Main, au Gymnasium d’Höchst-am- Main, puis à l’Ecole préparatoire à l’enseignement supérieur des sciences et des lettres de Rouen : bulletins scolaires, diplôme de chimie industrielle (1909-1913, 1922). Langue allemande. 297 J 37 Geneviève Bertha Léonie7, fille d’Albert Strupler. – Baptême en 1906 : extrait délivré par la paroisse Saint- Médard de Creil (1917). Scolarité à l’école supérieure 1890-1903, 1914 1914 1914-1947 1920-1925 1914-1933 [1890-1930] 1947 1894-1916 1909-1922 1911-1917 7 La fille d’Albert Strupler tient son deuxième prénom de sa tante Bertha, soeur aîné d’Albert Strupler, qui épousa N. Spreng, fondateur de la société Véritas. Geneviève Strupler devint, avant la guerre de 1939, propriétaire de la pharmacie de la Gare à Gérardmer. La propriété lui en fut contestée de 1940 à 1943 (lois de Vichy), du fait de sa naissance de père étranger en 1905. 8 de jeunes filles, puis au lycée d’Höchst-am-Main : bulletins scolaires (1911-1913). Langue allemande. 297 J 38 H. O. Strupler. – Retraite de la Puritan Weaving Company : article d’hommage dans le Puritan Beam, Fayetteville (New-York), vol. 1, n°8, janvier 1945. Langue anglaise. 1945 297 J 39 Nicole Strupler8, petite-fille d’Albert Strupler, fille de Pierre Strupler. – Doctorat à la faculté des Sciences de l’université de Paris-Sorbonne : positions de thèse impr. (1965). Publications scientifiques : tirés à part9 (1970-1974). 1965-1974 8 Licenciée en chimie biologique de l’université de Paris-Sorbonne en 1953-1954, Nicole Strupler, fut employée durant dix ans au laboratoire Adrian d’industrie pharmaceutique, à Courbevoie, avec son certificat de licence, en qualité de chef de service du département des Ampoules, puis au laboratoire de contrôle. Elle entra au CNRS, dans le laboratoire du professeur A. Morette, où elle prépara sa thèse, obtenue en 1965. Elle devint ensuite maître de conférences en chimie minérale à Paris-V, puis à Châtenay- Malabry (université de Paris-XI). Membre de l’AFNOR et de l’ISO pour ses recherches dans l’analyse du chlore, et ses applications dans l’eau potable. Elle a achevé sa carrière en juillet 1993. 9 MORETTE (André), STRUPLER (Nicole), « Étude analytiques et thermogravimétrique sur le sulfate et les aluns de vanadium II », Bulletin de la Société chimique de France, 1970, n°5, p. 1671. STRUPLER (Nicole), « Étude cristallographique du sulfate de vanadium trivalent hydraté et anhydre, de quelques aluns de vanadium et des sulfates doubles anhydres correspondants », ibid., 1970, n°7, p. 2451. STRUPLER (Nicole), avec la collab. de J. HOFFELT, « Étude de la déshydratation d’aluns de vanadium », ibid., 1974, n°9-10, p. 1827. HUSSON (Gilles-Pascal), STRUPLER (Nicole), « Étude sur la chloration des eaux chlore résiduel et formation des chloramines », Journal français d’hydrologie, s.d. 9 ANNEXE : Protocoles de fabrication de matières colorantes et procédés de teinture élaborés et utilisés par Albert Strupler (1918-1935) Protocoles et procédés datés (détail de la cote 297 J 22) Société anonyme des produits chimiques de Villeneuve (1918-1919) -Réduction du paranitrophénol (Villeneuve-Triage, 24 avril 1918) -Cétone de Michler, par Schild (Villeneuve-Triage, 7 mai 1919, transmis à A. Strupler le 10 février 1923) Compagnie nationale de matières colorantes et de produits chimiques (1920-1935) -Acide naphtionique-Napthionate (4 avril 1922) -Paratoluidine, par A. Strupler (28 septembre 1922) -Acido O-P nitro et amidosalicyliques (20 octobre 1922) -Mélanges de sulfonitrique à fabriquer à Oissel, par A. Strupler (15 novembre 1922) -Méta nitraniline (Oissel, 8 juin 1923) -Benzylsulfanile de Na (5 novembre 1923) -Acétyléthylaniline (27 décembre 1924) -Diazotation de la base de Rouge solide 3 GL spécial (1925) -Acide o-nitrotoluènesulfonique, par E. Kern (23 janvier 1925) -Amido-azo-toluène-mono-sulfonique, par V. Gandourine (13 mai 1925) -Acide amino-azo-toluène-mono-sulfonique, par V. Gandourine (Oissel, 23 mai 1925). -M-nitro-p-toluidine (Oissel, 6 août 1925) -Nitro-m-toluylène diamine et Nitro-m-phénylène diamine (Oissel, 16 septembre 1925) -Méta-azoxyaniline (Oissel, 9 janvier 1926) -Ortho-nitro-para-toluidine (Oissel, 22 janvier 1926) -Ortho-toluidine-para-Nitré, par A. Fournier (Oissel, 6 février 1926) -Orthochrlotoluène et Orthochlorbenzaldéhyde (6 juillet 1925) -Acide pour Brun (Oissel, 20 octobre 1926) -Ortho-chlore-para-nitro-toluène, Ortho-chlore-para-toluidine et Ortho-chlore-para-toluidine ou sulfonate de soude (Oissel, 25 novembre 1926) -Fabrication électrolytique de la benzine, toluidine, dianisidine (procédé Rohner) (Paris, 30 décembre 1926), avec coupe d’un appareil d’électrolyse (Oissel, 5 mai 1927) -5 Nitro 2 Toluidine (Oissel, 1er juin 1927) -Chlore aniline, par André Fournier (Oissel, 30 mai 1927) -Chlore-ortho-nitraniline, par André Fournier (Oissel, 25 juin 1927), d’après les recherches de Fehlmann (Mulhouse, 14 juin 1927) -2-6 di Nitraniline 4 sulfo (Oissel, 20 septembre 1927) 10 -Réduction électrolytique de la benzine, toluidine, dianisidine, par A. Strupler (24 septembre 1927) -Chlorure de benzoyle (Oissel, 25 octobre 1927) -Fabrication de la méta nitraniline (Mulhouse, 29 octobre 1927) -Fabrication de la benzaldéhyde (10 novembre 1927) -Résumé de quelques essais sur la m-Nitro-p-Toluidine (Oissel, 25 avril 1928) -Résumé de quelques essais sur le dinitrobenzène, par A. Strupler et E. Kern (Oissel, 3 et 5 mai 1928), avec plan (9 mars 1931) -Azoxytohidrine, par H. Dardel (Oissel, 11 juin 1928) -Orthonitrodiphényloxyde et Chlornitrodiphényloxyde (Oissel, octobre 1928) -Dinitronaphtaline P.M. 218 (Oissel, 22 novembre 1928) -Acide ortho-chlormétanilique, par M. Léonard (25 novembre 1928) -Base néo-Bleu (30 avril 1929) -Chloraminophénol, par H. Darnel (Oissel, 25 mai 1929) -Dichloranilinesulfonate de soude (Oissel, 31 mai 1929) -Chloramine T, par M. Léonard (17 avril 1930) -Chlorure de benzyle, par A. Strupler (5 janvier 1929), avec recherches de M. Léonard (avril 1930) et plans (14 janvier 1932) -Essai de purification du dinitrobenzène ord. P.F. 79° par traitement au sulfite de soude et d’ammoniaque (Oissel, 12 juillet 1930) -Benzidine sulfone disulfonique (Oissel, 27 décembre 1930) -Dinitraniline purifiée (Oissel, 8 janvier 1931) -Nitraominophénol (6 mai 1931) -Acide 4-nitro-6-amino-I-phénol-2-sulfonique (Oissel, 27 août 1931) -Nitroaminophénol-réduction du fer, par A. Strupler (octobre 1931) -Base supra G (Oissel, octobre 1931) -Mononitrobenzidine, par M. Léonard (23 février 1932) -Préparation de l’acide picraniique (Oissel, 11 juillet 1932) -Dinitrochlorebenzène spécial (Oissel, 21 septembre 1932) -Oxalyl-m-phénylène diamine, par C. Malionnier (Oissel, 20 octobre 1932) -Déhydro-thio-para-toluidine-disulfonate de soude (Oissel, 28 février 1933) -Benzidine dicarbonique, par H. Dardel (Oissel, 21 mars 1933) -B-Napthylamine (11 avril 1933) -Saponification du chlorure de benzyle (10 mai 1933) -Nitro-m-phénylène diamine, par A. Strupler (Oissel, 21 juillet 1933) -Dinitro-naphtaline Angoulême (Oissel, septembre 1933) -Chloraminophénolsulfonique, par M. Léonard (4 avril 1935) 11 Protocoles et procédés non datés (détail de la cote 297 J 23) -Acide H -Acide métanilique et métanilate -Amidosuldodiphénylamine -Ar.para amino solicylique -Azo benzol -B.Naphtylamine -Bases amidosulfanilides -Benzodine disulfonique -Chlorhydrate de p. aminodiphénylamine -Chlorhydrate et sulfate de p. aminodiphénylamine à partir de la p. aminodiphénylamine o.sulfonique -Essais de nitroaminophénol avec dinitrophénol spécial -Fabrication d’auramine -Fabrication de l’aquinite -Fabrication de l’indigo en partant de la phénylglycine -Fabrication du trinitrotoluène -Méta Azonyaniline -Oxalyl –p –nitraniline -Paranitraniline -Paratoluidine O. Sulfonique -Procédé de fabrication du Vert malachite -Rouge permanent R -Trinitophénol -Versuche über Darstellung von symetrischen Dinitrochlorbenzol 12 TABLE DES MATIERES Introduction............................................................................................................2 Répertoire numérique détaillé..............................................................................5 Annexe. Protocoles de fabrication de matières colorantes et procédés de teinture élaborés et utilisés par Albert Strupler.........................................................................10 Table des matières..................................................................................................13 13