181 ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DES VOSGES __________ SÉRIE H CLERGÉ RÉGULIER AVANT 1790 8 H Prieuré de Relanges Répertoire numérique détaillé établi par André PHILIPPE, archiviste départemental (1905-1937) présenté par Raymonde FLORENCE Épinal, 1925 / 2004 182 Introduction Les documents qui concernent la création et la dotation du prieuré font partie du chartrier de Cluny. Ce sont : * Donation à l’abbaye de Cluny par Ricuin de Darney, d’un alleu à Dombasle-en-Xaintois, et de tout ce qu’il possédait à Relanges et à Gingivilla. Cette donation eut lieu sous le règne de l’empereur Conrad la Salique, vers 10301. * Une autre charte du même, de la même époque, ayant le même objet ; il y est question en plus des localités de Nonville, de Légéville, de Pierrefitte, de Siblanas, de Monte-Malveo et de Viviers2. * Bulle de saint Léon IX, du 26 octobre 1050, adressée à Hugues, abbé de Cluny, confirmant la donation de Ricuin3. * Donation à Cluny, par le duc de Lorraine Mathieu I, à son retour de Saint-Jacques de Compostelle, de ce qu’il possède à Dombasle (20 mars 1164, v. St.)4. Jusqu’au XIVème siècle, les seigneurs de Darney sont les bienfaiteurs et les protecteurs du prieuré ; les ducs de Lorraine approuvent ces libéralités et y participent. Au XIVème siècle, le roi de France Philippe VI place sous sa protection le prieuré et ses biens. L’histoire du prieuré ne présente aucun événement important. On trouve, au milieu du XVe siècle, le prieuré de Froville uni à celui de Relanges ; plus tard, le prieur François de Livron de Bourbonne portera le titre de prieur de Relanges, de Froville et de Fouchécourt. La commende s’introduit à Relanges au XVIe siècle avec Philibert de Fouchières. De 1544 à 1554, le prieuré est disputé entre plusieurs cométiteurs : Jean Bredon, coadjuteur du prieur Philibert de Fouchières, qui vient de mourir, Jean Vallentin, moine d’Ainay, près de Lyon, Jacques de Rostaing, abbé de Pibrac, et Thierry du Châtelet, protonotaire apostolique, abbé commendataire de Saint-Clément de Metz. Tandis que cette affaire se traite en Cour de Rome, Jean de Fresnel, abbé de Chaumousey, et Didier Paton, official de Toul, sont nommés séquestres pour la gestion du prieuré. Enfin, en 1554, Thierry du Châtelet obtient le bénéfice. L’occupation française créa également des difficultés au prieuré : Jean Hyacinthe de Fleury, « scripteur des suppliques apostoliques en Cour de Rome », résidant à Rome, avait obtenu le prieuré, mais n’en avait pas pris possession ; son prédécesseur, Remy Platel, réviseur des suppliques apostoliques en Cour de Rome, avait été dépossessionné par Jacques-Nicolas Du Chesne, en vertu d’un brevet du roi de France. Le sieur Du Chesne avait échangé son bénéfice avec Pascal Langlois : ce n’est qu’en 1699, par arrêts du duc Léopold et de la Cour souveraine de Lorraine et Barrois que J.-Hyacinthe de Fleury fut réintégré dans son prieuré, — sans y avoir jamais résidé. Un règlement de compte entre de Fleury et son prédécesseur termina le procès. Quelques prieurs ont fait preuve d’une louable activité : Gui Briffaut, de Faverney, devenu en 1430 abbé de Luxeuil, Philippe de Viry, Philibert de Fouchières et Robert Ranconnel. Il est probable que, comme l’indique la date de 1557 gravée au croisillon sud du transept de l’église de Relanges, c’est sous le gouvernement de Thierry du Châtelet, après cette compétition de dix années qui dut équivaloir à un abandon, que fut restaurée l’église, et que furent voûtés la nef et les bas-côtés. Les archives du prieuré sont assez importantes et ont conservé un nombre considérable d’originaux, dont certains remontent à la seconde moitié du XIIe siècle (charte de Pierre de Brixey, VIII H 46). A la fin du XVIe siècle a été établi, fort probablement par les soins du prieur Robert Ranconnel, un inventaire des titres du prieuré, document qui comble un certain nombre de lacunes, en donnant l’analyse d’actes disparus. C’est très vraisemblablement au même prieur qu’on peut attribuer l’établissement d’un recueil des titres des prieurés de Froville5 et de Sainte-Marie-aux-Bois6. 1 Bruel, Chartes de Cluny, IV, n°2840. 2 Ibid., n°2841. 3 Ibid, n°3313. 4 Ibid., V, n°4217. — E. Duvernoy. Le duc de Lorraine Mathieu I. (1139 - 1176), Paris, Picard, 1904, p. 186, n°64. 5 Les titres de ce prieuré sont conservés aux Archives départementales de Meurthe-et-Moselle, H 163 à 181. 6 Ce prieuré fut uni à Froville en 1302 (Arch. dép. Meurthe-et-Moselle, H 172. 183 Prieurs de Relanges Fin du XIIe ou début du XIIIe s. Amicus. Altadus. *1213.................................................... Parisius. *1240.................................................... Gaymard. *1251, *1293........................................ Étienne. *1292.................................................... Guillaume, peut être le même que le suivant. *1310, *1316........................................ Guillaume de Montmartin. *1324, *1328........................................ Guillaume de Mardey (de Marzeyo). *1332, *1335........................................ Frère Henri de Toul. *1337.................................................... Regnaul de la Saule7. *1351, *1355........................................ Jean de Guichia. *1363, *1367........................................ Guy de Mirecourt. *1374, *1379........................................ Regnaul de Noireterre. *1392.................................................... Étienne d’Amoncourt. *1394.................................................... Jean (ensuite prieur de Pont-sur-Saône). *1398 - *1401..................................…. Étienne d’Amoncourt (2ème fois). *1418 - 1430....................................…. Guy Briffault, de Faverney (abbé de Luxeuil en 1430). *1431.................................................... Étienne Waller. *1446 - *1465..................................…. Jean de Champdyvers. *1472 - *1502..................................…. Philippe de Viry, aumônier de Cluny. *1509 - 1522....................................…. Jean de Fouchières. 1522 - 1535......................................…. Alexandre de Fouchières, résigne en faveur de : 1535 - +1544....................................…. Philibert de Fouchières, prieur commendataire. 1544 - 1554, compétition entre..........… Jean Bredon, coadjuteur de Philibert de Fouchières. Jean Vallentin, moine d’Ainay. Jacques de Rostaing, abbé de Pibrac. Thierry du Châtelet, abbé commendataire de Saint-Clément de Metz. 1554 - 1577 (?)................................... Thierry du Châtelet. 1577 (?) - 1599 (?).............................. Robert Ranconnel. 1600 - *1648....................................…. François de Livron de Bourbonne, abbé commendataire de Notre- Dame d’Ambronay et de la Chalade. *1655 - *1672..................................…. Charles Héraudel, prévôt des chanoines de Bourmont. *1678.................................................... Remy Platel. ?......................................................... Jean Hyacinthe de Fleury «scripteur apostolique». 1684..................................................…. Jacques-Nicolas Du Chesne. *1698, 1699.......................................... Claude-Pascal Langlois. 1699 - *1734 (circa).........................…. Jean-Hiacinthe de Fleury. 1734 - *1737....................................…. Louis de Fleury. *1764, *1768........................................ Charles-Léopold de Choiseul-Stainville, archevêque de Cambrai. *1789.................................................... Louis de Goyon, vicaire-général de Rouen, abbé de Beauport. 7 Que l’on trouve également cité dès 1333. 184 Sommaire du fonds VIII H VIII H 1 Bulles des papes (1380-1730 ) VIII H 2 Chartes des rois de France (1332-1431) VIII H 3 Chartes des ducs de Lorraine (1164-1668) VIII H 4 Chartes seigneuriales (1213-1412 VIII H 5 Donations et transactions (1248-1418) VIII H 6 - 8 Prieurs (1480-1734) VIII H 9 Sacristie (1624-1742) VIII H 10 Eglise, maison et dépendances priorales (1654-1730) VIII H 11 Cures et dîmes (1325,1721) VIII H 12 - 17 Seigneurie de Relanges (1433-1789) VIII H 18 - 20 Comptes des recettes et dépenses (1460-1715) VIII H 21 - 56 Biens du prieuré (XIIes.-1789) 21 - 25,56 Attigny 26 - 27 Belrupt et Bonvillet 28 Darney 29 - 35 Dombasle-devant-Darney, Dombasle-en-Xaintois 36 Dommartin-lès-Vallois 37 - 39 Estrennes 40 Gignéville 41 - 42 Gruey et Ambiévillers, Jésonville 43 - 44 Lignéville 45 Nonville et Belmont 46 Norroy 47 - 48 Relanges 49 Remicourt 50 Saint-Baslemont 185 51 Senonges 52 They-sous-Montfort 53 Valleroy-le-Sec et Vittel 54 - 55 Viviers-le-Gras VIII H 57 - 58 Moulins (XIIIes.-1785) VIII H 59 Bois (1269-XVIIIes.) VIII H 60 - 62 Titres du prieuré (1538-XVIIIes.) VIII H 63 - 64 Inventaires de titres (XIes.-XVIIes .) VIII H 65 Pièces diverses (XIes.-XVIIIes .) 186 PRIEURÉ SAINT-PIERRE DE RELANGES8 (ordre de Saint-Benoît) VIII H 1 (Liasse). — 5 pièces parchemin. Bulles des papes. — Bulle de Clément VII, adressée aux abbés de Saint-Ruf près Valence, de Tournus et de Saint-André aux diocèses d’Avignon et de Châlon, leur déléguant les pouvoirs de défenseurs dans le cas d’usurpation dont sont victimes dans leurs biens les monastères, prieurés et doyennés de l’ordre de Cluny, immédiatement soumis au Saint-Siège (Avignon, 3 avril 1380). La bulle est notifiée, avec commentaires, à l’abbé et au monastère de Cluny par l’abbé de Tournus (19 avril après Pâques 1399). A cette pièce sont attachées : 1° une lettre de l’officialité de Besançon, notifiant au clergé de ce diocèse la lettre précédente et faisant connaître que Gui Briffault, de Faverney, prieur de Relanges, a demandé à l’archevêque de Besançon les dites lettres et qu’il a accepté de poursuivre son droit dans le diocèse de Besançon, sous la juridiction de l’archevêque (2 février 1421, v. st.) ; 2° une lettre de l’official de Toul notifiant les mêmes prescriptions au clergé du diocèse (8 novembre 1418). — Vidimus par Claude de Ronchivol (?), juge de Cluny, de deux bulles, la première d’Alexandre IV (Viterbe, nones de juin, 4ème année du pontificat), l’autre, de Nicolas V (Rome, Saint-Pierre, X des cal. de février, 2ème année du pontificat) concernant les novales. Expédié à Cluny, à la demande du prieur de Relanges et de Froville (5 mai 1533). — Indulgence plénière concédée par le pape Clément XII à tous ceux qui visiteront tous les ans, au moment de la fête de Saint- Pierre et de Saint-Paul l’église Saint-Pierre de Relanges (Rome, Sainte-Marie Majeure, 9 octobre 1730). 1380-1730 VIII H 2 (Liasse). — 6 pièces parchemin. Chartes des rois de France. — Ordre donné par le roi Philippe VI, à son bailli de Vitry et de Chaumont, sur la plainte du prieur de Relanges, de ne percevoir de celui-ci aucun impôt, pour le passage en terre d’Empire des vins et autres vivres nécessaires au prieuré et provenant du royaume ; ordre également de restituer au même prieur les sommes qui auraient pu être perçues en de semblables occasions (paris, 27 juin 1332). — Vidimus des lettres précédentes par Godemar de Fay, sire de Bon....., chevalier du roi, bailli de Vitry et de Chaumont, et notification aux gardes de passages en exigeant l’exécution (Coiffy, 18 décembre 1332). — Notification au bailli de Vitry et de Chaumont par le roi Philippe d’une plainte à lui portée par le prieur de Relanges, qui est «avec touz ses biens et famille en nostre especial garde», contre Ferri, prévôt de «Dervy». Celui-ci, accompagné de complices, était venu dernièrement de nuit au prieuré et, contre le gré du prieur, s’était emparé de force dans la grange d’un bœuf, l’avait emmené avec lui, enfreignant ainsi les ordres royaux. D’après les dires du prieur, aucune sanction n’a encore été prise : le roi mande au bailli de faire enquêter sur les faits précités, et de punir, s’il y a lieu, et «en telle manière selonc la qualité du meffait, sans préjudice de la restitution du boeuf, s’il est retrouvé (Paris, 18 juin 1333). — Mandement du roi Philippe au gouverneur des baillies de Chaumont et de Vitry, au bailli de Sens et à tous ses autres justiciers et à la requête du prieur de Relanges, de prendre sous protection et sauvegarde royales le dit prieur, ses hommes et ses biens (Paris, 12 septembre 1336). Le mandement est notifié par Thiébaut de Bourdons, lieutenant du bailli de Vitry et de Chaumont, à Jacquemin de Vezelise et à Jehan, son frère, sergents du roi, avec invitation de s’y conformer (1336, lundi après la fête de Saint-Mathieu, apôtre). — Quittance délivrée à frère Etienne d’Amoncourt, prieur de Relanges, par Nicolas d’Estain, receveur de Chaumont, d’une somme de cent quinze sous tournois due annuellement pour la garde du prieuré (13 décembre 1401). — Quittance au prieur de Relanges par Jehan Maurroy (?), receveur de Chaumont, d’une somme de dix livres tournois, en acompte d’un marc d’argent dû annuellement à la recette pour la garde du prieuré (1er février 1431, v. st.). 1332-1431 8 Fondé au milieu du XIe siècle par Ricuin, seigneur de Darney. — Relanges, Vosges, canton de Darney. Uni à la collégiale de Darney en 1725-1726. 187 VIII H 3 (Liasse). — 9 pièces parchemin, 10 pièces papier. Chartes des ducs de Lorraine. — Analyse par le juge de la cour de Cluny de la charte du duc Mathieu Ier (20 mars 1164, v. st.)9 qui, partant pour Saint-Jacques de Compostelle et se trouvant à Cluny, donne au monastère tout ce qu’il possède à Dombasle (30 avril 1421). — Vidimus par le duc de Lorraine Charles II de la donation de Dombasle par le duc Mathieu (9 septembre 1426). — Charte du duc Ferri III reconnaissant les torts de sa mère Catherine et les siens envers les prieurés de Froville et de Relanges, ainsi que les exactions commises par eux au préjudice des hommes et des biens de ces maisons, jurant de respecter à l’avenir leurs droits et se soumettant à l’excommunication, s’il manquait à sa parole (juillet 1255). Original parchemin autrefois scellé. — Charte de Ferri III, duc de Lorraine, notifiant et confirmant le don en aumône fait à l’église de Relanges, par Girart de Ville, chevalier, d’une vigne sise au ban de Bazoilles, lieu dit Arbosseilas, et mouvant du fief du duc (septembre 1260). — Original parchemin, autrefois scellé du sceau du duc. — Charte du duc Ferri III approuvant la donation faite au prieuré par feu Aubert de Darney, son «hom» et «feaulx», pour le repos de son âme et de celles de ses ancêtres, de ce qu’il possédait à Dommartin «en soin Vaillois» (juillet 1265). Original parchemin autrefois scellé. — Charte de Ferri III, donnée à la requête de Gérard de Fontenoy, chevalier, sire de Pulligny, par laquelle il fait connaître que la donation de Dommartin «celonc Valloix» consentie au prieuré de Relanges par feu Aubert, sire de Darney, chevalier, a été faite «bien par lou louz et par lou gres de cui fie ceu muet», et que le dit sire Gérard ou ses héritiers ne peuvent aller à l’encontre (1271, samedi après la Nativité de Saint-Jean-Baptiste). Original parchemin, autrefois scellé10. — Charte du duc Ferri III par laquelle il déclare qu’il ne peut ni ne doit «retenir» nulle part en sa terre, aucun homme du prieur ni du prieuré de Relanges (samedi après la Saint-Nicolas en décembre 1285). A la suite : Lettre de Thomasie de Salm, trésorière de Remiremont, rappelant la concession en aumône faite au prieuré de Relanges par Aubert et Bertrand de Darney, frères, Hugue de Saint- Baslemont, Hawyde sa femme, soeur d’Aubert et de Bertrand, Humbert fils de Demenge Fabri de Contrexéville, et Ydete, dite la Blanche, sa femme, fille de Bertrand de Darney, de terres, bois, pâturages, etc., sis à «Boverouz en la Prestière et en Roffroimont», rappelant également la lettre de l’abbé de Saint-Epvre de Toul et d’Olivier, curé d’Escles et doyen de la chrétienté de Vittel qui spécifie que ces biens sont affectés au luminaire de la sacristie de Remiremont ; Thomasie a donné son consentement à cette donation, avec l’approbation de son abbesse Agnès et de son monastère, sous la réserve que le prieur de Relanges sera tenu de payer annuellement à la trésorière de Remiremont un cens de dix sous de toulois. En cas de non paiement, les biens désignés ci-dessus, reviendront au monastère de Remiremont (1256, pour la fête de Saint-Romaric)11. A la suite : Donation au prieuré de Relanges, pour le repos de l’âme de leurs ancêtres, par Jehan de Dombasle, sa mère et sa soeur, de tout ce qu’ils possèdent au lieu dit «On Fays». Cette donation fut scellée par Jehan, curé de Dombasle, et par Jehan, curé de Relanges (juillet 1292). A la suite : Vente au prieuré, par Thirion, dit Senbis (?), bourgeois de Darney, et consorts, du bois sis au-dessus du Moulin David, dit «On Fays» ; le bois valant plus que la somme d’argent et que le blé que les vendeurs ont reçus en paiement, ceux-ci abandonnent en aumône le surplus de la valeur. Cette pièce était scellée par Pierre, curé de Belrupt et Paris, curé de Darney (juillet 1298). A la suite : Donation au prieuré, par Jannes et Willemez, freire» et consorts, de ce qu’ils possèdent au bois dit «On Fays», au ban de Dombasle. Pièce scellée par Henri, doyen de la chrétienté de Vittel et Henri «nostre preste curey» (mai 1269). Tous ces vidimusont été transcrits par Simon Thierri de Pont-à-Mousson, notaire du diocèse de Toul (4 mars 1328). — Ratification par le duc Raoul de la donation en aumône faite au prieuré de Relanges par Marie de Vallois, veuve de «Renal de Weigeicourt», écuyer, comme il appert de lettres scellées par Simon, abbé de Bonfays12, Thiébaut, curé de Provenchères, et Jehan, curé de Vallois (1346, mardi après la Trinité). Original parchemin, autrefois scellé. — Lettres du duc Jean 1er, par lesquelles il met sous sa sauvegarde le prieur de Relanges son «ameis chapellains», le prieuré, la terre de Relanges et ses habitants (Nancy, samedi après le Saint- 9 Charta Mahaei ducis Lotharingiae pro prioratu de Relangïïs, Chartes de Cluny, t. V. N°563. N°4217. — Voyez une copie de cette charte (XVIe s.) infra, VIII H 34. 10 Voir ci-dessous, VIII H 4, la donation d’Aubert de Darney, de mars 1259. 11 Voir ci-dessous, VIII H 4 l’original de cette pièce. 12 Simon fut abbé de Bonfays de 1287 à 1324. 188 Sacrement 1369). Copie papier du XVème siècle. — Concession au prieuré de Relanges en pure aumône par le duc Charles, pour le repos de l’âme de ses ancêtres et de ceux de sa femme Marguerite de Bavière, d’un muid de sel «a livraison de marchat» à prendre tous les ans à la Saint-Georges, aux salines de rosières. En échange, les prieurs et religieux seront tenus de célébrer des services qui sont énumérés dans l’acte (8 septembre 1426). Original parchemin autrefois scellé. — Copie sur papier de la pièce qui précède (XVIIème siècle). — Copie de la même concession donnée par le prieur de Relanges frère Guy Briffault (28 septembre 1426). Parchemin autrefois scellé sur cordelettes ou lacs. — Mandement de Louis de Beauvau, gouverneur «es pais de Bar et de Lorraine» pour le duc, au bailli de Vosge et à ses officiers, à la requête du prieur de Relanges, de faire payer au prieuré sur la présentation des titres les cens et rentes qui lui sont dûs et qui n’étaient plus payés «par occasion des guerres et divisions qui ont esté es pais et marches de par dela». Le prieur avait dû, pour cette raison «diminuer et amanrir» le service divin. De plus le gouverneur ordonne la restitution de gages pris sur le prieuré, par le châtelain de Monthureux-sur-Saône (13 mars 1444, v. st.). — Décret rendu en Conseil de S.A. à la requête de l’abbé de la Chalade13, prieur de Relanges, au sujet de la confection d’un nouveau terrier du prieuré ; «la levée des rentes est fort difficile à faire et presque à demy perdue tant à cause des guerres passées, pluralité des tenanciers, partage et division des immeubles» (Nancy, 21 février 1609). — Requêtes à S.A. par les prieurs, l’abbé de la Chalade et Héraudel, pour obtenir le paiement du muid de sel accordé au prieuré par le duc Charles II en 1426 ; le prieur Héraudel demande de plus à être déchargé du droit de garde au château de Darney, droit qui s’élève à quinze paries de resaux ; le duc Charles IV ordonne, le 9 mai 1667, que déduction sera faite au prieur de 70 francs pour le muid de sel qui lui est dû (1629-1668). — Mandement de S.A. au sieur Gondrecourt, capitaine de Monthureux-sur-Saône, de n’exiger des sujets du prieuré de Relanges aucune garde ni corvée au château de Monthureux, le prieur étant déjà taxé annuellement à quatorze paires de [resaux de ] grains, mesure de Nancy, pour la garde du château de Darny (Remiremont, 17 septembre 1633). — Extrait des comptes de la recette de Darney de l’an 1554, concernant les redevances du prieur de Relanges envers le domaine pour une scie à Attigny, soixante-six fauchées de pré et une grange sise au même lieu (1556). — Extraits du compte de la même recette relatifs au droit de sauvegarde et à une réduction de redevance en blé représentant la valeur du muid de sel (1661, 1668). 1164-1668 VIII H 4 Chartes des seigneurs. — Charte d’Edouard, duc de Bar, marquis du Pont, seigneur de Cassel, en faveur du prieuré. Il rappelle que le prieuré est sous sa garde en vertu d’un «accompagnement» de la ville d’Isches conclu entre le comte Thiébaut et les religieux de Relanges et que malgré cette sauvegarde, les garnisons de Lamarche et du château de Seroncourt ont molesté les religieux et «rompu» leur étang ; il donne ordre à ses capitaines, baillis, senechaux et autres officiers de ne plus souffrir à l’avenir de semblables abus et de garder et défendre les personnes et les biens du prieuré (Bar, 23 avril 1412). Original parchemin autrefois scellé sur simple queue. —Lettre d’Henri, comte de Salm, agréant la vente faite au prieuré de Relanges par Aubert de Thuillières et sa femme Hide, du quart de Lignéville (1271, octaves des innocents). Original parchemin, autrefois scellé. — Approbation par Henri, comte de Salm, de l’acquisition de biens à Lignéville, faite par Etienne, prieur de Relanges, des héritiers de «Facon de Bryn» (mars 1279, v. st.). Copie sur papier, du XVe s.14. —Donation en aumône au prieuré de Relanges (Parisius étant prieur) par Aubert de Darney, pour le repos de son âme, de sa femme Gilla et de ses parents, des églises de Dombrot (de Donnibritio) et de Contrexéville (de Gundretivilia) avec les droits et les revenus qu’il y possédait (1213). Original parchemin autrefois scellé. — Donation au prieuré par Aubert de Darney, de l’église de Gruey avec ses dîmes. Les témoins sont Wainerius de Belru, Aubert de Darney, et Guillaume de Relanges, prêtres, Pierre des Vallois (Vallox) et Viard de Harol, laïques (juillet 1218). Copie très défectueuse du XVIIIème siècle. — Donation au prieuré par Aubert de Darney, avec l’assentiment de sa femme Gilete, de la moitié du moulin sis à Contrexéville, «sous le monastère», l’autre moitié appartenant à l’abbé et au couvent de Flabémont (avril 1231). Original parchemin autrefois scellé sur lacs ou cordelettes. — Donation au prieuré, en 13 François de Livron de Bourbonne, abbé de la Chalade, de Notre-Dame d’Ambronay, prieur de Relanges de 1600 à 1648. 14 Voyez ci-dessous VIII H 43. 189 présence d’Aubert de Darney et avec son approbation, par Jofroi, damoiseau, dit de Belrupt, d’une quarterée de terre qu’il possédait à Viviers (février 1248, v. st.). Original parchemin, autrefois scellé. — Donation en aumône à l’église Saint-Pierre de Relanges par Aubert, seigneur de Darney (Darnensis) de dix deniers de forts pruvinois de rente annuelle sur une vigne sise à Vittel (août 1250). — Donation au prieuré par Aubert, sire de Darney, pour son anniversaire, d’une «carte» de cire, que devra donner tous les ans à la Saint-Remy, le maire de Nonville (mars 1254, v. st.). — Lettre de Thomasie de Salm, trésorière de Remiremont, approuvant la donation faite au prieuré de Relanges, par Aubert de Darney et plusieurs membres de sa famille, de tout ce que ceux-ci possédaient à Bouvroux, à la Prétière et en Roffromont15 (1256, fête de Saint-Romaric). Original autrefois scellé des sceaux de l’abbesse, de la trésorerie et du couvent de Remiremont. — Lettres du prieur de Relanges relatant la donation des seigneurs de Darney, disant s’être présenté à l’église de Remiremont et avoir obtenu le consentement de dame Thomasie, trésorière de l’abbesse et du couvent, et s’être engagé à payer chaque année, à la dite trésorière et à ses successeurs, un cens de 10 sols toulois (1256, fête de Saint-Romaric). Original autrefois scellé du sceau du prieur. — Donation en aumône au prieuré de Relanges «de l’ordre de Clugne», par Aubert, sire de Darney, avec le consentement de ses fils Jehan et Aubertin, de tout ce qu’il possédait à Dommartin-les-Vallois (Dommartin anson Vallox). Le prieur et le couvent le tiennent quitte de tous les maux, dommages et «entreprision» qu’il a faits, mais sont tenus de chanter à l’autel Saint-Nicolas, où le donateur déclare vouloir être enterré, trois messes par semaine à perpétuité. Aubert confirme toutes les donations et aumônes que lui et ses ancêtres ont faites au prieuré ; son anniversaire devra être solennellement célébré. Enfin, le prieur et les religieux ne pourront mettre la terre de Dommartin en autre garde qu’en celle des seigneurs de Darney (Relanges, 1259, v. st., le dimanche avant l’Annonciation). Original parchemin. — Autre charte d’Aubert, sire de Darney, faisant connaître, en des termes analogues à ceux de la pièce précédente, la donation au prieuré de Relanges, de la terre de Dommartin ; en plus de ses fils Jehan et Aubertin, qui approuvent la donation, Aubert mentionne sa fille Alix, en faveur de qui il fait une réserve, sa vie durant (mars 1259, v. st.). Original parchemin, autrefois scellé du sceau d’Aubert. — Aubert, sire de Darney, déclare qu’il a «rendu» à l’église de Relanges, pour tout le tort qu’il lui a fait à Dommartin, la tenure que «Damate detint et (pour à) Senonges», des champs en la Coste de Dommartin, en «Lachue», à «Torleinfosse», deux jours en «Votocham» et deux jours en «Forteres» (mars 1259, v. st.). Original parchemin. — Donation au prieuré par Alix de Darney, veuve de Domangin de Dombasle devant Saint-Nicolas-du-Port, Thierri, son gendre et Ylvis, femme de ce dernier16, de toute leur part d’héritage de Boverous, de Roufroimont, de la Prastière et de Beautroi, d’un quartier de terre arable au finage d’Attigny (Auptigne)et de quelques autres pièces de terre (novembre 1282). Original parchemin autrefois scellé des sceaux de Nichole, abbé de Flabémont et de Vathier, curé de Darney. — Gauthier de Darney, chanoine de Remiremont, cède et résigne en faveur du prieuré de Relanges son droit de patronage en l’église de Darney, du diocèse de Besançon (1312, la troisième férie après le dimanche où l’on chante Misericordia Domini). Original parchemin autrefois scellé des sceaux de Gautier et de Jehan, curé de They [-sous-Montfort], sur simples queues. 1213-1412 VIII H 5 (Liasse). — 7 pièces parchemin. Donations et transactions. — Arbitrage par Guillaume, prieur de Gigny au diocèse de Besançon, dans un litige entre le prieur et les religieux de Relanges, d’une part, et Aubert, chanoine de Saint-Gengoult de Toul, curé de Laveivile, d’autre. Le prieuré de Relanges réclamait à ce dernier les dîmes grosses et menues de la paroisse de Columbeio et de la chapelle de Laveivile, ainsi que des terres et prés sis dans la même paroisse. L’arbitre décide que le prieur et les religieux auront le quart des dîmes du finage de Laveivile, sous certaines réserves, ainsi qu’une portion de pré ; de plus, le même arbitre énumère les terres qui appartiennent au prieuré de Relanges, avec leur contenance en arpents (jugera), sises aux lieux suivants : En Burtin-fosse, sur la colline de Saint-Basle, devant Colombey sur la route de Vivers, sous le 15 Pièce analysée plus longuement ci-dessus, VIII H 3. — Le premier de ces lieux-dits, seul, a subsisté. C’est le Moulin Beuvrou, sis sur le ruisseau de Saint-Baslemont, à une demi-lieue au nord-est de Relanges. 16 Dénommé dans le corps de l’acte «Thierri de Darne». 190 champ Latioche, derrière le Luet, En devois, à la Lovière, sur le chemin de Contexéville, sur celui de Thuillières, En Reheffosse, devant la Luote, Mansus Enardi. Le prieuré, pour toutes ces terres, doit payer un trécens annuel de deux resaux de blé nu, à Aubert, sa vie durant ; à la mort de celui-ci, le tout reviendra librement au prieuré (Relanges, 1248, vigiles de la Purification de la Vierge). Original parchemin, autrefois scellé des sceaux du prieur de Gigny et du chanoine Aubert. — Charte de G[illes de Sorcy], évêque de Toul, faisant connaître que Terry et Orry, son frère, Maheudis leur sœur, femme de Woset, tous enfants et héritiers de feu Morel de Darney, qui réclamaient au prieuré de Relanges un héritage sis à en Rofroimont et en la Prateire, ainsi que des terres et des prés à Belrupt et à Attigny, abandonnent le tout, en pure aumône, au dit prieuré (juillet 1260). Original parchemin, autrefois scellé sur simple queue. — Donation au prieuré, par Odaars, dame de Passavant, avec l’autorisation de son mari Vichars, seigneur du même lieu, de quinze resaux à lever dans ce qui lui appartient des dîmes de Darney. Si cela est insuffisant, le surplus sera à prendre sur ce qu’elle possède du moulin de Darney et sur ses autres rentes. Les religieux devront après leur décès, célébrer leurs anniversaires et Odaars désire être inhumée dans l’église de Relanges (1272, vendredi après la Pentecôte). Original parchemin, autrefois scellé des sceaux de Durand, abbé de Clairefontaine, et de Vichard de Passavant. — Charte de Jehan, doyen de la chrétienté de Vittel, prêtre de Saint-Ouen (Saint- Oein), faisant connaître que Parisel de Huilières (Teuleires) et sa femme Sebile approuvent sans rappel la donation en aumône faite au prieuré de Relanges, par messire Thirris Mollars et sa femme Damate, de Boverous, des prés, terres et bois de la Presteire et de Roufroimont. Dame Sebile, «atraite et née des hoirs» de Thirri, et son mari ont juré de respecter cette donation sous peine d’excommunication, et de publication de celle-ci dans tout le doyenné de Vittel «chandoile estincte, choche sonant» (Lendemain de Saint-André, 1277). — Donation au prieuré, en présence de Thierry de Vézelise, curé de Bleurville et notaire de la cour de Toul, par Perceval de Belrupt, écuyer, et sa femme Aelips de Genney : trente sols de petits tournois «viez» et anciens, à charge d’anniversaire, assignés sur un pré En Han sur la rivière de Madon, sur un pré En Ruaulz ; une partie en est due annuellement à Perceval, en la ville de Valois, au plaid de mars et à celui de mai. De cette somme de trente sols, le prieur en gardera sept pour lui personnellement et le reste devra être distribué entre les moines de la manière qui est consignée dans l’acte. Ces lettres furent faites par la cour de Toul, à la requête de Guy, prieur de Relanges (1363, samedi après la Saint-Vincent). Original parchemin autrefois scellé. — Commission aux fins d’enquête donnée par Jacques, abbé de Cluny, à Pierre Vincent, prieur Prinnaci (?), au diocèse de Lausanne, au sujet d’une donation17 faite au prieuré de Relanges (3 mai 1379). — Donation au prieuré par le maire Regnal, dit le Harquart, de Vevey (Viviers-le- Gras) et sa femme Bellet, de terres sises en divers lieux-dits du territoire de Viviers. Ces lettres de donation ont été établies à la requête du prieur Gui Briffault (22 juin 1418). 1248-1418 Prieurs. VIII H 6 (Liasse). — 13 pièces parchemin, 2 cahiers de 30 et 36 feuillets, 11 pièces papier. Collation du prieuré de Saint-Laurent de Marey (Sanctus Laurentius in Silva de Mareyo) par frère Varri de Laval, abbé de Saint-Mihiel, à Jean de Fouchières18, et prise de possession (29 janvier 1480, v. st.). — Prise de possession par Jean de Fouchières des prieurés de Relanges et de Froville, en qualité de coadjuteur du prieur Philippe de Viry, «ratione senectulis, debilitatis et morbi incurabilis» (27 août 1502). — Prise de possession de la coadjutorerie de Relanges par Alexandre de Fouchières, moine profès de l’ordre de Cluny ; parmi les témoins figurent Jean de Fouchières, administrateur du prieuré, oncle d’Alexandre, et Jacques Berton, prieur de Marey (7 septembre 1520). — Réception de Philibert de Fouchières au monastère de Cluny (17 juin 1513). L’acte émane de Philippe Bourgoin, grand prieur de Cluny, vicaire général de Jacques d’Amboise, abbé de Cluny. — Procuration donnée par Philibert de Fouchières (de Foucheyo), prieur de Rupt-aux-Nonnains (de Rupe ad monialem), au diocèse de Langres, et dépendant de Saint-Bénigne de Dijon, à son oncle Jean de Fouchières, administrateur perpétuel des prieuré de Relanges et de Froville, pour la gestion de son prieuré. Parmi les 17 Nous ignorons de quelle donation il s’agit, l’acte auquel était annexée cette commission ayant disparu. 18 Jehan de Fouchières fut, quelques années après, prieur de Relanges. 191 témoins sont présents Alexandre de Fouchières, prieur de Relanges, et Jacques Berton, prieur de Marey (Sancti Laurencii ad nemus) (23 septembre 1520). — Constitution de procureurs par Philibert de Fouchières, prieur de Saint-Sauveur supra Vigenam, diocèse de Langres (20 juin 1532). — Décret du duc de Lorraine autorisant Philibert de Fouchier à prendre possession du prieuré de Relanges après la résignation de son frère Alexandre (18 juillet 1535). — Lettres de coadjutorerie du prieuré de Relanges en faveur de Philibert de Fouchières, sous l’administration d’Alexandre de Fouchières, son frère (25 juillet 1535). — Pièces ayant trait au litige survenu entre les divers prétendants au prieuré, après la mort de Philibert de Fouchières (août 1544). Les compétiteurs étaient : Jean Bredon, prêtre du diocèse de Saint-Flour, qui se désista en faveur de Jean Valentin, moine monasterii Athanacensis, Thierry du Châtelet, protonotaire apostolique, et Jacques de Rostaing, abbé de Pibrac, au diocèse de Saint-Flour (1544-1556). — Bulle de Clément VIII donnant en commende à François de Livron, clerc du diocèse de Besançon, les prieurés de Relanges et de Saint-Valbert de Fouchécourt, ce dernier vacant par la résignation de François de Bassompierre (Rome, Saint-Pierre, 1600, 5 des ides de février). — «Registre des provisions, présentations, institutions, commission.... faicte par illustre et révérend seigneur messire François de Livron, abbé de la Challaide, ordre de Citeaux, filiation de Clairevaulx, diocèse de Verdun, prieur de Relanges, ordre de Saint-Benoist de Cluny, diocèse de Toul, et Fouchécourt, ordre de Saint-Benoist [de] Luxeux, diocèse de Besançon»19. Ce cahier renferme, comme l’indique son titre, des collations de cures, des nominations d’administrateurs de prieurés et d’officiers dans les diverses seigneuries de François de Livron. De plus, il y a lieu de signaler un décret du cardinal de Richelieu, en qualité d’abbé de Citeaux et de supérieur général de l’ordre, introduisant à la Chalade, à la requête de l’abbé et vu le relâchement de la règle, des religieux de l’Etroite Observance, et soumettant l’abbaye à la visite de correction du vicaire général de l’Etroite Observance (30 mars 1637), ainsi qu’une requête au roi par François de Livron relative aux reprises de fief, au serment et à la prestation de foi et hommage qui ne sont pas dus par les abbés (août 1636). Le cahier embrasse les années 1634 à 1647). — Arrêt du duc Léopold maintenant en la possession du prieuré de Relanges Hiacynthe Fleury, «scripteur des suppliques apostoliques en Cour de Rome, «y demeurant», contre Pascal Langlois, prêtre du diocèse d’Avranches (20 juin 1699). — Règlement de compte, devant René Thiriet, lieutenant général au bailliage de Vosges, entre le prieur Jean-Hyacinthe de Fleury et Claude-Pascal Langlois (14 octobre 1699). — Nomination par Jean-Hyacinthe de Fleury, chanoine et écolâtre de Saint-Dié, son frère, pour être son vicaire général et administrer le prieuré, avec les droits et prérogatives qu’il a luimême. Il habite en Cour de Rome, est absent depuis longtemps, et craint que cette absence soit cause de négligences dans l’administration du bénéfice (Rome, 15 février 1701). — Requête par Jean-Hyacinthe de Felury, portée à la Cour souveraine de Lorraine et Barrois, afin d’être autorisé à faire des emprunts, gagés sur les biens et revenus du prieuré, pour lui permettre de remettre en état les bâtiments et les propriétés du prieuré, presque en ruines, par suite de la négligence des prieurs «brévetaires» qui ont été nommés par le roi de France. On lit dans cette pièce que le requérant a été réintégré en la possession du prieuré par arrêt de la Cour du 23 juin 1699 ; que son prédécesseur Remy Platel, réviseur des suppliques apostoliques en Cour de Rome, qui avait été pourvu du prieuré après le décès de Charles Héraudel, avait été «dépossessionné» en 1680 par le sieur Jacques-Nicolas du Chesne, en vertu d’un brevet obtenu du Roi Très Chrétien, et que le sieur du Chesne avait permuté son bénéfice avec le sieur Pascal Langlois. Le procureur général, avant toute décision, requiert le suppliant de spécifier les sommes qu’il juge nécessaires au rétablissement du prieuré, ainsi que la nature de chaque réparation (1702). — Bulles de Clément XI nommant à la coadjutorerie de Relanges Louis de Fleury, clerc du diocèse de Verdun, neveu20 du prieur Jean-Hyacinthe de Fleury, résidant à Rome, (Saint-Pierre, 1707, 3 des calendes de janvier). — Envoi en possession du même, par Charles-Claude de Laigle, vicaire général et official de Toul (14 juillet 1708). — Autorisation par le duc Léopold à Louis de Fleury, de prendre possession du temporel de la coadjutorerie (13 août 1714). — Pouvoir donné par J.-Hyacinthe de Fleury, à Gallois, chanoine et écolâtre de Saint-Léopold de Saint-Mihiel, de nommer aux cures vacantes de Viviers-le-Gras et de Relanges (Rome, 30 juin 1730). — Procuration générale donnée par le même à Louis de 19 Ailleurs, il est également désigné comme abbé d’Ambronay, ordre de Saint-Benoît, au diocèse de Lyon, et prieur de Froville. 20 La bulle porte : gratis pro nepote scriptoris. 192 Fleury, pour nommer aux bénéfices vacants qui sont de la dépendance du prieuré (Rome, 4 juillet 1730). 1480-1730 VIII H 7 (Liasse). — 43 pièces papier. Traité de cession des revenus du prieuré de Relanges au nom du prieur, par Alexandre- François de Fleury, chantre de Saint-Dié, pour neuf années, à leur neveu Joseph-François- Alexandre de Fleury, écuyer, seigneur de Lichecourt, et à Charles Friant, écuyer, procureur de S.A.R à Darney (2 mai 1716). — Quittances délivrées aux preneurs par le chantre de Saint-Dié (1716-1733). — Lettres et quittances du prieur Hyacinthe de Fleury. Elles ont trait presque toutes à la rente de trois mille livres que lui doivent annuellement son neveu Joseph-François- Alexandre de Fleury, écuyer, seigneur de Lichecourt, et Charles Friant, écuyer, procureur de S.A.R. à Darney, à la suite de la cession qui leur avait été faite pour neuf ans, au nom du prieur, par Alexandre-François de Fleury, chantre de Saint-Dié, des revenus du prieuré (1726- 1733). — Pièces et quittances relatives à la dot et aux frais du noviciat de Charlotte de Fleury, petite nièce du prieur de Relanges, chez les religieuses bénédictines du Saint-Sacrement de Nancy (1729-1733). — Dépenses pour frais d’études des neveux et nièces du prieur (1728, 1731). 1716-1733 VIII H 8 (Liasse). — 61 pièces papier. Quittance des messes dites à la décharge du prieur de Relanges, par le coadjuteur, les curés de Relanges, d’Attigny, de Darney, de Viviers-le-Gras, de Thuillières, les prieurs de Bleurville21 et de Bonneval22 ; quittances des services du régent des écoles à la même occasion (1700-1734). 1700-1734 VIII H 9 (Liasse). — 9 pièces papier, 1 cachet. Sacristie. — Inventaire des meubles et ornements placés entre les mains de Jehan Vuillaume, commis en la sacristie de Relanges. Parmi l’argenterie figure un soleil avec le pied d’argent acheté à Metz pour trois cents francs ; à noter également dans les objets de cuivre deux gros vieux chandeliers «qu’on se servit au temps de feu M. Ranconnel», et un bénitier sur lequel sont les armes de M. [de Livron ?] ; enfin parmi les livres : un graduel bien relié à l’usage des bénédictins accommodé à l’usage de Toul ; deux antiphonaires de même ; un missel à l’usage de Toul avec un tournefeuille de tresse rouge ; un grand missel romain avec les fêtes des saints du diocèse de Toul, acheté à Nancy en décembre 1622 (22 février 1624). — Quittances des revenus de la sacristie de Relanges délivrées au sieur Friant par Alexandre de Fleury (1709, 1711), et par Louis de Fleury, coadjuteur (1719). — Prise de possession du spirituel de la sacristie de Relanges par Charles François Friant, clerc du diocèse de Besançon, qui a obtenu des lettres de provision de Alexandre-François de Fleury23, chantre en dignité et chanoine de Saint-Dié, vicaire au spirituel et au temporel du prieuré de Relanges (31 mai 1712). — Nomination à la sacristie de Relanges par le prieur Louis de Fleury de son neveu Joseph-Alexandre de Fleury, clerc du diocèse de Toul après la mort de Nicolas Guenel (6 octobre 1742). — Lettre comminatoire de M. Pigeot de Carey au prieur M. de Fleury, afin d’obtenir de lui le paiement du droit de table abbatiale auquel était tenu le prieuré de Relanges, envers l’abbaye de Cluny ; sept années de ce cens étaient dues au cardinal de La Rochefoucauld (19 mars 1754). — Mémoire expositif des droits du sacristain de Relanges (s.d. [XVIIIe s.]). — Quittance d'Antoine Boyé, orfèvre à Darney, pour réparation et dorure du calice de l’église du prieuré (1729). 1624-1742 VIII H 10 (Liasse). — 33 pièces papier. Eglise ; maison prieurale ; bâtiments du prieuré. — Dégradations à la maison prieurale (1654-1655). — Procès-verbal de visite du prieuré de Relanges en exécution d’un arrêt de la Cour souveraine du vingt-trois juin 1699, rendu contradictoirement en l’instance entre 21 Dom Ribaucourt. 22 Le Clerc, chanoine d’Hérival. 23 Frère du prieur J.-Hyacinthe de Fleury. 193 Hyacinthe de Fleury, demandeur et le sieur Pascal Langlois, défendeur (6 juillet 1699). — Visite de l’église, par Gaillard, curé du Grand Ban de Vittel, en vertu d’une ordonnance de l’abbé de L’Aigle, vicaire général de Toul. Cette ordonnance avait été prise sur les remontrances du curé de Relanges relatives à l’incommodité de deux autels, à la création d’un cimetière autour de l’église, l’actuel étant hors de la paroisse (22 mars 1713). — Marchés, fournitures de matériaux et quittances, pour les réparations à l’église, au cloître et aux bâtiments du prieuré (1699-1730). 1654-1730 VIII H 11 (Liasse). — 1 pièces parchemin, 1 pièce papier. Cures et dîmes. — Quittance donnée par frère Guillaume, prieur de Vaux-en-Ornois (de Vallibus), collecteur des subsides accordés par le Saint-Siège à l’abbé et au monastère de Cluny, aux curés de Dombasle (de Donbello), de Dombrot (Dombrat), de They (Tyl), de Relanges (de Relengiis), de Norroy (Noroit), de Contrexéville (Gondricevilla), de Nonville (Novilla), de Lignéville (Linevilla), de Viviers (Viveriis), d’Attigny (Ateneix), de Belrupt (de Bello rivo) et de Bonvillet (de Bonovillario), de Darney (de Darnayo) (1325, lundi après les octaves du dimanche de la Résurrection). Original parchemin autrefois scellé. — Signification faite à la requête du prieur de Relanges au sujet de l’option de leurs portions congrues, aux curés de Belrupt et Bonvillet, de Dombasle, d’Attigny, de Nonville, de Viviers, de Gignéville, de They-sous- Montfort, de Norroy et de Saint-Baslemont, dépendant du prieuré de Relanges (1721). 1325, 1721 Seigneurie de Relanges. VIII H 12 (Liasse). — 3 pièces parchemin, 1 cahier de 6 feuillets papier. Enquête par témoignages ordonnée par le bailli de Vosges, Arnoul de Ville, voué d’Epinal, pour savoir si «ung francs homme ou clerc vient de mourer soub les maisons et chasulz appartenans audit priourey les puet tenir son paier taille crowées et soit contribuables comme l’un des autres hommes de la dite terre». Les témoignages, émanant d’habitants de Relanges, de Dombasle, de Viviers, de Darny, d’Estrennes, ont prouvé que toute personne qui venait demeurer sur les terres de la seigneurie était tenue de payer les tailles et corvées (1433). — Charte d’abonnement des tailles et corvées consentie aux bourgeois, manants, habitants et tenants des villes de Relanges, Nonville et Attigny, seigneurie de Relanges, par Jehan de Fouchières, administrateur perpétuel du prieuré, et Alexandre de Fouchières, prieur. Ces habitants étaient tailliables à volonté deux fois l’an, à Pâques et à la Saint-Remy, «avec des crowees de charues et de bras et aultres servilles conditions que leurs sont insupportables» ; de plus les territoires de ces villages sont petits et peu fertiles, et comme ils sont situés aux fonfils du duché de Lorraine, leurs habitants «ne se peullent bonement norir, gouverner ne entretenir ny aussy masonner et édifier masons pour leurs enffants sy, par lesdis seigneurs recognissans ne leurs estoit pourveu de bon remeyde et que leurs plesirs fut les abonner et mettre a chief, tant desdictes tailles a volonté crowees de charues et de bras comme aultrement». Les seigneurs y consentent et règlent l’abonnement ainsi qu’il suit : chaque conduit entier paiera tous les ans, par moitié, aux deux termes plus haut cités, la somme de douze gros (16 deniers de Lorraine par gros) ; une verve ne paiera que six gros par an ; le bourgeois forain qui a une maison dans la seigneurie et y viendra habiter paiera la taille comme les autres ; chaque conduit payera six blancs et la veuve trois blancs pour les fours ; chaque conduit de Relanges qui va à la charrue pour lui, doit par an, trois journées de charrue, une à la «versainne», une à semer les blés et une à semer les avoines, ayant chacun à dîner et quatre «michettes» par charrue. Chaque conduit doit tous les ans deux journées pour faucher aux prés, et a, à déjeuner, du pain, du potage, de la viande ou des oeufs selon le jour, et deux michettes pour la soupe ; les conduits de Relanges qui ont un char doivent amener tous les ans quatre charrées de foin au prieuré, prises au Breuil de Bouverou, ils reçoivent six michettes par jour ; chaque conduit doit une journée de faucille pour les blés et une autre pour les avoines, et reçoit six michettes par jour ; pour le paixonnage des pourceaux, chaque conduit doit quatre deniers par tête, avant la Saint- Laurent et six blancs, après cette date, pourvu que les porcs lui appartiennent. Les habitants de Relanges ne peuvent vendre ni donner de bois sans l’autorisation des seigneurs. Les habitants de Nonville doivent trois journées de charrue, au même salaire que ceux de Relanges ; une 194 journée à faucher et une journée à faner ; les conduits d’Attigny doivent une journée à faucher et une à faner, et «est assavoir que ceulx quy n’iront point à la charue pour eulx ne seront point tenus d’y aller pour le seigneur ne semblablement faucher quy ne fauchera pour luy». Nul ne se peut «formarier» s’il ne couche dans la seigneurie le soir de ses noces, ou s’il ne «retient» hommage en la main de la justice en payant dix-huit deniers ; s’il n’agit pas ainsi, ses biens iront à ses frères et soeurs, et à défaut, au seigneur. Les habitants seront soumis à la haute, moyenne et basse justice du seigneur ; la souveraineté appartenant toutefois au duc de Lorraine (24 mai 1522). Original parchemin, autrefois scellé du sceau du tabellionage ducal de Mirecourt, et expédition contemporaine sur parchemin. — «Roolle de la reveue faicte ce jourd’hui deuxième du mois d’octobre mil six cens et cinq au lieu de Relanges par devant honnorable homme François Ballay, receveur et coadmodiateur de la terre et seigneurie du dit Relanges, de tous les subjectz de la dite terre et seigneurie». C’est une revue de l’armement des habitants de Relanges, Viviers-le-Gras, Nonville, Dombasle, Bonvillet et Attigny ; les armes que possèdent ou que doivent se procurer les habitants sont l’épée, le bâton ferré, la hallebarde, le brandestoc, l’arquebuse à mèche ou à rouet, et la demi-arquebuse à rouet. 1433-1605 VIII H 13 (Liasse). — 93 pièces papier. Amodiation par Thierry du Châtelet, protonotaire apostolique et prieur de Relanges, à François Deschiens, marchand bourgeois de Vauvilliers, des revenus du prieuré, pour six années, moyennant la somme de 2932 francs et demi, monnaie de Lorraine (ou 1950 francs, monnaie courant au comté de Bourgogne). — L’amodiateur sera chargé de fournir quatre hommes d’église, deux religieux et deux séculiers pour le service de l’église du prieuré, de payer à l’abbaye de Cluny 21 francs qui sont dus pour la garde, dix paires de grains pour la garde du duc de Lorraine, deux resaux de froment au forestier pour la garde du Bois-le-Comte, deux resaux d’avoine au forestier d’Estrennes pour la garde des bois du prieur, deux imaux de froment au curé de Dombasle, de faire les aumônes de dimanches et du jeudi saint et d’une façon générale, de tous les paiements qui seront à faire (23 juillet 1566). — Amodiation, par le même prieur, des revenus du prieuré à Luc Moitessier, curé de Fouchécourt, Didier Bossuet et Jehan Poinssot (16 mai 1570). — Amodiation par le prieur Robert Ranconnel, des revenus du prieuré à Philippe de Mouxhanges, receveur de Ville-sur-Illon, et à Etienne Bordonnel, receveur à Relanges (21 novembre 1578). – Amodiation des revenus du prieuré par le surintendant des affaires de Relanges à Jean Coustellier et Jean Belhoste, bourgeois de Darney (4 juillet 1600). — Amodiation par François de Livron, abbé commendataire de la Chalade, prieur de Relanges et Fouchécourt, à François Ballay, de Relanges (10 juin 1615). — Amodiation à divers, par François Ballay, au nom de l’abbé de la Chalade, du moulin de Bouveroux, du gagnage de Belrupt, du moulin banal de Viviers-le-Gras, du gagnage de Viviers, du gagnage de Lignéville, et du moulin d’Attigny (1621). — Adjudication des dîmes de Dombasle, de They, de Viviers-le-Gras et Saint-Baslemont (6-17 juillet 1631). — Autres amodiations par les prieurs Charles Héraudel (1654), Nicolas du Chesne (1684), Jean- Hyacinthe de Fleury (1702-1724), Louis de Fleury (1749). Redditions de comptes des fermiers (1685-1733). 1566-1749 VIII H 14 (Liasse). — 4 pièces papier. Déclaration des biens immeubles possédés par le prieur de Relanges, en exécution de la déclaration de S.A.R. du 10 janvier 1700 concernant les froits d’amortissement. — Quittances de sommes dues au Domaine par le prieur de Relanges (1702, 1704). — Extrait du rôle des amortissements et nouvel acquêt relatif a un pré sis à Relanges et appartenant au prieur (1748). 1700-1748 VIII H 15 (Liasse). — 1 pièce parchemin, 1 cahier de 50 feuillets et 29 pièces papier. Exécution de la sentence prononcée contre Mangette, de Dombasle, convaincue d’hérésie et de «genocherie», en présence du prieur de Relanges, Philippe de Viry, aumônier de Cluny. La coupable, après avoir été prêchée par l’Inquisiteur de la foi et avoir avoué, a été emmenée hors de la ville de Relanges jusqu’à une croix de bois qui se trouve à l’extrémité de la chausée de l’étang, et là, remise aux mains de Claude Dorgain, prévôt de Darney, pour être «arse, brullée 195 et mis en poulre». Parmi les témoins figure damp Ogille (?) «jadis» prieur de Droiteval (19 novembre 1482). Original parchemin autrefois scellé du sceau du tabellionage de Châtenois et Neufchâteau, et copie papier. — Vente par le prieur Philippe de Viry à Jean, prieur de Marey, des biens meubles, et à Nicolas Drouot, de Dombasle, des immeubles sis en ce lieu, le tout provenant de la succession de Mangette, brûlée pour hérésie et «genocherie» (20 et 21 novembre 1482). — Confiscation par Alexandre de Fouchières, administrateur perpétuel des prieurés de Relanges et de Froville, des biens meubles et immeubles de Jean Recouverteur et de sa femme qui s’étaient mariés sans avoir fait hommage ni payé le relevage ; les délinquants étant venus à résipiscence, le prieur les a autorisés à racheter les dits biens moyennant trois francs, monnaie de Lorraine (21 septembre 1537). — Pièce d’où il ressort que les bangards de Dombasle sont tenus, dès leur nomination, de prêter serment entre les mains des maires des prieurés de Relanges et de Bleurville (1538). — Sentence prononcée contre Mongin Regnal, de Dombasle, convaincu de sorcellerie. Pour cela ont été convoqués les maires de Relanges, de Dombasle-devant-Darney, de Viviers-le-Gras, de Nonville, d’Estrennes et d’Attigny, assistés d’un certain nombre de leurs hommes. Il fut d’abord décidé en conseil, sur la demande du procureur de Philibert de Fouchières, prieur, que le coupable devait amende ; celui-ci fut alors conduit jusque à une croix de pierre, près de la chaussée d’un «lieu que l’on dit dez long temps y avoir esté ung estang» ; là se trouvait Claude Hacquerel, prévôt ducal de Darney. En sa présence et sur nouvelles demandes du procureur de Philibert de Fouchières, les maires déclarèrent que l’amende devait être corporelle, et que le dit Mengin Regnaul «debvoit estre mis a carquant a lieu didict Darney a la veu du peuple, en apres debvoit estre menné a lieu accoustumé a faire justive estre mis a une estache illecque estre ars et breuslé en feu d’espinne tant que mort s’ensuyve, a exemple d’autres». Après la déclaration de confiscation au profit du prieur, le condamné a été remis eux mains du prévôt pour l’exécution de la sentence (28 juin 1544). — Copies de lettres adressées par le lieutenant général au bailliage de Vosges aux officiers de la prévôté de Darney qui ont empiété sur les droits seigneuriaux du prieur de Relanges Robert Ranconnel, et leur ordonnant de réparer les torts commis (1581-1596). — Ordre de main-levée en faveur d’un habitant de Senonges, donné au prieur François de Livron par Jean Thieriet, lieutenant général au bailliage de Vosges (3 juillet 1600). — Note du greffier de Darney attestant que les maieurs et sujets du prieur de Relanges et Saint-Barthaire de Dombasle, ainsi que les habitants d’Attigny et de Bonvillet sont soumis à la «faulté» et à la visite des hauts chemins et amendables par le prévôt de Darney au même titre que les sujets de S.A., lorsqu’ils ont mésusé et anticipé sur les hauts chemins (1628). — Audition de témoins par devant François Perrin, conseiller d’Etat de S.A. et maître des requêtes de l’Hôtel, à la requête de l’abbé de la Chalade, prieur de Relanges, au sujet des droits de justice (1628). — Ordre donné au maire de Relanges par le procureur d’office au même lieu de faire saisir et adjuger au prieur les biens de tous les absents et étrangers qui n’ont pas payé le droit de bourgeoisie (1664). — Quittance pour frais du procès de Balthazar Parisot, de Bonvillet, qui avait assassiné Remy Estienne (1706). — Assignation au sieur Gantois, curé de Relanges, de la part du prieur, pour avoir laissé pâturer des bestiaux dans le breuil de Relanges, appartenant au prieur (1713). — Quittance des hommes qui ont conduit aux prisons de Nancy la nommée Agnès Gossin, de Relanges, condamnée à mort par la justice de Relanges ; déclaration des héritages appartenant à la condamnée pour sa part de la succession de feu Jean Gossin son père ; vente, sous les halles de Darney, des meubles et effets appartenant à Agnès Gossin (1714-1716). — «Arrêté du Conseil d’Etat portant nomination de commissaires généraux pour l’examen et vérification des titres d’aliénation, engagement et concession quelconques, des droits de sceau et de tabellionnage étables dans les duchés de Lorraine et de Bar» (16 novembre 1797). Pièce imprimée, Nancy, Pierre Antoine et Pierre Barbier, 1768. — Mémoires et arrêt du Conseil d’où il ressort que le prieur de Relanges, Charles-Léopold de Choiseul, archevêque de Cambrai, doit être maintenu dans ses droits de tabellionnage et de sceau (1768- 1769). 1482-1769 VIII H 16 (Liasse). — 1 registre de 365 feuillets, 2 cahiers de 20 et 12 feuillets, 14 pièces papier. Rôle et déclaration des gagnages, terres, prés et vignes sis aux ban et finage de Relanges, rapportés par Claude Guillemin, maieur de Relanges (1626). — Déclaration des particuliers d’Estrennes, de Viviers-les-Offroicourt, de Remicourt et de Domèvre (XVIIe s.). Registre des 196 terres, cens, redevances du prieuré établi par Pierre Alba, conseiller au bailliage de Vosges, pour le prieur Hyacinthe de Fleury (début du XVIIIe s.). Déclaration des revenus et charges du prieuré fournie aux officiers du bailliage royal de Darney, par Louis de Goyon, vicaire général de Rouen et prieur de Relanges, en exécution des lettres-patentes du roi du 18 novembre 1789. XVIe s.-1789 VIII H 17 (Liasse). — 4 cahiers ou registres de 12, 176, 37 et 30 feuillets, 7 pièces papier. Cens et rentes. Fragment d’un registre des rentes en nature et en argent dues au prieuré (XVe s.)24. «Extraits d’un registre contenant la recepte générale du prieuré de Relanges faite par François Petit, prêtre commis par R.P. en Dieu Jehan de Franel, abbé de Chaumousey et vénérable Didier Paton, official de Toul, séquestrateurs des fruits du dit prieuré, députés par le Saint-Siège apostolique et élus par les parties pendant le procès en Cour de Rome sur le possessoir entre nobles et honorés seigneurs Thiery du Chastelet et Jacques de Rostain pour un an à commencer au 1er juillet 1552 et finir à pareil jour l’an révolu». — Dénombrement et déclaration des cens et rentes qui se payent au prieur aux lieux de Dommartin «en sans» Vallois, Dombasle, Bonvillet, Belrupt, Viviers-le-Gras, Relanges et Estrennes, fait pour Thierry du Châtelet, protonotaire apostolique, abbé commendataire de Saint-Clément de Metz, prieur de Relanges (1555). — Cens et rentes dus au prieuré dans les localités de Dombasle, Attigny, Bonvillet, Viviers-le-Gras, Relanges et Nonville (1567). — Mémoires des rentes, cens et revenus du prieuré pour les années 1683-1684. — Droits seigneuriaux et revenus du prieuré (XVIIe s.). XVe-XVIIe s. Comptes des recettes et dépenses. VIII H 18 (Liasse). — 8 cahiers de 20, 50, 49, 43, 46, 47, 48 et 57 feuillets papier. Recettes en argent et en nature pour les années 1460 et 1461, perçues à Bonvillet, Belrupt, Dombasle, Dommartin, Jésonville, Lerrain, Vallois, Bainville, Légéville, Bégnécourt, Pierrefitte, Ville «Soillegnon», Lignéville, Monthureux et Valleroy-le-Sec, Relanges. A la fin du cahier est transcrit un bail de la partie du moulin de Lignéville qui appartient au prieuré, de 1477. — Recettes pour les années 1511 à 1515. — «Compte faict de la terre et seignorie de Relange pour l’an 1514 rendu par les maires de la dite seignorie ung chacun en sa mairie selon le contenuz d’icelles...». — Compte de recette établi pour l’année 1553-1554, par François Petit, commis par les «séquestrateurs» du prieuré de Relanges, pendant le procès en Cour de Rome25. — Deuxième compte [des recettes et dépenses] rendu par François Bert, receveur du prieuré, pour le prieur Thierry du Châtelet. Parmi les dépenses : Sébastien Gérard avait assuré le service religieux pendant six mois, à raison de quarante francs par an ; au bout de six mois, il ne voulut plus le continuer à ce prix et s’en alla. On lui accorda alors trente francs et six gros pour les mois qui restaient à courir ; indemnité au receveur pour l’argent qu’il a perdu à cause des monnaies décriées «a scavoir sus les solz de guerre, bugnottes et aultres» (1556-1557). — Troisième compte de François Bert (1557-1558). 1460-1558 VIII H 19 (Liasse). — 5 cahiers de 15, 62, 52, 55 et 10 feuillets papier.. Dans un compte sans date [1627-1628 ?], aux dépenses, il y a lieu de citer le marché passé avec Pierre et N..... les Fèvres, arquebusiers à Bourbonne, pour la construction de l’horloge. — Au compte de 1630, il est fait mention d’une fondation de messes en 1378 par Guillaume de Monthureux, chevalier. — Dans celui de 1648, le receveur demande le remboursement d’un voyage qu’il a fait à Bourbonne, pour savoir où se trouvaient les titres du prieuré (après la mort du prieur François de Livron) ; il a été renvoyé à Demengevelle, auprès d’un nommé Perrin, «qui avoit toujours demeuré avec le défunt sieur prieur». Il est écrit dans un autre article du compte qu’«un nommé Huraudel, ci-devant prévost des Chanoynes de la Mothe et qui est à l’armée de Lorraine, est prieur du dit Relanges» et qu’il a mandé au mayeur de Relanges «d’avoir soing des affaires de son dit prieuré prétendu...». Ce compte a été arrêté par J. Midot, grand archidiacre de Toul, le 6 août 1649. 24 Filigrane du papier : une ancre. 25 Voyez l’article précédent. 197 1624-1648 VIII H 20 (Liasse). — 18 cahiers (214 feuillets) papier. Comptes des années 1698 à 1715, établis et rendus par Charles Friant, substitut à Darney, receveur du prieuré de Relanges, pour Hyacinthe de Fleury, prieur de Relanges. Le compte de 1698 porte comme titre : «Mémoire des avances faittes par Charles Friand, substitut à Darney, procureur d’office de Relange, concernant le prieuré du dit Relange depuis l’arrest obtenu par messire Jacinthe de Fleury, prieur du dit lieu, contre le sieur Langlois portant que les revenus du mesme prieuré seront sequestrez, le dit arrest en datte du trente et unième juillet mil six cent nonante huit». — Les comptes de 1700 à 1715, sont vérifiés par Alexandre de Fleury, écolâtre puis chantre en dignité du chapitre de Saint-Dié (dès 1712). 1698-1715 Biens du prieuré. - Attigny VIII H 21 (Liasse). — 30 pièces parchemin, 1 pièce papier. — Joffroi de Belrupt, chevalier, Gérald et Guillaume, ses frères, Alix, leur mère, font connaître que, du temps du prieur Altadus, et avec le consentement de Tirricus de Dombrot (Dunbraz), à cause de son fief, ils ont engagé au prieuré, pour dix livres de stéphanois, le quart des dîmes d’Attigny, laissant en aumône, à la dite maison, jusqu’à complète restitution, le produit de la dîme et payant un cens annuel de douze stéphanois. Ils ont, de mêm, engagé au prieuré, le moulin de Bonvillet, pour dix livres de provinois, abandonnant le revenu jusqu’à l’extinction de la dette et payant un cens annuel de douze stéphanois. L’acte a été scellé par Aubert, seigneur de Darney (s.d. [milieu du XIIIème siècle]). — Donation en aumône au prieuré par Jehan de Belrupt (Beau Ru), écuyer, fils de «Weillame» chevalier, de Belrupt, de toute sa part des «terrages» qu’il avait aux ban et finage d’Attigny, et de toutes les dîmes du même lieu. Il s’en est dévêtu et en a «revestu la devant dite église en la main lou religious baron Esteinne, prior». Il a fait sceller l’acte par les «religieux barons» Nichole, abbé de Flabémont et Hymber, abbé de Bonfays26 (nov. 1272). — Copie de cette pièce, de 1531, par le notaire N. Vaudrequin. — Vente à Jehan Varrier, de Darney, par Huson li Maniens, d’Attigny, sa femme Clémence, Demoingins li Ailemans et Bellois (?), sa femme, pour dix-neuf sols de petits tournois, d’une pièce de pré sis «sus Sognale a woest de Volbermont... das la rivière jusques as boux...». Regnaul de la Saule, prieur de Relanges, et Jaque, curé d’Attigny, ont scellé l’acte (1337, samedi avant la Saint-Martin d’hiver). — Vidimus fait aux assises de Mirecourt de la vente par Michel Chambrette, d’Attigny, à Jehan de Larin, du même lieu, d’un «amplaistre» au dit lieu, près de la voie de Darney (25 avril 1453). — Le vidimus est du 19 novembre 1509). — Ventes au prieur Jehan de Fouchières par Nicolas Boidavant, d’Attigny, d’une chenevière En la Bergerette, finage d’Attigny (1515) ; par Jehan Forcadet, de Nonville27, d’une place maizière Dessus le Jay (1515) ; par Nicolas Boidavant, d’un cens d’une geline, assigné sur un copel de pré Dessus l’Estang (1516) ; par Nicolas Wyllemin, d’Attigny, d’une part de jardin on Jay (1516) ; donation au même prieur, par le maire Toussaint, de Relanges, de quelques terres au finage d’Attigny (1516) ; vente, par Claudel Guyoud (?), d’une geline de cens, assise sur une hière de meix En hault meix (1517) ; par Guillaume Bresson, d’un cens de deux gelines assis sur un pré En Pracheneit (1517) ; par Jehan Provin(?), d’un cens de quatre gélines et trois deniers, assis sur un pré Davant le Molin, sur la Saône (1517) ; par Nicolas Satefair (?), d’un cens de deux chapons, sur une chenevière à Attigny, et sur un pré En la Fayteuz (1517) ; par Husson Baron, d’un cens de trois blancs assigné sur une «yere» de meix En la Bargirete (1517) ; par Jehan Pochard, d’un cens de deux gelines et de six gros assigné sur des hières de meix on Hault Meix et Sur le Rux (1517) ; par Nicolas, fils de Claude Bresson, d’un cens de deux chapons assigné sur un jardin dans la ville (1517) ; par Columban Bresson, d’un cens de six gros sur des meix à Attigny même et on Grand Meix (1517) ; par Jehan de Hanry (?), d’un cens d’un chapon sur un meix à Attigny (1517) ; par Nicolas Bresson, d’un cens d’une geline sur une «curtille de pré En froidefontaine 26 Ces deux sceaux existaient encore en 1531 comme en fait foi la note suivante du notaire N. Vaudrequin, au bas d’une copie de cette pièce : «Donné pour coppie extraicte et collationnée sur les principalles lettres scellées des dits seaulz en cire verde sains et entiers armoyés des armes des dits deux abbés de Flebémont et Bonfay». 27 Nous n’indiquons les localités que pour les personnages étrangers à Attigny ; les autres sont habitants de ce lieu. 198 (1517) ; d’une fauchée de pré en Leverinpreis (1517) ; par Thomas Thevenin, d’un cens de deux gelines sur une pièce de terre on Champs Bartrand (1517) ; par Claude, gendre de Pierre Parasids, d’un cens d’une geline sur un pré on chemin de Dratevaul (1517) ; par François, fils de Nicolas Ferry, d’un cens de trois gelines sur une pièce de terre on chemin de Balmont (1517) ; par Marguelle Haixe (?), d’un cens d’une geline sur une pièce de terre En la Fayteuz (1517) ; par Jehan Boyrus (?), d’une cens d’un chapon sur un meix Darrier la mason de feu Claude Bresson (1517) ; par Jehan Lalemans, d’un cens de deux gelines sur un jardin Dessus le chamin de Darney (1517) ; par Nicolas Byaulpère, d’un cens d’une geline et de deux gros de Lorraine sur une pièce de terre En Hathegnein et sur une curtille de pré En la Coyere (1517) ; donation, par Nicolas Bresson, de la moitié du jardin du Jay (1517) ; par Jehan Othelins, d’un cens de deux gelines sur un meix à Attigny (1518) ; par Thomas Thevenin, d’un cens de six gros de Lorraine sur des terres Desoub le chamin de Droitevaul (1518) ; par Jehan Charretton, d’un cens de six gros de Lorraine sur un jardin à Attigny (1518) ; par George, fils de Jehan Germain, de Vaux-la- Petite (Valt les Petites), d’un cens de six gros sur un meix on Mont (?) (1518) ; par Margeolle Haixe, d’un cens de trois gros sur un meix à Attigny (1518) ; par Nicolle, veuve de Nicolas Ferry, d’un cens d’un chapon sur une pièce de terre appelée le Champ de la Fontaine (1519) ; par Columbain, d’un cens d’une geline sur un meix En Hault Meix (1519) ; par Jehan de Haroz, d’un cens de deux chapons sur une pièce de terre En la Coire (1519). v. 1250-1519 VIII H 22 (Liasse). — 36 pièces parchemin. Ventes au prieur Jehan de Fouchières par Jehan Pochart d’une pièce de terre En la Couyere (1520) ; par Nicolas Boidavant, de deux jours de terre En la Coyare (1520) ; par Jehan Bresson, de trois jours de terre Davant le Mokin (1520) ; par Jehan Charton, d’héritages sis Davant le Molin, Vers le Molin (1520) ; par Jehan de Belrux, d’Attigny, d’héritages on Champs de la bruyère, le Meix de la Cayre, dessus le chamin de Dratenaul, on Prey, (1520) ; par Jehan Charreton, d’un cens de deux chapons sur un pré on Villoin (1520) ; par Murgeolle, d’un cens de trois gros sur un pré En Feteu (1520) ; par Mengin Noël, d’un cens de deux chapons sur un meix à Attigny (1520) ; par Nicolas Thevenin, d’héritages on Chamin de Mostureul-sur-Sone, En Laudinprey, A la voye de Balmont (1520) ; par Thomas Thevenin, d’héritages on Chamin de Dratevaul, on Champs Bertrand (1520) ; par Nicolas Boydavant, d’une pièce de terre on la Govyere (1520) ; par Claudoit Guyard, d’une pièce de terre on Champs de sire Jehan (1520) ; par Jehans Othelins, d’héritages Desoub le chamin de Droitevaul, A la Varinne (?) et au Champ de la Bruyère (1520) ; par Jehan Prou, de six jours de terre à Attigny (1520) ; par le maire Nicolas Bresson, d’une pièce de terre En la Coyere (1520) ; par Husson Baron, d’une partie de pré En Prachey (1520) ; par Nicolas Bealpere, d’une pièce de terre En Hategnon (1520) ; par Jehan de Belrupt, d’Attigny, de deux «coppez» de terre Après du Mollin (1520) ; par Guillaume Mathieu et consorts, d’un pré au finage d’Attigny (1520) ; par Nicolas, fils de feu Claude Thouvenin, d’une portion de jardin à Attigny (1521) ; par Colombier, d’une portion de pré En Leverdun preis (1521) ; par Jehan Breton, d’un journal de terre Vers le chemin de Vellote (1521) ; échange de terres au Voix le Moitecier et on Chemin de Nonville entre le prieur Jehan de Fouchières et Demenge Hocquerez, prêtre à Attigny (1521) ; autre entre le même prieur et Nicolas Thevenin, de prés sis au finage d’Attigny (1521) ; autre entre le même prieur et Nicolas, fils de Claude Breton, d’un pré En Leverdunpreis contre le Meix de la Cave (1521) ; vente au même prieur, par Jehan Pochar, d’une pièce de pré Au Prachey (1521) ; par Claudot et François Claudon, frères, d’héritages au Prachey, en Beneyprey, en Burlioncoste (1521) ; par Jehan Prou, d’une pièce de terre En la Bruyère (1521) ; par Nicolas Boidevant, d’une pièce de terre au finage d’Attigny (1521) ; par Nicolas, fils de Claude Breton, d’une partie de pré Vers le chemin de Nonville (1521) ; par Calude Hocquerez, d’une pièce de terre au finage d’Attigny (1521) ; agrément par Jehan Hocquerez, frère des précédents, de la vente du Pré Tehairux (?) (1521) ; par Husson Baron, d’une partie de pré En Leverdunpreis (1521) ; par Nicolas Beaupère, de pièces de terre au Chemin de Vellote et on Meix Cachot (1521). 1520, 1521 VIII H 23 (Liasse). — 26 pièces parchemin. Vente au prieur Jehan de Fouchières par Jehan Bresson d’une pièce de terre arable Derrière chic la Hière (1522) ; par Jehan Chareton, d’une pièce de terre en Connevaux (1521-1522) ; par Didière, veuve de Guillaume Boidevant, de pièces de terre et de prés au finage d’Attigny 199 (1522) ; par Nicole, veuve de Nicolas Farry, de pièces de terre à la Fontaine Sabey (1522) ; par Nicolas thouvenin, d’une pièce de terre En la Coire (1522) ; — Echange entre le prieur Jehan de Fouchières et Nicolas Beapere, de pièces de terre on la Couvière, on Champ du Patey et on Fougera (1522) ; — Don par Anthoine le Merchal, d’une pièce de terre sise à Attigny (1522) ; — Echange entre le prieur et Jehan Bresson de pièces de terre En la Couvière et Derrière chie la Hière (1522) ; — Ventes par Nicolas Beaupère d’une pièce de terre En la Coere (1522) ; par Jehan de Berup, d’une pièce de terre Desoub le champ de Rossel (1522) ; par Jehan Cariage, de Nonville, d’un pré sis au ban d’Attigny (1522) ; par Nicolas Faron, de Gruey, d’une pièce de terre En Mal pertuys (1523) ; par Jehan Junan (?), de Darney, d’un pré sur le Rux (1523) ; par Husson Baron, de ce qu’il possède En Prachey (1523) ; par Claude Bresson (ratification), d’un pré En la Verdunprey (1523) ; par Nicolas Thouvenin, d’une pièce de terre on Meix Cachot (1523) ; — Echange entre le prieur Jehan de Fouchières et Claude Salsaire d’héritages à la Couyere et Desoub la voie de Droitvalt (1524) ; — Vente par Nicolas Boidevant d’un pré En la Coere (1524) ; — Echange entre le prieur Thierry du Chastelet et Jehan Aubertin, de Darney, d’héritages Davant le Molin et Oultre le rupt venant de l’étang des Chanoines de Darney (14 mai 1555) ; entre le prieur Robert Ranconnel et Claudin Garniset, de meix sis près de la maison du prieur (7 avril 1587) ; — Vente au prieur Robert Ranconnel par Didier Guesenson d’une partie de maison En la Haulte Rue (21 avril 1588). — Vente par Michel d’Aingeville, maréchal à Attigny, à François Gérard, du même lieu, d’un jardin on Chemin de Senenne (1614). 1522-1614 VIII H 24 (Liasse). — 9 pièces parchemin, 3 cahiers de 13, 9 et 7 feuillets, 12 pièces papier. Acensement par Jehan de Fouchières, prieur de Relanges, à Didier du Grand Mesgnys, de Bainville-lès-Bonfays, d’un pré appelé le Breuil de Relanges (6 octobre 1520). — Acensement à dom Alexandre de Fouchières, prieur de Relanges, par George des Moynes, conseiller du duc de Lorraine et son receveur général, de plusieurs prés sis au ban d’Attigny : le pré de la Biévrière, un pré sous la scie Cariage, le pré à Chanel, le pré Carangoy, Beneypré, le pré Coneval, les Curtilles de Bertranviller, le tout se montant à soixante-douze fauchées et demie, moyennant huit deniers par fauchée et par an (28 mars 1524). — Acensement par Alexandre de Fouchières à Henry Masson, curé de Rupt-aux-Nonnains, de pièces d’héritage sises au ban d’Attigny (3 août 1536). — Acensement par le prieur Thierry du Chastelet à Didier de la Ruelle, d’Attigny, de la grange ou «moietesserie» de la Couyre, avec les terres, prés et héritages qui en dépendent (29 novembre 1565). — Acensement par Jacques Ristain, abbé de «Piedbrac» et prieur de Relanges, à Woullame (?), de They-sous-Montfort (Thil), d’une place maizière (1549) ; — Acensement pour neuf ans à Nicolas Braihault, demeurant au moulin de la Scie, près de la «verrière de Couchamont», du «poil» de plusieurs près sis au ban d’Attigny et dépendant du prieuré, moyennant la somme de 18 francs de Lorraine à payer tous les ans à la Saint-Martin d’hiver (25 février 1595). — Acensement par le prieur Robert Ranconnel à Vincent Clerc, d’Attigny, d’une pièce de terre Dessous le chemin de Droictevals (1597) ; — à François Guarand, d’Attigny, d’un pré En Froidefontaine (1605) ; — Bail consenti par Charles Héraudel, prieur commendataire de Relanges, à Bastien Romain, d’Attigny, des revenus de la seigneurie d’Attigny et de quelques pièces de terre (12 octobre 1669). — Transport d’un cens de deux gelines et de sis gros dû au prieuré, sur une maison à Attigny. Ce cens était primitivement assigné sur des pièces de terre, mais celles-ci ayant été vendues par la veuve et les héritiers de Thomas Thouvenin, d’Attigny, ce transport est opéré par les vendeurs, afin que les acheteurs n’en soient pas grevés et que le prieuré n’en soit pas frustré (15 juillet 1543). — Cens d’une geline dû au prieuré (Philibert de Fouchières était prieur) par Jehan de Larin, transporté par celui-ci sur un champ à Attigny, la curtille de pré sur laquelle il était primitivement assis ayant été vendue à Christofle Mengealle, chanoine de Darney 1er février 1543, v.st.). — Assignation après débat d’un cens de deux gelines par Thiriet Hacquet et consorts sur une pièce de terre au lieu-dit Devant la Mazure, payable à la Saint-Martin d’hiver au procureur du prieuré, Henry Masson, curé de Rupt a Nonains (28 janvier 1543, v.st.). Registre des cens dus au prieuré à Attigny (s.d. [début du XVIe s.]). — Déclaration des rentes et cens dus par des particuliers d’Attigny (XVIe s.). — Déclaration de menues rentes dues au prieur Robert Ranconnel, au lieu d’Attigny, pour l’année 1587. — Cens en poules (XVIe s.). — Déclaration de cens pour les années 1665, 1666 et 1718. Dénombrement et arpentage des prés sis au finage d’Attigny et appartenant au prieuré de 200 Relanges (1624). 1520-1718 VIII H 25 (Liasse). — 6 pièces parchemin, 14 pièces papier. Départ de cour aux assises de Mirecourt, par devant Errard de Dommartin, bailli de Vosges, dans un procès entre les chanoines de Darney et Jehan de Fouchières, prieur de Relanges. Les chanoines disaient que, de toute ancienneté, il n’y avait eu à Attigny que deux seigneuries, l’une au duc de Lorraine, l’autre au chapitre de Darney, mais que depuis un certain temps le prieur de Relanges s’était «ingéré d’acquérir hommaiges» à Attigny, au grand préjudice du duc et des chanoines ; ils requerraient le prieur de s’en désister et départir. Le prieur prétendait pouvoir prouver son droit. Des commissaires furent désignés pour l’examen des pièces et l’audition de témoins et apportèrent le résultat de leur enquête aux assises du 18 décembre 1514. Les chanoines ou leur procureur ne s’étant point présenté, le prieur a obtenu contre eux trois défauts, dont il a demandé acte «pour servir, valoir et porter tel proffict et effect que raison donra» ( 24 septembre 1515). Etaient présents : Henry de Gironcourt, Henry de Barbas, Guillaume de Dommartin, chevaliers, Jean de Lignéville, sieur de Tantonville, écuyer, Jean de Rambervillers, prévôt de Charmes, Jean Demengel, prévôt de Bruyères, Colin Chapelier, prévôt de Darney, Jean de Domjulien, prévôt de Chatenoy, François Pelletier, prévôt de Mirecourt, Martin Duboint (?), prévôt de Valfroicourt, Henry La Taixe, prévôt de Dompaire, et Jean Michiel de Domjulien, prévôt de Remoncourt. — A la suite de la pièce précédente a été transcrit un autre départ de cour des assises de Mirecourt du 18 juin 1510 : les hommes d’Attigny, sujets du prieur, étaient poursuivis par les habitants du même lieu, sujets du duc et du chapitre, au sujet du guet de Darney ; le bailli déclara aux seconds qu’ils n’avaient pas le droit de poursuivre et les fit s’en désister. Etaient présents : Henry de Barbas, chevalier, Pierre de Chosen (?), seigneur de Branvillers, Thiébault de Thuillières, seigneur de Hardémont, Jean de Serocourt, bailli de Bassigny, écuyers, Jean des Pilliers, de Mirecourt, lieutenant du bailli de Vosges. — Transaction entre le prieur de Relanges Jehan de Fouchières, Robert de Chatenoy, procureur du duc, et le chapitre de Darney, au sujet de la seigneurie d’Attigny. Le litige provenait du fait que le prieur avait acquis des hommages et services à Attigny et avait acheté des héritages dont quelques-uns étaient chargés d’une rente annuelle appelée la soixantaine ; il avait construit une scie au ban d’Attigny ; il créait le maire du dit lieu, tout cela au préjudice du duc et du chapitre. Par devant le bailli de Vosges, Antoine de Ville, il fut convenu que le prieur de Relanges conserverait la seigneurie de sa portion d’Attigny à certaines conditions et sous certaines réserves. Le bailli était assisté de Gérard de Paphanehousse (Pfaffenhausen) écuyer, seigneur de Thelod, bailli du comté de Vaudémont, Georges des Moines, de Nancy, conseiller et receveur général du duc, et Didier Bertrand, de Nancy, son trésorier général (5 septembre 1522). — Assignation du chapitre de Darney, contre le prieur de Relanges et le curé de Nonville au sujet des dîmes du Cras d’Attigny (1558). — Requête à S.A. par le prieur Robert Ranconnel et pièces relatives à l’opposition mise par le procureur général au bailliage de Vosges à l’exécution de la sentence contre un nommé Denis Barnet, d’Attigny, sujet du prieur, accusé de sortilège. Sentence du dit Barnet (1587). Pièces de procédure entre le prieur de Relanges, les chanoines de Darney et les habitants d’Attigny au sujet des réparations de l’église (1698-1732). Transaction entre le prieur Hyacinthe de Fleury et Joachim François Batin, curé de They-sous- Montfort, au sujet du partage de plusieurs prés appelés les Varroys, au finage d’Attigny (12 octobre 1713). — Expertise des dégâts causés par les voitures du prieur dans le pré d’un particulier d’Attigny (1743). — Déposition d’un témoin dans un litige entre deux particuliers au sujet du «goulteroit» d’une maison (1509). — Quittance donnée par Claudoy Bresson, d’Attigny, au prieur Jehan de Fouchières, «de sa partie paternelle et maternelle du prey de la Verdunprey» (la somme n’est pas indiquée) (14 janvier 1523, v. st.). 1509-1743 - Belrupt et Bonvillet. VIII H 26 (Liasse). — 6 pièces parchemin, 146 pièces papier. Charte par laquelle Plaisance de Belrupt (Biaruz), femme de feu Rechart, reconnaît que tout ce qu’elle tient du prieuré à Belrupt, en prés, terres, champs, etc., et pour quoi elle paie et payera sa vie durant douze toulois de cens annuel, devra revenir au prieuré après sa mort (déc. 1269). 201 Original parchemin. — Maheu de Lorraine, sire de Darney, fait connaître et confirme le jugement rendu en sa cour par Fourque de «Rechart Mesnim» (Richardmesnil), chevalier, dans un litige entre les habitants de Dombasle et ceux de Bonvillet, au sujet du droit de vaine pâture, et ainsi conçu : que les dits habitants auront droit de vain pâturer les uns sur les autres, «lou damage randant». Etaient présents : Joffroi de Dombras (Dombrot), chevalier, Alberic de Telon, Thomas, prévôt de Darney (1321, lendemain de la Saint-Vincent). Original parchemin autrefois scellé du sceau du sire de Darney. — Ordre du bailli du duché de Lorraine, Jehan Saulceis, siégeant aux assises de Mirecourt, aux avocats du prieuré de Relanges et des habitants de Bonvillet, de se mettre d’accord, sous peine d’une amende de 10 livres de forts, afin que l’arrêt, déjà remis aux assises précédentes, pût être rendu aux assises prochaines. L’affaire n’y est pas mentionnée (1336, lundi jour de fête Sainte-Catherine). — Vente à Jehan de Fouchières, administrateur perpétuel du prieuré, par Barthaud, potier de Darney, d’un cens de 3 gros monnaie de Lorraine assigné sur un pré à Bonvillet, Dessoubs le molin des Chanoines de Darney (20 décembre 1522). — Bail de six ans consenti par frère Gui28 Briffault, prieur de Relanges, à Richard, fils de feu Jehan Colin de Bonvillet, son homme, d’une pièce de terre sise au finage de Belrupt, on Champ Saint-Pierre de Relenge, moyennant XIII gros par an, sauf la première année (dimanche 30 avril 1430). Pièce papier29 rédigée et signée par Jehan de La Villeneufve, curé de Belrupt et notaire de la cour de Toul. — Charte d’abonnement des tailles et corvées consentie aux bourgeois, manants et habitants de Bonvillet par le prieur Jehan de Fouchières (21 juin 1522). Etats et déclarations de cens et rentes dus à Bonvillet au prieur de Relanges (1624-1713). Déclaration des maisons, «mazures et usuaires» de Bonvillet, dépendant de la seigneurie de Relanges (1713). Adjudication des dîmes de Bonvillet (1770, 1779). Portion congrue du curé de Belrupt et Bonvillet (1699-1721). Procès entre les prieurs de Relanges (Jean-Hyacinthe et Louis de Fleury), d’une part, le curé et les habitants de Belrupt, et les chanoines de Darney, d’autre, au sujet des dîmes, de la portion congrue et des réparations à l’église. Le dossier est incomplet ; l’affaire semble avoir commencé vers 1731 ; un sursis aux poursuites du procès a été convenu entre les parties en 1739, et en 1743, le prieur Louis de Fleury a été condamné. 1269-1779 VIII H 27 (Liasse). — 1 pièce parchemin, 43 pièces papier. Pièces d’un procès entre Louis de Fleury, prieur de Relanges, d’une part, et Charles-Joseph, baron du Houx, chevalier, seigneur de Vioménil, et François, baron du Houx, capitaine au régiment de Limousin, tous deux barons de Belrupt, d’autre part, au sujet de la haute justice de Bonvillet (1738). — Condamnation par la haute justice de Relanges de Michel François, de Bonvillet, qui avait médusé dans les bois communaux de Relanges, au lieu-dit le Haut-de-la- Chapelle (1732). — Pièces d’un procès entre M. de Goyon, prieur commendataire de Relanges, contre les Willeminot et consorts, au sujet du paiement d’un cens (1789). — Pièces du procès de Joseph Haillot, meunier du moulin de Viviers-le-Gras, greffier et tabellion au dit lieu, condamné à dix ans de bannissement hors des terres de la seigneurie de Relanges pour avoir voulu tuer son frère à coup de fusil et avoir commis de nombreuses malversations dans le moulin qu’il gérait et dans son office de tabellion (1725-1731). 1725-1789 - Darney. VIII H 28 (Liasse). — 4 pièces parchemin, 3 pièces papier. Don en aumône à l’église de Relanges par maître Robert le Charpentier, demeurant à Darney, «au lit de la mort», de deux fauchées de pré qu’il tenait à cens de la dite église. Le prieur et les religieux ont laissé l’une des fauchées à Hanny, femme dudit Robert, sa vie durant, moyennant un cens annuel d’un toulois payable à la fête Saint-Pierre et Saint-Paul, «en tel manière que quant nostre sires fera son plasir de la davant dite Hanny», la fauchée de pré reviendra à l’église 28 Les deux formes des prénoms de ce prieur sont, dans la même pièce : Guid et Guioit. 29 Filigrane : une ancre. 202 : les religieux ont reçu Hanny «en serour de lor ordre et por li encevelir a la mort et l’ont prise et receue en proieres de Clugny». La pièce fut scellée autrefois des sceaux d'Etienne de Dieulouard (Delewart), chanoine de Saint-Gengoult de Toul, et de Waudri, prêtre de They (Til) (mai 1269). — Vente au prieur Renal de Noire Terre par Thiébault, fils de la Millée de Darney, et Biétrix, sa femme, d’une maison sise à Darney, entre Thouvenin le Mercier et la maison de l’église de la Magdeleine, avec ses appartenances, pour la somme de «seix vins» petits florins vieux de bon or (1379, dimanche après la Saint-Simon et Saint-Jude). Original parchemin autrefois scellé du sceau du tabellionnage de Mirecourt. — Echange entre Demenge Rigaldel, de Bulgnéville, curé d’«Avrecourt», prévôt des chanoines de Darney, et dom Philippe [de Viry], prieur de Relanges, d’une maison sise au bourg de Darney contre un terrain sis également à Darney. A cause de la plus-value de la maison, le prieur donne à Demenge une somme de 90 francs de Lorraine, une fois payée (14 avril 1492). — Accord entre Robert Ranconnel, prieur de Relanges, et Jean Grandidier, de Darney, au sujet de la construction d’un pignon entre la maison du prieur et celle de Grandidier, au bourg de Darney (29 juin 1581). — Amodiation par le prieur Robert Ranconnel à Gérard Benney, couturier à Darney, d’une maison sise en la grande rue de Darney entre les hoirs Jean Grandidier et Jean Bourguignon, pour une durée de six ans, moyennant un loyer annuel de 12 francs de Lorraine (16 juillet 1594). — Reconnaissance, par de Gand, prévôt des chanoines de Darney, d’un cens dû au prieur de Relanges et assigné sur le four banal de Darney qui appartient aux chanoines (1676). 1269-1676 - Dombasle-devant-Darney. VIII H 29 (Liasse). — 6 pièces parchemin, 11 pièces papier. Donation en aumône au prieuré par Perrenot de Vandelans, curé de Gruey, avec l’assentiment de son «signor» Etienne de Vandelans et de son frère Herart, de tout ce qu’ils possèdent au finage de Dombasle et de leur part des dîmes de Nonville. Perrenot y ajoute un sien homme d’Attigny avec sa famille et sa postérité. Girard de Fontenoy, dont il tient tous les biens en fief, a approuvé la donation et a scellé l’acte (août 1271). Copie papier du XVIIème siècle. — Echange entre Jehan de Fouchières, administrateur du prieuré, d’une part, et Claude Fouassey (?) et Guillaume le Masson, de Dombasle, d’autre part, d’«allées pour mener char», sises en ce même lieu (14 octobre 1521). Fragments de sceau du tabellionage de Mirecourt. — Donation en aumône au prieuré par Ballot Thiébault, parmentier, Menginei Ferry et Colin Thienot, de Dombasle-devant-Darney, de tous leurs droits sur une pièce d’héritage sise au finage de Dombasle, En la Mortave, entre le ruisseau de Morteave et les hoirs de feu Petit Jehan, de Dombasle (8 février 1543). Original parchemin et copie papier. — Bail pour douze ans de la tuilerie des Forges, au ban de Dombasle, consenti par Alexandre de Fouchières, prieur de Relanges et de Froville, à Anthoine, tuilier demeurant à Dombasle. «Le dit seigneur [prieur] doibt incontinant et au plus tost que possible sera après la datte de ces présentes, faire recouvrir et reparer le fourneau et mettre en suffisant estat pour cuire teulles» ; le preneur, de son côté, devra ensuite entretenir la dite tuilerie. Il prendra son bois pour cuire et pour réparer dans les bois du prieur. Il donnera en paiement tous les ans au dit prieur la quantité de six milliers de tuiles, savoir : trois mille de plates et de «girondelle» et trois mille de creuses (12 février 1535). Original parchemin et copie papier. — Acensement par Philibert de Fouchières, prieur de Relanges, de Froville et de Saint-Sauveur-sur-Vigennes, à Claudot Hurault, de Dombasle, d’une vigne En la Bure, moyennant un cens annuel de quatre chapons (10 décembre 1538). — Marché entre Mme de Demengevelle et Estienne Guyefain, demeurant au moulin de Monthureux-sur-Saône, par lequel ce dernier s’engage à remettre en état la tuilerie de Dombasles, moyennant la somme de 25 écus sol (18 septembre 1544). — Amodiation par le prieur Robert Ranconnel à Jacques de Carbonneau, écuyer, et à sa femme Anne de Hayon, de tous les droits et revenus du prieuré et de la seigneurie de Relanges reconnus à Dombasle, de plusieurs pièces de terre et d’une maison sises au même ban, pour cinquante ans et moyennant un loyer annuel de 90 francs, monnaie de lorraine (Mandres-les-Mirecourt, 21 novembre 1578). Copie papier de la fin du XVIème siècle(1). — Amodiation par Anne de Hayon, veuve de Jacques de Carbonneau, au prieur Robert Ranconnel de tout ce qui avait fait l’objet de la précédente amodiation, pour un terme de neuf ans et moyennant un loyer annuel de 200 (1) 203 francs, monnaie de Lorraine, desquels seront à déduire les 90 francs dus en raison de la précédente amodiation (18 mars 1595). — Amodiation par le prieur à Daniel Mengin, bourgeois de Darney, de la moitié du Breuil de Relanges, sis au ban de Dombasle, pour six ans, moyennant 32 francs par an (10 juin 1595). — Amodiation des droits et revenus de Dombasle à Pierre Bron, tabellion à Darney (4 décembre 1713). — Acensement perpétuel par le prieur Louis de Fleury à Jean Cabley, laboureur à Dombasle, d’une «masure seigneurialle», appelée la Maison des Moines, avec ses appartenances, moyennant un cens annuel de deux chapons «en vie et en plume» (21 décembre 1739). Baux du gagnage de Dombasle (1700-1721). 1271-1739 VIII H 30 (Liasse). — 4 pièces parchemin, 1 cahier de 8 feuillets et 15 pièces papier, 1 sceau. Tailles et corvées. — Enquête par témoignages, faite par le tabellion de Mirecourt Huet Grellot, à la requête de Jacquet de Savigny, bailli de Vosges, sur le point de savoir si les hommes et habitants de Dombasle-devant-Darney, qui appartiennent au prieur de Relanges, doivent à ce dernier la taille à volonté, et s’ils l’ont payée antérieurement sans débat. Des dépositions des vingt-six témoins entendus, il ressort que la taille à volonté est due et a été payée sans contestation sauf depuis trois ans «que les rois estoient par deça», et que les dits habitants ont prétendu que c’était à tort et que d’après leurs chartes ils ne la devaient pas. Cette enquête fournit quelques renseignements sur les prieurs qui ont vécu dans le demi-siècle qui l’a précédée. Pierre Mareschaul, chanoine de Darney, rappelant ses souvenirs de quarante ans, déclare qu’il a été curé de Dombasle pendant dix ans, du temps du prieur qui est actuellement abbé de Luxeuil (Gui Briffault), et de frère Etienne Valler. Ferry de Forge, de Darney, remontant à cinquante ans dans le passé, dit qu’il a vu quatre prieurs : le prieur [Etienne] d’Aulmoncourt, le prieur qui est abbé de Luxeuil, frère Etienne Waller et frère Jean de Champdyvers (en fonctions au temps de l’enquête). Enfin Willaume, curé de Vevey-le-Gray (Viviers-le-Gras), âgé de plus de cent ans, a connu six prieurs, et a été receveur de l’église de Relanges au temps du prieur d’Amoncourt et de Gui Briffault, aujourd’hui abbé de Luxeuil (6 et 7 février 1447, v. st.). — Départ de cour au sujet de la même question de taille à volonté. Le procès avait été porté aux assises de Mirecourt, en présence du bailli de Vosges, Jaiquet de Savigny. Les habitants de Dombasle prétendaient que, d’après les chartes du duc de Lorraine, ils étaient abonnés et ne devaient pas la taille à volonté. L’enquête de 1447, versée au débat, fut examinée, et le procureur du prieur demanda que, vu ces preuves suffisantes, son maître fût maintenu dans ses droits. A la réplique des habitants disant que les chartes qu’ils avaient étaient plus anciennes que l’enquête, le procureur objecta qu’ils avaient bien consenti à cette enquête, et que, d’ailleurs, leurs chartes n’étaient ni signées ni authentiqués. Le prieur eut gain de cause (1er juillet 1448). Original parchemin autrefois scellé du sceau du tabellionnage de Mirecourt et de celui de Jaiquet de Haraucourt. Ce dernier seul subsiste. Deux copies papier dont la plus ancienne30, contemporaine de l’original, est due à Thomas Ferri, de Relanges, prêtre, prévôt des chanoines de Darney, curé de Contrexéville, tabellion de Mirecourt, secrétaire du duc de Lorraine et notaire-juré de la cour de Toul. — Accord entre le prieur Jehan de Champs divers et les habitants de Domblasle, au sujet des tailles. Les habitants renoncent définitivement à «tous plais et procès», et demandent au prieur qu’il les «laisse demourer en tel et pareil estat et condition qu’ils estoient par le temps et jour que le dit mons, le prieur acceptat ledit priourey de Relenges...» (12 janvier 1448, v. st.). Original parchemin et copie papier contemporaine31, par Thomas Ferri. — Sentence arbitrale rendue par devant le bailli de Vosges, Collignon de Ville, par noble homme Carlot de Ville, seigneur du dit lieu, dans un litige pendant entre le prieur de Relanges et Jehan de Warennez, prévôt de Darney, au sujet des tailles et corvées. Le prévôt prétendait qu’en sa qualité d’homme de guerre et d’officier du duc de Lorraine, il était franc homme et n’était pas tenu de payer les tailles et corvées dues au prieur. Celui-ci, par son procureur, Jehan Petit, de Bonvillet, curé de Belrupt, soutenait au contraire que Jehan de Warennez, habitant Dombasle, était astreint, comme les autres hommes du prieur résidant à Dombasle, aux tailles, corvées et cens. L’arrêt de l’arbitre 30 Cet acte fait connaître qu’à l’original étaient annexées quelques pièces homologuées à Cluny, dont l’une était scellée du sceau en cire rouge de l’abbé de Cluny, et de celui en cire verte de l’abbaye. 31 Filigrane : une ancre. 204 fut en faveur du prieur (25 janvier 1464, v. st.). Supplique adressée au duc de Lorraine par le prieur de Relanges, dans laquelle il expose que les manants et habitants de Dombasle ont, à tort, dit au duc qu’ils n’étaient tenus de payer comme taille, deux fois par an que la somme cinquante sols, à cause d’«anniversaires donnez par les feux de noble mémoire lez duc de Lorrainne cui Dieu perdont...». Il remonte humblement au prince que lesdits manants sont taillables par la dite église deux fois l’an à la volonté du prieur, raisonnablement ; il rappelle les sentences favorables des assises de Mirecourt et de Nancy, [de 1448] ; il ajoute que, pour la taille de Saint-Remy 1464, les habitants ont consenti à donner, en présence du secrétaire du duc Warry, la somme de six francs et demi, dont lui, prieur, s’est contenté, par obéissance aux ordres du duc, et aussi sachant bien «ques les bonnes gens sont traveilliez pour le présent». En terminant, le prieur demande au duc, en qualité de «vray fondateur et protecteur de la dite englise et priore de Relenges», de maintenir celui-ci dans ses libertés et franchises. Au bas, ordre du duc aux habitants de Dombasle, de payer pour le terme de la Saint-Remy passée la somme de six francs et demi (Nancy, 31 décembre 1464). — Autre supplique sur le même sujet du prieur Jehan de Champdivers. Il expose au duc, que, malgré ses ordres, les habitants de Dombasle ont refusé de payer la taille du terme de la Saint-Remy dernière ; le prieur a fait prendre des gages et les a fait garder pendant huit ou dix semaines ; mais voyant que les dits manants ne voulaient ni payer, ni racheter les gages, il a donné l’ordre de les remettre à un de ses serviteurs à qui il devait de l’argent : pendant leur transfert à Relanges, les gens de Dombasle s’emparèrent des gages et se les restituèrent, ce qui «est une chouse bien rigoreuse et qui ne se doit point souffrir». Le prieur supplie le duc, «fondateur et conservateur» de l’église de Relanges, de «faire ramplir la main d’iceulx gaiges a mondit maire», et de faire réparer l’offense faite au prieuré. Au bas, ordre du duc pour que l’appointement fait entre les parties soit exécuté de point en point, et pour mander au bailli de Vosges d’y contrandre les habitants (s.d. [1465]). — Mandement du duc de Calabre et de Lorraine, signé Warry, à Collignon de Ville, bailli de Vosges, d’informer sur le refus des habitants de Dombasle de payer la taille au prieur de Relanges (Nancy, 19 avril [1465]). Lettre missive originale. — Requête du prieur et des religieux de Relanges au bailli de Vosges, le suppliant d’exécuter l’ordonnance du duc ; ils sont fort gênés, car «c’est le meilleur membre de leur englise, et il ne recepvent riens quar ce differant est de la Saint-Remy l’an lXiiii ; depuis le terme de Pasque et Saint-Remy l’an lxv sont venus et demeurent en soufferte» (s. d. [après le 1er octobre 1465]. — Lettres missives du duc au prieur de Relanges assignant celui-ci à Nancy, de mardi en huit, ainsi que les habitants de Dombasle «pour procéder et ailler avant en la matière ainsy qu’il appartiendra», et l’invitant à rendre les gages sous caution (Nancy, 13 mars 1465, v. st.)32. — Charte du prieur Alexandre de Fouchières par laquelle, à la supplication des bourgeois et manants de Dombasle-devant-Darney, il les abonne et «met a chief tant des tailles à volunté, crowées de charue et de bras». Chaque conduit entier paiera six gros à Pâques et six gros à la Saint-Remy ; une veuve ne paiera que trois gros à chaque terme. Les forains qui voudront posséder maison ou héritages en la seigneurie de Dombasle, paieront dix-huit deniers ; ceux qui y demeureront paieront les tailles comme les autres ; ceux qui, demeurant en une autre seigneurie, feraient «leurs négoces» dans leur maison de la seigneurie de Dombasle, tel que cuire leur pain ou nourrir leurs bestiaux «par fraude ou autrement», paieront également les tailles ordinaires. Chaque conduit qui va à la charrue pour son compte doit, par an, trois journées de charrue : une à la versainne, après la Saint-Georges (il a à déjeuner et à dîner), une pour semer les blés (avec déjeuner et marande), une pour semer les avoines ; il doit aussi deux journées pour faucher les prés, l’une, au breuil de Dombasle, pour laquelle il touche au déjeuner du pain, des oeufs, du gromage et des aulx, au dîner du pain, du potage, de la viande ou des oeufs suivant le jour et au souper deux michottes ; l’autre journée au breuil de Bouverou avec une nourriture analogue pour le déjeuner et le dîner. Les conduits qui ont un char doivent une journée de transport de foin de Bouverou au prieuré, ceux qui n’en ont pas, doivent une journée de fenaison ; les premiers ont droit à deux michottes par charrée, les autres six michottes par jour. Chaque conduit doit encore une journée à fauciller les blés et une journée à fauciller les avoines, et il a six michottes par jour. Ceux qui n’iront pas à la charrue ne faucher pour eux, ne seront pas tenus d’y aller pour le prieur ; «et en paiant les choses dessus dites avec leurs autres censes et rentes auccoustumées d’argent, de bled, 32 Presque toutes les pièces papier qui précèdent, depuis 1464, ont pour filigrane une tête de bœuf. 205 d’avoinne, de chappons et gelines, iceulx habitans et bourgeois tiendront et poulront tenir en la dite seigneurie tant en droit d’heorye comme d’acquest» (28 octobre 1524). — Extrait de la charte précédente faite par le prieur C. Héraudel en 1667. Mémoire relatif à un commandement fait par Jacques de Corboyneau33, écuyer, à des habitants de Dombasle d’acquitter les corvées de charrue et de bras (s. d. [v. 1580]). Extrait d’un compte, rendu en 1626 au prieur M. de Livron, et relatif aux corvées. — Extrait d’un rôle des habitants et conduits de Dombasle pour 1557. Taxe du vin : Rapport des échevins de Dombasle sur la taxe du vin (1617) ; — Rapport et assignation contre Jean Coppet, «hostelain» à Dombasle qui avait refusé de laisser goûter son vin aux délégués des officiers de la justice de Relanges (1716). 1447-1716 VIII H 31 (Liasse). — 2 pièces et 1 cahier de 12 feuillets parchemin, 2 cahiers de 20 et 11 feuillets, 36 pièces papier. Cens et rentes. — Déclaration faite au prieur Robert Ranconnel, par Jacques de Corboyneau, écuyer, demeurant à Dombasle, de tout ce qu’il tient par bail, tant en droits seigneuriaux, rentes, cens, tailles et corvées, etc., pour les années 1582, 1583 et 1584. — «Terrier et remembrement des rentes et censes dheues annuellement au seigneur prieur de Relanges au villaige de Dombasle devant Darney». Ce remembrement a été fait à la requête des prieurs de Relanges et de Bleurville, co-seigneurs de Dombasle (4 novembre 1622). — Terrier de 1626. — Déclaration de rentes pour les années 1664, 1665, 1667, 1671, 1672 et 1675. — Sommation faite au maire de Dombasle par Remy Platel, prieur de Relanges, et les religieux de Saint- Nicolas (pour le prieuré de Bleurville) de payer les cens affectés sur les héritages du ban de Dombasle (26 décembre 1678). — Arrêt du duc Léopold, à la requête du prieur Hyacinthe de Fleury, autorisant la confection d’un terrier des cens, rentes et droits seigneuriaux dépendants du prieuré dans les villages de Dombasle, Viviers et Dommartin (21 juillet 1700). — Reconnaissance des cens, rentes, et droits seigneuriaux dus au prieur Hyacinthe de Fleury, au lieu de Dombasle (14 janvier 1710). — Fragments de terriers et extraits de reconnaissances de cens et rentes (XVIIe s.). Pièces d’un procès entre le prieur Louis de Fleury, d’une part, et Jean Cabley, maire à Dombasle, et Pierre Bron, tabellion général et procureur en la prévôté de Darney, d’autre part, au sujet des cens (1737-1741). Fragments d’un procès entre le prieur de Relanges, Claude-Pascal Langlois et le fermier du domaine de Darney, Nicolas Bigot, au sujet de redevances non payées à ce dernier (1699). 1555-1741 VIII H 32 (Liasse). — 2 pièces parchemin, 19 pièces papier. Juridiction et justice. — Solution d’un différend entre le prieur Jehan de Fouchières et Didier Hacquard, de Dombasle. Celui-ci avait fait une «racreu», où il faisait «feuz et fumiere» contre sa maison et sous un autre seigneur ; le prieur prétendait que c’était pour éviter de lui payer les cens et rentes. Aux assises de Mirecourt, par devant le bailli Errard de Dommartin, le dit Hacquard, assigné, a reconnu vouloir être homme du prieur et le servir comme les autres hommes de la seigneurie de Dombasle ; il devra démolir la cheminée de la dite «racreu». Parmi les témoins figure Jehan de Rambervillers, prévôt de Charmes (22 juin 1509). Original et deux copies papier. — Supplique présentée à la duchesse Renée de Bourbon par Marie des Gaire, femme de Florans Delvire, peintre sur verre, dans laquelle elle demande justice contre le maire Baillay, de Dombasle, qui, sur la route de Darney à Bonvillet, alors qu’elle était accompagnée de son mari, du fils du prévôt de Darney et de sa femme, l’a frappée et a voulu attenter à son honneur. La plaignante a pu s’enfuir jusqu’à Bonvillet, où elle coucha, dans la maison du prévôt. La nuit, le même Baillay «comme insassiable», vint à la porte de la chambre où elle dormait avec son mari, accompagné de gens «bien embatonnez», et tenta de défoncer la porte, en criant qu’ils tueraient son mari et «qu’ilz feroient leurs plaisirs d’elle». La plaignante demande justice et réparation. Ordre d’informer donné par la duchesse (Nancy, 31 juillet 1536). — Confiscation par le prieur Alexandre de Fouchières des biens de Jehan Racouveicteur34, de Darney, sergent, qui s’était marié à Dombasle, sans faire hommage ni 33 Désigné ci-dessus (VIII H 29) sous le nom de Jacques de Carbonneau. 34 Désigné ailleurs sous le nom de Jehan Bacoiteux. 206 payer de relevage au prieur. Les délinquants étant venus à résipiscence, le prieur leur restitue leurs biens moyennant la somme de trois francs, monnaie de Lorraine (21 septembre 1537). — Instrument de la justice de Relanges qui prouve que les bangars créés sur les trois seigneuries de Dombasle (prieurés de Relanges et de Bleurville et chapitre de Darney) ne doivent prêter serment qu’entre les mains des maires des prieurs de Relanges et de Bleurville (1538). — Exécution de la sentence prononcée contre Mougin Regnault, de Dombasle, «genois et sorcier» (28 juin 1544). — Articles extraits du compte de Nicolas Vosgien, receveur de Darney, concernant la confiscation des biens de Nicolas Thienotte et de Mengin Regnault, de Dombasle, condamnés comme sorciers à Relanges, et exécutés à Darney (1544). — Comparution devant la justice de Dombasle de Michel Thiébault, accusé d’avoir pris du bois dans le bois du Tremblois (28 juillet 1579). — Procès-verbal du refus qu’a opposé le maire des chanoines de Darney, à gager un homme qui avait refusé de faire les corvées (1581). — Ordre donné par le lieutenant général au bailliage de Vosges, Didier Petitgoust, au lieutenant du prévôt de Darney, sur la plainte du prieur de Relanges, Robert Ranconnel, de réparer le tort fait au dit prieur par l’enlèvement du corps de Nicolas Fricaudel, tué sur le ban de Dombasle (1581). A la suite est transcrite une autre lettre du même (?) mandant au lieutenant du prévôt de Darney, de donner main-levée de l’ajournement devant la justice de Darney, du maire de Dombasle appelé à répondre personnellement sur une plainte «d’excès et batture» commis sur une femme de Dombasle ; le cas devant être jugé par la justice du prieur (1594). — Lettre adressée au lieutenant de Mirecourt par un amodiateur de la seigneurie de Relanges concernant une saisie de pièces de terres qu’il a fait opérer sur Toussaint Baret, de Bonvillet, qui lors des acquêts, n’a pas observé les coutumes de la seigneurie ; et demandant avis (14 août 1586). — Condamnation du sieur Didier Golin le jeune, de Dombasle, accusé d’avoir pris, tué et mangé deux porcs appartenant à autry, a être fouetté et banni des pays de S.A. (1587). — Placet du prieur de Relanges au lieutenant général du bailliage pour obtenir l’exécution du décret de S.A. concernant le remembrement des terres de Dombasle affectées au prieuré (1588). — Placet des prieurs de Bleurville et de Relanges, comme seigneurs de Dombasle, adressé au lieutenant général du bailliage, aux fins de faire assigner deux habitants de Dommartin près Vallois, qui ont été amendés par les bangards de Dombasle (1597). — Extrait du registre des causes pendantes par devant le prévôt de Darney relatant un conflit de juridiction : le curé de Dombasle avait requis le sieur Carbonneau de faire arrêter François Tisserant de Bonvillet pour avoir blasphémé le nom de Dieu ; le blasphémateur fut enfermé au logis de l’hôtelier Paul Michelin, sous la garde de six hommes. A cette nouvelle, le procureur d’office du chevalier de Bar35 envoya la force armée pour délivrer le dit Tisserant, ce qui fut fait, sous la caution de Nicolas Rossel de Bonvillet ; le mayeur de Dombasle et le commis lieutenant accompagnés du sieur Carbonneau et de son frère se rendirent à Bonvillet, pour s’emparer de Rossel ; prévenu, le procureur d’office fit envoyer les arbalétriers pour empêcher toutes voies de fait ; ceux-ci trouvèrent Rossel enlevé de son logis, sous la garde du mayeur, du commis lieutenant et de leurs hommes ; ils purent le délivrer, désarmer ses gardiens et se saisir du mayeur et du commis lieutenant qu’ils enfermèrent à leur tour. Ceux-ci ne furent mis en liberté qu’après avoir déclaré «pour nulz les dictz actz, attentat et entreprinse par eux faicte indheuement au préjudice des droitcz et authoritez de la haulte justice de mondit seigneur (le chevalier de Bar)», et promis «cesser de faire le semblable à l’advenir» ; ils ont en outre payé les dépens (1616). Pièces concernant les amendes (1602-1620). Déclaration in dolore partus, par Jeanne La Kolfe, fille du régent d’école de Dombasle, qu’elle est enceinte des œuvres de François Drappier, sous promesse de mariage (1716). 1555-1741 VIII H 33 (Liasse). — 1 cahier de 20 feuillets et 36 pièces papier. Pièces d’un procès entre le prieur Robert Ranconnel, son successeur Charles de Livron, abbé de la Chalade, d’une part, et le procureur général de Lorraine et le chevalier de Lorraine36, d’autre part, au sujet de la juridiction à Dombasle et Attigny. Parmi les pièces, il y a lieu de 35 Charles de Lorraine, comte de Briey, seigneur de Darney, dit le chevalier de Bar et de Lorraine, chevalier de Malte, fils naturel du duc de Lorraine Henri II. 36 Voyez la note de l’article précédent. 207 signaler : une enquête par témoignages, d’où il ressort que les hommes de la seigneurie de Relanges n’étaient pas tenus de suivre la bannière de Darney, sauf quand les arrière-bans francs et non francs y allaient ; le prévôt de Darney, Coulin Chappellier, déclare qu’il a bien emmené les gens de la seigneurie de Relanges dernièrement : «il les y mena a force de commandement pour aler au-devant des aventuriers et a la guerre de M. de Valengin, dit qu’il fut avec ceulx de la banière jusques a Sainct-Jullien, mais ce fut a force de coups de bastons que M. de Bassompierre les y chassa». Cette enquête eut lieu à Mirecourt, par devant le bailli de Vosges, Erard de Dommartin (21 novembre 1508). — Requête présentée au duc par Robert Ranconnel, qui vient d’obtenir le prieuré de Relanges, aux fins de faire faire une enquête par ses officiers de Lorraine et du Bassigny sur les rentes dues au prieuré et qui ne sont dues au prieuré et qui ne sont plus payées depuis des années (14 février 1578, v. st). ; autre requête du même prieur où il supplie le duc d’étendre la mesure au comté de Vaudémont où se trouvent également des biens du prieuré, notamment à Bousanville et à Praye (21 octobre 1585). — Rapport à S.A. par le prévôt de Mirecourt où sont analysées des pièces du procès : requête à S.A. par le prieur Robert Ranconnel et les habitants de Dombasle et Attigny, au sujet de la seigneurie (1596) ; renvoi de cette requête au prévôt de Mirecourt (17 février 1596) ; analyses des pièces versées au procès : donation du duc Mathieu de 1164 (voyez VIII H 3), renouvelée le 9 septembre 1426 par le duc Charles ; donation de «Pernot de Vendeley», curé de Gruey, de 1271 (voyez VIII H 29) ; donation, par Gérard de Fresnel, écuyer, Ydette sa femme, Alix, femme de Thierion, écuyer, de Forcelles-Saint-Gorgon, de tout le droit de seigneurie qu’ils avaient à Dombasle, de septembre 1285 (voyez VIII H 3) ; mandement du duc Charles, du 24 septembre 1426, aux bailli de Vosges, châtelain et prévôt de Darney, de cesser d’inquiéter à l’avenir les habitants de Dombasle, Dommartin et autres appartenant au prieuré ; mandement du feu roi de Sicile aux mêmes officiers, de faire cesser les oppressions exercées par le bâtard de Vergy, lorsqu’il occupait Darny, à l’égard des habitants de Dombasle, telles que charrois, prestations et autres corvées (9 octobre 1444) ; enquêtes prouvant que les habitants de Dombasle ne sont pas astreints à suivre la bannière de Darney (1508) (voyez au début de cet article) ; arrêt du Conseil de S.A., interdisant au sieur de Belleville, capitaine de Darney, de contraindre à l’avenir les habitants de Dombasle et Attigny à faire la garde au château, sauf en cas d’«éminent péril» (12 septembre 1584) ; une série d’actes de procédure criminelle (1482-1597) ; litige entre le prieur Jean de Champdivers et le prévôt de Darney, Jean de Varennes qui, habitant à Dombasle, refusait de payer les tailles et corvées (25 janvier 1464) (voyez VIII H 30), etc. — Dans un autre rapport du 24 février 1603, où sont également énumérées les pièces citées plus haut, le procureur général donne comme preuves de la possession par S.A. de la haute justice de Dombasle : qu’elle avait l’appréhension des criminels, la confection de leurs procès et leur exécution ; le cri de la fête ; la permission des jeux ; qu’elle prenait les hautes amendes, les confiscations, les épaves et les «attrahières» ; qu’elle avait le «xomage» des mesures ; que les sujets du dit lieu de Dombasle faisaient la garde au château de Darney, et devaient les réparations à ce château, qu’ils payaient l’aide ordinaire ; qu’ils étaient obligés d’assister à la «faulté» du prévôt de Darney. 1508-1628 VIII H 34 (Liasse). — 108 cahiers et pièces papier. Procès entre Louis de Fleury, prieur commendataire de Relanges, et Jean François, baron du Houx, chevalier, seigneur de Dombasle, ancien capitaine pour le service de S.A.R., au sujet de la seigneurie de Dombasle. L’historique du procès est rappelé dans un extrait des registres du Conseil royal des finances et commerce portant arrêt de Stanislas du 30 juillet 1740. La collégiale de Darney est de fondation ducale ; le duc Thiébaut fonda en 130837 dans la chapelle de son château de Darney un canonicat, qu’il dota en se réservant la haute justice des lieux qu’il avait donnés. Parmi eux figure la seigneurie de Dombasle ; les droits de seigneurie donnés à la collégiale furent dans la suite rachetés et rentrèrent dans le domaine des Ducs. Les prieurs de Relanges et de Bleurville qui avaient sans doute quelques droits à Dombasle, à cause de fondations, en assurèrent une partie qu’ils considérèrent comme une seigneurie. Ce droit fut homologué par un arrêt du Conseil du 9 janvier 1629. Le procureur général considère cette seigneurie comme «une prétendue seigneurie sous le toit», simple juridiction sur le censier, à 37 Voyez. Arch. dép. des Vosges, G 19 et 20. 208 cause d’héritages. Le duc Charles IV, en 1661, en considération des services du sieur Georges du Houx de Bouzey, ci-devant capitaine au régiment de Lignéville, lui accorda un tiers environ de la seigneurie de Dombasle. En 1735, le sieur Jean François, baron du Houx, fut mis en possession du droit de faner, moissonner et vendanger un jour avant la communauté. Les prieurs de Relanges et les bénédictins de Saint-Nicolas protestèrent et obtinrent également le droit de faner, moissonner et vendanger un jour avant la communauté. Le procureur estimant que ces droits sont nuisibles au domaine et à l’exercice de la seigneurie, obtint, le 30 juillet 1740, le maintien du sieur du Houx, à l’exclusion de tous autres, même des prieurs de Relanges et de Bleurville, dans le droit de prélation sur tout le finage de Dombasle, et la condamnation des prieurs. — Parmi les pièces du procès (incomplet) figurent : une copie, du XVIe siècle, du vidimus par le juge de la cour de Cluny, de la charte de donation de Dombasle par le duc Mathieu Ier en 116438 ; l’entérinement par la Chambre des comptes des lettres patentes du duc Charles IV, données à Epinal le 25 septembre 1661, accordant à Georges du Houx de Bouzey une portion de seigneurie à Dombasle (19 novembre 1663) ; un renouvellement et reconnaissance faits par Louis-Pierre Alba, conseiller au bailliage de Vosges, des droits seigneuriaux, cens, rentes et redevances dus au sieur Hyacinthe de Fleury, prieur de Relanges, au lieu de Dombasle (4 janvier 1710). 1508-1628 - Dombasle-devant-Darney et Dombasle-en-Xaintois. VIII H 35 (Liasse). — 5 pièces parchemin, 74 pièces papier. DOMBASLE-DEVANT-DARNEY. Eglise ; Dîmes. — Réparations à l’église (1717). — Convention entre Jehan de Grandelans (Vandelans), prieur de Bleurville, et le prieur de Relanges au sujet des dîmes de Dombasle. Toutes les dîmes seront mises ensemble dans la grange de Dombasle qui appartient au prieur de Relanges, et celui-ci pourra prendre tous les ans dix resaux «moitié ung, moitié aultre» (novembre 1311). Copie du XVIe s. — Gerbe de «réparation» donnée par François Baradel, de Vittel, curé de Dombasle, pour sa part du tiers des dîmes de ce lieu, au prieur de Relanges, Alexandre de Fouchières (3 novembre 1535). — Etat des dîmes de Dombasle, Bonvillet et Nonville pour l’année 1536 : 18 paires à Dombasle, 15 paires à Bonvillet, 47 paires à Nonville, le tout moitié blé et avoine, mesure de Darney. — Extraits de comptes relatifs aux dîmes de Dombasle (1626-1710). — Attestation d’un habitant de Dombasle au sujet de la levée de la dîme sur les terres de fondations (1739). Pièces d’un procès entre le prieur de Relanges et le curé de Dombasle, au sujet des dîmes (1699-1741). DOMBASLE-EN-XAINTOIS. — Sentence arbitrale rendue par Antoine de Ville, bailli de Vosges, et Jehan de Lignéville, sieur de Tantonville, capitaine d’Arches, dans un différend entre le prieur de Relanges, Jehan de Fouchières, et les habitants de Dombasle «un Saintoy». Ceux-ci avaient saisi des chars et des chevaux mésusant dans les haies ou buissons près de Dombasle et avaient touché les amendes. Le prieur prétendait en qualité de seigneur de Dombasle avoir droit à toutes les amendes, hautes et basses, «attraières et confiscations», et cela de toute ancienneté. Les habitants répondaient que tout en reconnaissant que le prieur était seigneur du lieu, ils pouvaient prouver que de tout temps, ils ont gagé les mésusants, leur ont fait payer le dommage et ont consacré ces amendes au luminaire de leur église. Les arbitres rétablissent l’accord entre les parties, et décident que le prieur se désistera de ses prétentions à l’égard des chars et chevaux saisis ; qu’à l’avenir, les habitants de Dombasle auront la garde de leurs «comunailles» en y mettant des gardes et forestiers, comme par le passé ; le prieur prendra six blancs sur le dommage causé et que payeront les mésusants (22 octobre 1522). Original parchemin et deux copies papier. 1311-1741 - Dommartin-lès-Vallois. VIII H 36 (Liasse). — 6 pièces parchemin, 23 cahiers et pièces papier. Donation au prieuré par Aubert de Darney, du consentement de ses fils Jehan et Aubertin, de ce qu’il possédait à Dommartin «selunc Vallox» (mars 1259, v. st.). Parchemin autrefois 38 Voyez l’analyse dans VIII H 3. 209 scellé39. Copie sur papier, du XVe s.40, de la pièce précédente. A la suite a été copiée également la ratification de cette donation par le duc de Lorraine Ferri III, de 127141. — Accord entre le prieur Jehan de Champdivers et les habitants de Dommartin, au sujet d’un «axart» que le prieur faisait faire à la chaussée de son étang, ce qui, au dire des habitants, leur portait un grave préjudice. Le prieur devra faire établir un pont solide sur le dit «axart» ; les habitants fourniront les bois nécessaires à son entretien. Parmi les témoins figurent : Robert Crepin, capitaine de Darney, Jehan Phelepin, lieutenant du bailli de Vosges, Watrin de Passavant et Gérard Quael, prévôt de Darney (19 juin 1454). — Acensement par le prieur Jehan de Fouchières à plusieurs habitants de Dommartin «en son Vallois», du Pré de l’étang de Dommartin, moyennant la somme de douze francs de Lorraine, payable annuellement à la Saint-Etienne : le prévôt de Darney, Collin Chapelier, était présent (8 juin 1510). — Acensement par Jehan de Fouchières aux hoirs de feu Jehan Pape d’Offroicourt, de pièces de terre sises à Dommartin-les- Offroicourt et à Remicourt (avril 1520). — Acensement par le même prieur à plusieurs habitants de Dommartin «en son Valois» de deux champs à Dommartin (29 août 1523). — Acensement par le prieur Alexandre de Fouchières à plusieurs habitants de Dommartin, d’un pré dit le Pré de l’Etang. Parmi les témoins se trouvent Henry Masson, curé de Rupt-aux-Nonnains, et Collin Chapelier, prévôt de Darney (5 avril 1524). — Confirmation par le prieur Philibert de Fouchières de l’acensement consenti par son frère Alexandre aux héritiers de Jehan Pape (voir ci-dessus, dans le même article) (18 mars 1537). — Transport par devant le prieur Robert Ranconnel sur d’autres pièces de terre sises à Dommartin, de dix gros de cens dus au prieuré et affectés sur les héritages de Jehan Pape, en suite de l’acensement fait à Jean Mondart par Alexandre de Fouchières le 24 janvier 1537 (11 novembre 1585). — Acensements à divers du Pré de l’Etang (1700-1780). — Déclarations et recettes des cens et rentes de Dommartin pour 1521, 1626, 1672, 1674, 1688-1689. — Reconnaissance générale des cens et rentes dus au prieur Hyacinthe de Fleury (1708-1710). 1259-1780 - Estrennes. VIII H 37 (Liasse). — 8 pièces parchemin, 8 pièces papier. Donation en aumône à l’église de Relanges par Simon, curé de Poussay (Porces) de deux chapons et deux deniers de cens annuel à lever à Estrennes, le lendemain de Noël ; ce cens lui était dû à Chaylloncort pour un pré sis à Pyoncort qui était de son aleu (septembre 1267). Parchemin autrefois scellé du sceau de l’abbesse de Poussay. — Reconnaissance par René d’Estrennes de ce qu’il doit à Guillaume de Monmartin, prieur de Relanges. Il se dit homme et justiciable du prieur ; il reconnaît lui devoir tous les ans, le lendemain de la Nativité, six sols de toulois et deux chapons ; de plus il doit l’ancien cens en deniers, en blé et en «fouaces» ; «et se il avenoit que il avoast ou reclamast autre signour dou dit heritage fors que lou dit Guyllame et seiz successors dou dit priorei», l’héritage deviendra la propriété du prieuré. Il s’engage à payer pour cet héritage, sept resaux et trois quartes de blé et six toulois et cinq fouaces. Les pièces composant l’héritage sont sises à Estrennes, elles sont énumérées avec leurs lieux-dits et leur contenance (juillet 1310). — Acte par lequel Henri dou Nuefchastel, chevalier, bailli du duché de Lorraine, s’engage à payer annuellement, sa vie durant, une somme de dix livres de petits tournois, pour la terre d’Estrennes que lui a acensée le prieur Guillaume de Monmartin. Les acquêts qu’il pourra faire à Estrennes, reviendront au prieuré après sa mort (vendredi, vigile de Saint-Nicolas 1315). — Donation par frère Regnaulz de Noire Terre, prieur de Relanges, à Jehan, fils de Jehan Tareney (?), d’Estrennes, en récompense de ses bons services, d’une maison, d’un meix et d’autres héritages, provenant de confiscations successives sur des hommes d’Estrennes qui avaient démérité ou forfait. Le nouveau bénéficiaire devra payer la taille, comme les autres hommes d’Estrennes, ainsi que les rentes et autres dettes et corvées attachées à l’héritage (jeudi après la Purification Notre-Dame 1374). — Acensement par le prieur de Relanges à Didier Dowect, d’Estrennes, de deux prés sis au dit lieu (20 janvier 1516). — Vente au prieur Jehan de Fouchières par Didier Dowect, dit le Gensdarme, d’un muid de vin de cens annuel, mesure de Mirecourt, assigné sur plusieurs vignes sises à Estrennes, pour 39 Copie de la pièce déjà analysée dans VIII H 4. 40 Filigrane du papier : une ancre. 41 Voir l’original dans VIII H 3. 210 la somme de cinquante francs monnaie de Lorraine (15 janvier 1517). — Reconnaissance d’un cens annuel de deux blancs à payer au prieur Jehan [de Fouchières], par Jehan du Pont, de Valleroy-aux-Saules ; ce cens étant assigné sur une vigne sises à Estrennes, que le dit Jehan a achetée à Laurent, fils du Petit Simon de Hagécourt (4 février 1519). — Acensement par le prieur Jehan de Fouchières à Jehan des Vygnes, d’Estrennes, d’une pièce de terre, en nature de vigne et de pré, au lieu dit Aux pattes d’oyes, moyennant un cens annuel de trois quartes d’avoine, mesure de Mirecourt (27 décembre 1521). — Vente par Claudot Willaume, d’Estrennes, à Nicolas de Petitgni, seigneur de Pont Belmont en partie, et à Eve de Thuillières, sa femme, de plusieurs pièces d’héritages, sises au ban d’Estrennes (13 décembre 1565). — Marché pour le labourage et la mise en état de la vigne d’Estrennes (1601). — Visite de la vigne par deux vignerons experts (1627). — Acensement par Louis de Fleury à Claude Huel, d’Estrennes, d’une vigne sise en ce lieu ; approbation de cet acensement par Scipion Jérôme, évêque de Toul (1749). — Bail des revenus d’Estrennes (1780). 1267-1780 VIII H 38 (Liasse). — 3 pièces parchemin, 31 pièces papier. Pied-terrier de 1586. — «Déclaration de la teneur des davoidz [d’Estrennes] contenus au lvije, lviijG et lvixG articles de l’ancien terrier» (s. d., début du XVIIe s.). — Arpentage des héritages du ban d’Estrennes (17 novembre 1590). — Déclaration des terres d’Estrennes (22 novembre 1670). — Arrêt de la cour souveraine de Lorraine et Barrois ordonnant une reconnaissance des héritages chargés de cens envers le prieur de Relanges, avant de payer une contestation qu’avait ce dernier avec les habitants et les «porteriens» du ban d’Estrennes (29 décembre 1709). — Requête à S.A.R. par Jean-Hyacinthe de Fleury, prieur de Relanges, afin d’obtenir un remembrement général des maisons et terres du ban et finage d’Estrennes, dans le but de pouvoir procéder à la reconnaissance des cens et rentes dus au prieuré. Dans cette requête, le prieur expose que, pendant les dernières guerres, le Roi Très Chrétien qui occupait alors les Etats de S.A.R. a trouvé à propos de nommer au prieuré successivement les sieurs du Chesne et Langlois, par brevet, que ceux-ci en ont pris possession, mais qu’ils en ont tellement négligé les revenus que lorsque le suppliant a été réintégré en la possession du prieuré par arrêt de la Cour de 1698, il a trouvé les édifices en ruines ou en très mauvais état, les cens et rentes négligés, les titres dispersés et même engagés dans les provinces étrangères. Il rappelle ensuite qu’à la suite d’une instance portée en 1669 par devant M. de Bilistein, procureur général au bailliage de Vosges, celui-ci aurait ordonné que les habitants du finage d’Estrennes opteraient dans les quinze jours pour le paiement de 9 francs 5 gros, 14 deniers, un imal et un quart de blé, dix-huit resaux trois imaux deux tiers d’avoine, quatre poules et quarante oeufs. Après contestations, un nouvel arrêt du 17 septembre 1670 décida que les parties se représenteraient par devant le même conseiller rapporteur pour donner leurs raisons précises à l’encontre des prétentions du prieur. Le procès-verbal en aurait été dressé le 22 novembre suivant, mais les fonctions de la cour souveraine furent suspendues peu après, et le prieuré tomba entre les mains des sieurs du Chesne et Langlois qui, sans se soucier des droits du prieuré, ne cherchèrent qu’à en retirer les revenus. Les choses en restèrent là jusqu’au 6 septembre 1706, époque à laquelle le suppliant, ayant retrouvé les pièces de l’instance, se pourvoit à nouveau en la Cour souveraine contre les habitants ex-propriétaires du ban d’Estrennes. Le 9 décembre 1709, est intervenu un arrêt ordonnant la reconnaissance des maisons, masures et héritages chargés de cens. L’exécution de cet arrêt est très difficile, sinon impossible pour le suppliant par le fait que le finage a été longtemps désert et abandonné, qu’un remembrement en 1680 a apporté des changements dans les possessions des particuliers, et que par la négligence des «brévetaires», aucune vérification n’a été faite. C’est d’après l’exposé qui précède que le prieur demande les lettres de terriers nécessaires à l’établissement d’un remembrement général. L’arrêt qui donne satisfaction au prieur est du 23 mars 1710. — Accord, par devant François- Augustin le Bègue, conseiller au bailliage de Vosges, entre les différents seigneurs et les habitants du ban d’Estrennes au sujet des cens. Les seigneuries sont au nombre de sept : celle de Savigny ou Mandres, celle d’Offroicourt, celle du Val d’Harol, celle de Relanges, celle de Domèvre42, celle du commandeur de Norroy et celle de Chaumousey (17 octobre 1712). — Déclaration des maisons ou masures dans lesquelles sont les sujets du prieur de Relanges, et 42 Ecrit ailleurs de Sommier. 211 reconnaissance des cens dus au prieur (15 mai 1713). Reconnaissances, déclarations des cens et rentes (1553-1714). Délits forestiers (1704-1714). Extraits de comptes du prieuré concernant la seigneurie d’Estrennes, pour les années 1626 et 1628. Il y est dit que la seigneurie comporte dix maisons sises en trois rues : 2 dans la Grande Rue, 4 dans la rue de Biga, 2 sur la route, 2 dans le village ; une vigne ; trois bois : Relangosse, le Bois Moyen et le Bois Brûlé. — Déclarations d’héritages (XVIIème siècle). 1553-1764 VIII H 39 (Liasse). — 8 pièces parchemin, 93 pièces papier. Procès entre le prieur Charles Héraudel, prévôt des chanoines de Bourmont, et les habitants d’Estrennes, pour le paiement des cens (1668-1670). — Procès entre le prieur Jean-Hyacinthe de Fleury et les habitants d’Estrennes au sujet de la reconnaissance et du paiement des cens (1700-1709). — Procès du prieur de Relanges contre le comte de Ravenel au sujet du remembrement des cens dus au prieuré dans le ban d’Estrennes (1704-1736). Parmi les pièces de ce procès figure un mémoire produit par le prieur où est relatée la genèse de l’affaire. Il y est dit au début que «la totalité du finage d’Estraine est chargée de cens envers les seigneurs du dit lieu au nombre de sept, savoir : le sieur comte de Ravenel, les seigneurs du Val d’Haros, le sieur comte de Sommier, le sieur de Curel, le commandeur de Robécourt, l’abbé de Chaumousey et le prieur de Relanges». 1668-1736 - Gignéville. VIII H 40 (Liasse). — 1 pièce parchemin, 29 pièces papier. Accord, après sentence arbitrale, entre frère Henri, prieur de Relanges, et frère Jehan, dit de Chaminat (?), «gouverneur en la temporalitei du priorei de Marey», au sujet des dîmes de quelques terres du ban que l’une et l’autre partie prétendaient avoir le droit de lever à l’exclusion de l’autre. Les arbitres furent frère Miles, ministre de la Trinité de La Marche et curé de cette ville, et Symon, curé de Deuilly (Dulley) ; frère Etienne, dit de Marey, prieur d’Autrey (?) (Aultey) était le procureur du prieur de Relanges, Warnier, curé de Viviers, faisant cause commune avec celui-ci, et Anseil, curé de Marey-la-Ville, ayant partie liée avec le prieur de Marey. La sentence fut proclamée en présence de frère Henri, maître de «Bonnevaul