137 ARCHIVES DÉPARTEMENTALES DES VOSGES __________ SÉRIE H CLERGÉ RÉGULIER AVANT 1790 7 H Prieuré du Saint-Mont Répertoire numérique détaillé établi par André PHILIPPE, archiviste départemental (1905-1937) présenté par Raymonde FLORENCE Épinal, 1925 / 2004 138 Introduction1 Le pays où fut établi le monastère du Saint-Mont s’appelait le pays d’Habend (Habendensis pagus). Il appartenait au VIIe siècle à un certain Romulphe, puis à son fils Romaric, tous les deux grands seigneurs de la cour d’Austrasie. L’origine de l’abbaye, puis chapitre, de Remiremont se confond avec celle du Saint- Mont. En effet, Romaric, à la sollicitation de Saint-Amé, moine de Luxeuil, fonda sur le mont Habend (auj. Le Saint-Mont) un monastère de filles, et au pied de la même montagne, un couvent d’hommes. Macteflède et Amé furent les premiers chefs de ces communautés. Le monastère resta double pendant environ trois cents ans. Au début du Xe siècle, il fut pillé et brûlé ; les moines et les religieux durent s’enfuir et allèrent s’établir de l’autre côté de la Moselle. C’est là l’origine de la ville de Remiremont. Au milieu du XIe siècle, un prêtre nommé Anténor construisit un ermitage au pied du mont Habend, sur un tertre appelé le Châtelet, nom sous lequel le monastère est souvent désigné au Moyen Âge. Seherus, prêtre d’Epinal, vint rejoindre Anténor. Les religieux suivaient la règle de Saint-Augustin. L’accroissement de la communauté incita les fondateurs à s’établir sur le sommet de la montagne qui s’appelle alors le Romberg. Cette colonie n’y séjourna pas longtemps et elle en partit dans les dernières années du XIe siècle sous la conduite de Seherus, pour aller fonder l’abbaye de Chaumousey. La montagne de Romaric, quelque temps de nouveau désertée, reçut les religieux de Remiremont qui quittèrent la vallée à la suite de contestations avec l’abbaye de Remiremont. La communauté du Romberg ou Rombech devint un prieuré, et l’élection ou la nomination du prieur furent soumises à l’agrément de l’abbesse de Remiremont. Le nom de Saint-Mont est définitivement adopté au XVe siècle. Au XVIIe siècle, le prieuré n’était pas un modèle d’austérité ni de régularité, et l’abbesse de Remiremont, Catherine de Lorraine, afin de remédier à ces désordres, résolut de remplacer les chanoines par des Bénédictins réformés. Après plusieurs procès que suscita la résistance du chapitre, l’abbesse obtint enfin gain de cause, et en 1623, fut fulminée la bulle d’union du prieuré à la Congrégation de Saint-Vanne. À part quelques procès avec le chapitre de Remiremont, l’histoire du Saint-Mont, pendant les deux derniers siècles de son existence et jusqu’à sa suppression en 1790, ne présente aucun fait important à signaler. Les archives du prieuré sont importantes ; elles sont riches notamment pour quelques localités, telles que Bayon, Dommartin-lès-Remiremont (depuis le XIIIe siècle), Saint-Amé (depuis le XIVe siècle) et Saint-Etienne-lès-Remiremont (depuis le XIIIe siècle). Le titre le plus ancien du fonds est un diplôme d’Adalbéron, archevêque de Trèves, de 1147 (VII H 1). Il y a lieu de signaler également un certain nombre de chartes originales des ducs de Lorraine, depuis Mathieu II (VII H 2) et des ducs de Bourgogne, ces dernières du XVe siècle (VII H 3). Enfin un répertoire des titres du prieuré, malheureusement incomplet (VII H 46), fait connaître, par transcription ou analyse, de nombreuses pièces qui ne nous sont pas parvenues. 1 Chanoine Renaud, Histoire abrégée du Saint-Mont, publiée par E. Vacca. Remiremont, 1867. 139 Prieurs du Saint-Mont (d’après E. Vacca et les documents d’archives) 620 - +627.........................…. Saint-Amé. *1405, *1425.......................... Guillaume la Perchoite. 627 - +653.........................…. Saint Romaric. 1434 -................................…. Baldenetus d’Epinal. 653 - +670.........................…. Saint-Adelphe. *1450...................................... Jean Collette. 670 - .................................…. Garichramm. *1451...................................... Regnault. *1463, *1466.......................... Guillaume d’Eccles. Lacune *1480...................................... Jean d’Abiey. *1485...................................... Laurent Nicholaï d’Epinal *899, *913............................. Théodoric. *1486 - *1495....................…. Jacques Dagone. *1503...................................... Nicolas d’Eccles. Abandon du Saint-Mont *1528 - +1536....................…. Jean Nabrey ou Nabrel, de Plombières. *1026...................................... Richard, prêtre du diocèse 1536 -................................…. Pierre Bodel. de Verdun. *1580...................................... Simon Geoffroy. *1050...................................... Anténor. *1587...................................... Jean Champy. .....- vers 1090....................…. Seherus, fondateur de *1596...................................... Claude Robert. Chaumousey, *1128. *1602...................................... François Magnien. *1147...................................... Jean. 1603....................................... Théodore Remy. *1195...................................... Albricus. 1614....................................... Claude Remy. 1621, 1623.............................. François Magnien. Lacune Union du monastère à la congrégation de Saint-Vanne (6 oct. 1623) *1284...................................... Woillame. 1624 - 1625........................…. D. Joseph Braconnier. *1286...................................... Thierri. 1626 - 1627........................…. D. Hidulphe Jobart. *1334...................................... Pierre, dit de la Porte. 1628 - 1630........................…. D. Ignace Gilbert. *1344...................................... Symon. 1631....................................... D. Etienne Bourdon. *1351...................................... Jean Marguenne. 1632....................................... D. Pulchrone Gobin. *1364...................................... Simon de Faucogney. 1633....................................... D. Constance Jobelin. *1368...................................... Jean Reculeiz. 1633 - 1635.......................….. D. Paul Liégois. .....- +1397.........................…. Jacques de Corbenay. 1636 - 1639........................…. D. Rupert Caillier. 1640....................................... D. Antoine de Lescale. 1699 - 1700........................…. D. Nicolas Mailler. 1641 - 1642........................…. D. Ch. Gondrecourt. 1701 - 1703.......................….. D. Philbert Le Bègue. 1643 - 1644.......................….. Pas de prieur. 1704....................................... D. Joseph Baudinet. 1645 - 1649........................…. D. Christophe, procureur. 1705 - 1706........................…. D. Erard Grandmougin. 1650 - 1651........................…. D. Philbert Galavaux. 1707 - 1708........................…. D. Mathieu Rousselange. 1652 - 1655........................…. D. Michel Bon. 1709 - 1711........................…. D. Henri Simonin. 1656 - 1657........................…. D. Philippe Platel. 1712 - 1716........................…. D. Nicolas Maillot. 1658 - 1662........................…. D. Barthélemy Valtrin. 1717....................................... D. Hilaire Ruthau. 1663 - 1664.......................….. Pas de prieur. 1718 - 1720........................…. D. François Guillaumé. 1665 - 1670........................…. D. Joachim Le Roi. 1721....................................... D. Claude Jacquinot. 1670 - 1671........................…. D. Barthélemy Claudon. 1722 - 1724........................…. D. Humbert Etienne. 1672 - 1676........................…. D. Joachim Le Roi. 1725....................................... D. Antoine Toussaint. 1677 - 1678........................…. D. Eustache Claudon. 1726 - 1728........................…. D. Benoit Etienne. 1679....................................... D. Joachim Le Roi. 1729....................................... D. Bonaventure Morel. 1680....................................... D. Albert Le Grand. 1730 - 1734........................…. D. André Bonhomme. 1681 - 1683........................…. D. Ermenfride Martin. 1735 - 1739.......................….. D. Jérôme Gillet 1684 - 1686........................…. D. Antoine Le Bègue. (ou Gillot). 1687....................................... D. Charles Georges. 1740 - 1742........................…. D. Benoit Vielhomme 1688 - 1690........................…. D. Maximilen Valot. (ou Villaume). 1691....................................... D. Polycarpe Larchez. 1743 - 1746........................…. D. Mathieu Gesnel. 1692....................................... D. Philbert Le Bègue. 1747 - 1749............................ D. Jean Barnich. 140 1693 - 1694........................…. D. André Munier. 1750 - 1790........................…. D. Mathieu Gesnel. 1695 - 1697........................…. D. François Billard. 1790....................................... D. Léopold-Maximilien 1698....................................... D. Hidulphe Vallei. Nicole. 141 Sommaire du fonds VII H VII H 1 Titres constitutifs (1147 ) VII H 2 Chartes des ducs de Lorraine (1230-1699) VII H 3 Chartes des ducs de Bourgogne (1418-1440) VII H 4 Prieurs (1486-1671) VII H 5 Relations avec le chapitre de Remiremont (1567-1709) VII H 6 Aveux et dénombrements (1680-1725) VII H 7 Union à la congrégation de Saint-Vanne (1623-1736) VII H 8 Chapelles, fondations (1389-1722) VII H 9 Union de la cure de Dommartin (1184-1597) VII H 10 Curés de Dommartin (1625-1743) VII H 11 Paroisse de Dommartin (1371-1751) VII H 12 - 46 Biens du prieuré (1230-1783) 12 –13 Bayon, La Bresse et Biffontaine 14 – 26 Dommartin-lès-Remiremont 27 Eloyes et Laveline-du-Houx 28 Ramonchamp et Rancourt 29 Remiremont 30 Rupt 31 – 33 Saint-Amé 34 – 42 Saint-Étienne 43 – 44 Saint-Nabord, Le Tillot et Vagney 45 Les Vallois et Chaillon (Meuse) 46 Divers VII H 47 - 53 Revenus et charges du prieuré (1640-1792) VII H 54 Comptes des recettes et dépenses (1720-1783) VII H 55 Mémoires historiques (XVIIe-XVIIIe s.) VII H 56 - 57 Pièces diverses (1284-XVIIIe s.) 142 PRIEURÉ DU SAINT-MONT1 (ordre de Saint-Benoît) VII H 1 (Liasse). — 1 pièce parchemin ; 1 pièce papier. Titres constitutifs. — Diplôme d’Adalbéron, archevêque de Trèves, légat du Saint-Siège, confirmant les possessions du prieuré de Saint-Mont (in monte qui vocatur Rumberc). La pièce est adressée à frère Jean, prieur. Les possessions énumérées et confirmées se trouvent à Remiremont (Romaricus mons), Maxonrupt (Maxonis rivulo), Vagney (Sancti Lamberti de Wahineis), Vicus Arnulfi (peut-être Saint-Arnould, près de Saint-Amé), Cleurie (Cruleia), Longchamps (Longum Campum), Les Vallois (Valleis), Hadigny-les-Verrières (Haldiniacum), Bouxières-aux- Bois (Buxerias), Gugney-aux-Aulx (Guneiaco), Gigney (Gehenneiacum), Flirey (Floreium), Humont (Humunt), Mazelay (Masilleis), Uxegney (Ursiniacum), Fomerey (Folmeriacum), Domèvre (Domni Apri), Badonviller (Baidonis villare), Oëlleville (Olleivillam). La date, dont tous les éléments concordent est la suivante : «Actum Trève [ris] anno diminice Incarnationis millesimo. C. XL. VII. Inditione Xma,regnante Conrado Romanorum rege secundo, anno episcopatus nostri. XVIma, presidente Romaricensi ecclesie Juditha abbatissa, temporibus Mathei ducis advocati ejusdem ecclesie, et regnante domino nostro Jhesu Christo cum Patre et Spiritu sancto in secula Amen»2. Original parchemin, autrefois scellé. (Les quatre incisions des attaches existent dans le repli et dans la partie correspondante de la pièce). — Copie de l’acte précédent, sur papier, du XVIIe s. 1147 VII H 2 (Liasse). — 16 pièces parchemin ; 8 pièces papier ; 2 sceaux (incomplets). Chartes des ducs de Lorraine. — Charte de Mathieu II, par laquelle il donne en aumône pour le repos de son âme et de celles de ses ancêtres, à la maison du Saint-Mont de Chestel (Sancti Montis de Chestel) un breuil sis entre Xenois (Senevach) et Saint-Etienne-sous-le-Mont (1230, v. st., mars. Original parchemin, autre fois scellé). — Lettre de Ferri III, duc de Lorraine, dans laquelle il rappelle que son ancêtre le duc Simon3 a donné aux chanoines de Rembech les pâturages dans les bois et un hors des bois situés entre le chemin qui vient de Belmont aus Loies et Rembech ; il confirme cette donation et y ajoute un pré qu’il possède en la paroisse de Ramonchamps au lieu dit dou Tillat ; les chanoines devront faire l’anniversaire du duc Simon et chanter, pour Ferri et ses parents, une messe le samedi de chaque semaine (1299, samedi avant Noël. Vidimus par le notaire Jehan Chimère du 4 juillet 1336). — Charte du duc Jean qui dispense le prieuré du «Sainct-Mont dit de Rombech, près de Remiremont de l’ordre Saint Augustin» d’héberger les «braconniers» du duc ainsi que leurs chiens, comme cela se faisait auparavant une fois l’an (1388, 23 avril. Original parchemin autrefois scellé). — Charte de Charles, dit le Hardi, duc de Lorraine, annexée à la pièce précédente, dont elle reprend et confirme la teneur. Il consent à cette exemption, pour que, comme son «seigneur et peire», il soit «a tousiours maix partissipans et parsonniers ez proiieres, suffraiges, orisons, messes et services que a la dicte englise du Sainct-Mont se feront» (1405, 28 avril. Original scellé du sceau du duc, en cire rouge sur double queue). — Le même duc Charles confirme et ratifie les privilèges et exemptions accordés par plusieurs de ses prédécesseurs et dont le texte intégral est transcrit dans la charte de confirmation : 1° Ordre du duc Mathieu II au prévôt d’Arches et à ses baillis de défendre la maison de Rembech ainsi que ses biens contre toute atteinte (1232) ; 2° Charte du duc Simon octroyant à la maison des chanoines de Rembech (de Rondo becco), le droit d’usage de bois à brûler et à construire (vente et arrachage exceptés) dans les bois et le droit de pêche dans les eaux, compris entre Rombec et la route qui va de Bellomonte à Eloyes (ad villam des Loies)4 ; le comte de l’église de Remiremont n’aura rien à réclamer dans cette 1 Auj. ferme de la commune de Saint-Amé, Vosges, arrondissement de Remiremont. La fondation de cet établissement remonte, d’après la tradition, à Saint-Amé et à Saint-Romaric. Ruiné une première fois, il aurait été relevé au milieu du XIème siècle par Richard, abbé de Saint-Vanne de Verdun, puis régi par un prêtre, nommé Anténor, qui mit les religieux sous la règle de Saint- Augustin. En 1619, l’abbesse de Remiremont, Catherine de Lorraine, introduisit au prieuré des bénédictins de la congrégation de Saint-Vanne et Saint-Hidulphe. 2 Publié, d’une façon défectueurse, par D. Calmet, Histoire de Lorraine, 1er édition, t. III, preuves, col. CCC XXVII. 3 Voyez dans le même article, la charte du duc Charles du 25 avril 1405. 4 C’est cette concession qui est rappelée par le duc Ferri III en 1299. Voyez ci-dessus, dans le même article. 143 concession (Remiremont, 1204 v. st. 6 mars)1 ; 3° Charte du duc Ferri III, rappelant la concession qui précède (1299, samedi avant Noël. Analysée au début de cet article) ; 4° Charte de Mathieu II, par laquelle il donne au Saint-Mont le breuil de Xenois (1230 v. st. mars. Analysée en tête de cet article). Après avoir rappelé et confirmé ces divers dons et privilèges, le duc Charles y ajoute l’exemption de «graixes»2 et decharrois, et l’autorisation pour tous ceux qui habiteront la maison et les gagnages de «chasser et penre bestes salvaiges sans ceu qu’il soient desormaix tenus de faire redowance de la traice desdictes bestes qu’il penront, ne du quartier des dictes bestes salvaiges comme nous officiers de notre chastellerie d’Arches ont volus avor d’eulx, on temp passey quant ilz prenoient alcune bestes salvaiges». En échange quatre services solennels seront célébré, pour l’âme du duc et de ses prédécesseurs aux quatre temps de l’année (1405, 25 avril. Original autrefois scellé du «grant seel pendent» du duc). — Deux expéditions contemporaines sur parchemin de l’acte précédent, l’une par le notaire Etienne Durand d’Epinal, l’autre par H (?) de Aquilavilla. — Octroi par le duc Charles, en vue de l’augmentation du service «pour le remeide des ainmes» de ses prédécesseurs, de ses successeurs et de lui-même, à l’église du Saint-Mont, de deux muids de sel «à livraison de marchans», à prendre annuellement le lendemain de l’Annonciation, dans ses salines de Rosières (1427, v. st., 2 février. Original parchemin, autrefois scellé du grand sceau pendant du duc)3. — Copie notariée, contemporaine, sur parchemin, de l’acte précédent. — Copie papier du même (XVIIIe s.). — Lettres du duc René, comte de Vaudémont et d’Harcourt, confirmatives de toutes les donations et de tous les privilèges antérieurement faits et accordés au prieuré du Saint-Mont. Ces lettres étaient primitivement annexées à la charte du duc Charles, octroyant deux muids de sel au prieuré : «Donné en nostre ville d’Espinal» le 18 juin 1474. Original signé et autrefois scellé du sceau du duc4. — Le duc René, pour donner satisfaction à une triple requête des prieur et religieux du Saint-Mont : 1° Les autorise à établir dans le bois de Fossart un parc pour y rentrer le soir leurs porcs qui pâturent dans ce bois ; 2° leur abandonne les «acquêts d’eau» provenant des empiétements de la rivière dans leurs prés ; 3° exempte vingt-cinq hommes du prieuré de toutes tailles, aides, subsides, etc., à l’exception des aides des Etats. A l’appui de la première partie de leur requête, les religieux font valoir le préjudice que causerait à la qualité des porcs la nécessité de monter et de descendre chaque jour ; ils diminueraient de poids ; il en résulterait que le prieuré ne pourrait plus faire l’aumône qu’il a faite jusqu’alors «le gras dimanche» de chaque année, aux douze cents personnes environ qui viennent prier à l’église ; cette aumône consistait en une «larche de lart» et un pain (Nancy, 22 juin 1495. Original signé et scellé du grand sceau pendant du duc, en cire rouge sur double queue). Deux copies modernes sur papier. — Le prieur Jacques Dagone, en reconnaissance des octrois et concessions faites au prieuré, par le duc René, s’oblige, lui et son couvent, à célébrer tous les ans, deux «haulx services somempnels avec diacre et sous-diacre», l’un la vigile de l’Assomption (24 juin 1495). — Confirmation par le duc Antoine de tous les privilèges accordés au prieuré du Saint-Mont par ses prédécesseurs, ainsi que de l’octroi des deux muids de sel à prendre aux salines de Rosières (Remiremont, 1513, 19 juin. Original parchemin signé, autrefois scellé du sceau du duc)5. — Vidimus sous le sceau du tabellionage d’Arches d’un ordre du feu duc Charles du 30 janvier 1566 (v. st.), à tous ses officiers de faire payer tous les cens et rentes dus au Saint-Mont, avec les arrérages (1570 v. st., 10 février) (au recueil de titres f°55ro). — Requête des prieur et religieux, adressée à S.A., expositive de tous les octrois et privilèges dus aux ducs de Lorraine, depuis Simon, en 1205, jusqu’à 1582, et en demandant la confirmation. Renvoyée le 20 octobre 1627 aux président, conseillers et auditeurs des comptes de Lorraine, pour examen ; ceux-ci le 5 novembre suivant, la renvoient à leur tour au receveur d’Arches pour la vérification des titres. — Confirmation des privilèges du Saint-Mont par le duc Charles (Mirecourt, 1662, 8 novembre. Lettres patentes signées et autrefois scellées du sceau du duc). — Copie sur papier des mêmes lettres (XVIIIe s.). — enregistrement, par les Présidents Trésoriers généraux de France des lettres patentes des ducs de Lorraine, de 1428, 1474 et 1513, accordant et confirmant aux Bénédictins 1 Il y a dans le texte : primo idus martli, très évidemment pour pridie dus martii. 2 Impôt sur les terres, comme grièche. 3 D’après un mandement des trésoriers généraux de France du 1er mars 1690 (analysé ci-dessous, dans le même article). Ce sceau était en cire verte. 4 D’après la même source, ce sceau était également en cire verte. 5 D’après la même source, ce sceau était également en cire verte. 144 du Saint-Mont, deux muids de sel des salines de Rosières (Metz, Bureau des finances, 1690, 1er mars). — Requête au duc Léopold, par les religieux du Saint-Mont, pour obtenir confirmation des privilèges de leur maison, et de l’octroi des deux muids de sel des salines de Rosières. Renvoi par le duc à la Chambre des comptes (Nancy, 1699, 10 janvier). 1230-1699 VII H 3 (Liasse). — 3 pièces parchemin ; 2 sceaux. Ducs de Bourgogne. — Lettres de Jehan, duc de Bourgogne, comte de Flandre, d’Artois et de Bourgogne palatin, seigneur de Salins et de Malines, en faveur du chapitre de Remiremont, au sujet du péage du Thillot. Les dames, dans une requête adressée au duc, prétendaient que, parmi les droits, seigneuries et possessions de leur église, elles avaient la seigneurie des «Vaulx de Longchamps et Ramonchamps» et moitié de la haute justice avec le duc de Lorraine «gardien» de l’église. Le duc de Bourgogne, de son côté, à cause de sa seigneurie de Faucogney, et le seigneur de Ronchamps, en qualité de voué de l’église de Remiremont, partageaient avec les dames, certains droits dans quelques parties des dits «Vaulx» ; ils avaient notamment «certain peaige appelé le peaige du Tillot desoulz Chastel Humbert», donné autrefois aux seigneurs de Faucogney par un duc de Lorraine qui la possédait en qualité de voué de Remiremont ; or les dames disaient que déjà du temps des seigneurs de Faucogney et depuis, elles avaient été tenues quittes de payer ce péage pour les denrées, vivres et autres choses qui passaient par les Vaux de Longchamps et de Ramonchamps, et qui étaient destinés à leur sustentation et à leur entretien, que malgré cela, les officiers du duc et amodiateurs du péage leur avaient fait payer des droits et les avaient gagées, que cette pratique leur causait grand dommage, et qu’elles demandent au duc d’y apporter remède. Le duc, considérant que les suppliantes sont toutes nobles et «extraictes de noblesse» et que, partout, les gens nobles doivent être exempts de péages, considérant également que les suppliantes sont exonérées du péage appelé le Petit Péage sis au mêmes «Vaulx» et appartenant à Vorry de Savigny, chevalier, voué de la même église, vu aussi que tout ce que lui, le duc de Lorraine et le seigneur de Ronchamps tiennent dans les dit Vaux de Longchamps et Ramonchamp, est mouvant de l’église de Remiremont dont ils ne sont que les gardiens ou voués, ordonne à ses officiers de ne rien réclamer aux dames à l’occasion de ce péage (Troyes, 1418, 8 juillet. Vidimus du 22 août 1420, par Gaulthier Corbenay, de Faucogney, tabellion général du comté de Bourgogne1. Parchemin scellé du sceau de la châtellenie de Faucogney). — Requête du prieur de Saint- Mont à Philibert de Vauldrey, chambellan du duc de Bourgogne et bailli d’Amont au sujet du peage du Thillot «soubz Chastel Lambert». Le prieur expose que la maison de Rembech est «la première fondation et habitation du couvent et monastère des dames religieuses dudit Remiremont, lesquelles dames, quand elles descendoient de la dicte montaigne de Sainct-Mont pour venir faire leur habitation et monastère on bas en la ville dudit Remiremont, car en la dite montaigne qui est haulte sauvaige.... l’on ne leur povoit administrer leurs vivres et nécessitez», elles établirent en leur église (de la montagne) un prieuré pour que le service divin pût y être continué, auquel elles abandonnaient quelques rentes et revenus, en déclarant que le prieuré ferait partie de leur église. En conséquence, les dames ayant été déchargées du péage du Thillot, le prieuré doit bénéficier de la même exemption. Une information eut lieu à Remiremont, au mois de mai 1439 par Jehan de Salm, lieutenant général du bailliage d’Amont, Jehan Poinsot, procureur général, Guillemin de Bercy, clerc juré, Jehan Barressols, receveur de Faucogney, et plusieurs autres officiers, qui conclurent à l’exemption (Faucogney, 1440, 12 décembre. Deux expéditions sur parchemin de la même pièce, toutes deux scellées du sceau du bailliage d’Amont). 1418-1440 VII H 4 (Liasse). — 2 pièces parchemin ; 7 pièces papier. Prieurs. — Election à la dignité de prieur du Saint-Mont, vacante par la résignation entre les mains de l’abbesse de Remiremont, de Laurent Collette, de Jacques Dagone, maître ès arts et profès de l’ordre de Saint-Augustin. Confirmation de cette élection par l’abbesse et le couvent de Remiremont (1486, 15 avril. Copie sur papier, par le notaire Moytessier, d’après l’original en parchemin). — Désignation des arbitres dans le débat qui s’était élevé entre Laurent Collette et 1 Une copie de cette pièce existe dans le fonds du chapitre de Remiremont, G 1529. 145 Jacques Dagone, tous deux se prétendant prieurs du Saint-Mont. Le premier, absent, était représenté par Parisot Gérard, Estienne, son fils, Jehan du Prey et Gérard Collette, bourgeois d’Epinal ; Jacques Dagone était assisté de Jehan Paris, écolâtre de Remiremont, procureur des dames abbesses et chanoinesses du même lieu. Les arbitres désignés furent, pour Laurent Collette, R.P. Jehan de Lambale, protonotaire apostolique, et Jehan Chardel, chantre de Metz, et pour Jacques Dagone, Hugues Bienffait, official de Metz, chantre de Toul, et Hugues Hazart, chanoine de Saint-Dié. Fait à Epinal, en la maison de la vouerie, en présence d’Antoine Warin, receveur général de Lorraine, et d’Aubertin, curé de Derbamont (1488, 24 septembre). — Sentence arbitrale rendue en vertu des décisions contenues dans l’acte précédent. Les arbitres ont fait pour la plupart défaut. Jehan de Lambale et Jehan Chardel ne sont point venus, et ont été remplacés par Pierre Chapuset, chanoine de Toul, et Thomas Philippe, chantre de Saint-Dié ; pour l’autre partie, Claude Le Sane, chanoine de Toul, est désigné au lieu et place de Hugues Hazart «qui s’estoit mis en chemin de Rome». La procédure, de renvoi en renvoi, dura du 8 novembre 1488 au 5 janvier suivant. La sentence en faveur de Jacques Dagone fut rendue dans le chapitre de l’église de Toul, en présence de maître Pierre Liétart, docteur en théologie de l’ordre des frères prêcheurs de Toul, inquisiteur de la foi, de Didier Bistorff le jeune, Jehan Laurent, prêtres, Thiébault de Chastel, bailli de l’évêché de Toul, Ferri de Chastel, écuyer, Nicolas Drowin, maire de Charmes, Guillaume de Belmont, Georges Chrétien, orfèvre (1488, v. st. 5 janvier). — Confirmation par Jeanne de Vienne, doyenne, en l’absence de l’abbesse et par le chapitre de Remiremont, de l’élection de Jean Noirel comme prieur du Saint-Mont. Cette confirmation et réception eut lieu par la tradition au nouveau promu du surplis et de l’aumusse (1526, v. st., 13 février). — Signature en Cour de Rome, du pape Clément VIII, relative à la vacance du prieuré, en suite de la privation de la qualité de prieur infligée par le pape Sixte-Quint à Jean Champy, qui avait aliéné des biens du prieuré et en raison d’autres fautes. (Rome, Saint-Marc, 6 des calendes de novembre, première année du pontificat [1591]). — Refus opposé par Barthélemy Claudon, prieur du Saint-Mont, à la demande de visite et d’enquête du prieuré de François de l’Espy du Saussay, archidiacre de Port et vicaire général de l’évêque de Toul. Le prieur prétendait que son prieuré était exempt de ces visites en vertu de privilèges et de bulles. Le vicaire général a dressé procès-verbal du refus et a assigné les religieux à présenter dans six semaines, à l’évêque de Toul ou à lui-même, les privilèges invoqués (1671, 21 octobre). — Prise de possession par procureur du prieuré du Saint-Mont dont avait été pourvu François Magnien, profès de l’ordre de Saint-Augustin, et agrément par les dames du chapitre. Le procureur était Jacques Magnien, abbé de Saint-Remi de Lunéville (1602, 11 juillet). 1486-1671 VII H 5 (Liasse). — 2 pièces parchemin ; 16 pièces papier. Le prieuré et le chapitre de Remiremont, prébende du Saint-Mont1.— Requête au duc de Lorraine, présentée par les prieur et religieux du Saint-Mont, dans laquelle ils exposent qu’en 1563, le président des Comptes de Lorraine, chargé de lever un emprunt sur le clergé, a taxé le prieuré à la somme de 250 francs ; que, de plus, ils auraient dû payer 75 francs pour la prébende que le prieuré tient du chapitre de Remiremont. Ils ne refusent pas de satisfaire au payement des 250 francs, mais ils supplient le duc de les exonérer des 75 francs imposés sur leur prébende, celle-ci étant la fondation même du prieuré et indispensable à son existence. Le duc accorde satisfaction aux requérants (Nancy, 1566 v. st., 11 janvier. Deux expéditions (copies sur parchemin). — Baux de la prébende (1679-1718). — Cotisation faite par les dames abbesse et chapitre de Remiremont, sur leurs prébendes, pour leur quote-part du décime accordé à S.A., sur le clergé de ses états (1688). — Livret des prébendes de l’église Saint-Pierre de Remiremont pour les années 1703 à 1709. La prébende du Saint-Mont fait partie de la compagnie de Bruyères que comprend, comme les huit autres compagnies, seize prébendes. — Acte capitulaire des dames de Remiremont constatant que les religieux du Saint-Mont n’ont pas, depuis plusieurs années, délivré au chapitre les deux grands muids de vin blanc d’Allemagne qu’ils lui doivent annuellement ; «en considération des misères du temps présent et des guerres régnantes», il est décidé que les religieux délivreront incessamment le vin dû pour les année 1640 et 1641, sans préjudice des années antérieures (1641, 27 novembre). 1 La douzième prébende de chanoine de Remiremont appartenait au prieuré du Saint-Mont, berceau du chapitre. 146 1567-1709 VII H 6 (Liasse). — 6 pièces parchemin ; 3 pièces papier. Aveux et dénombrement. — Foi et hommage rendus au roi de France, en la chambre de Metz, par Dorothée, princesse de Salm, abbesse de Remiremont, au nom de son chapitre et pour le prieuré du Saint-Mont, «comme membre et prébende» de son église (1681, 1er avril). — Foi et hommage rendus au roi par le prieur et les religieux du Saint-Mont, avec l’exposé de leurs droits et le dénombrement de leurs biens (Metz, 1681, 23 juin). 1680-1725 VII H 7 (Liasse). — 1 pièce parchemin ; 7 pièces papier. Union à la congrégation de Saint-Vanne et transfert du prieuré. — Sentence définitive de Regnauld de Mauléon la Bastide, prieur commendataire de Châtenois, vicaire général et official de l’évêque de Toul, Jean des Porcellets de Maillane, ordonnant l’union de la maison du Saint-Mont à la congrégation de Saint-Vanne et Saint-Hidulphe (1623, 26 septembre). — Autorisation donnée par l’évêque de Toul Scipion Jérôme, aux religieux du Saint-Mont, à leur requête, et vu les grandes difficultés qu’ils éprouvent à vivre au sommet de leur montagne, de transférer leur monastère dans la plaine près de Remiremont, à la condition qu’ils laisseront au Saint-Mont deux religieux prêtres pour y dire tous les jours la messe, et qu’ils en enverront d’autres pour la célébration des fêtes solennelles (1730, 3 mai). 1623-1736 VII H 8 (Liasse). — 9 pièces parchemin ; 5 pièces papier ; 2 sceaux (fragments). Chapelles, fondations. — Jehan, fils de feu Jannot de la Perche, bourgeois de Remiremont, avec le consentement de sa femme Belat et de Guillaume, chanoine de Rombech, son fils, pour le salut de son âme et de celles des siens, donne en aumône perpétuelle 34 sous de toulois anciens à la chapelle de Saint-Michel «nouvellement fondée et édifiée en la montaingne dou Saint-Mont con dit de Rombech», afin de participer aux prières et services qui se diront ou se feront dans la dite chapelle ainsi que dans la principale église collégiale de la montagne. Le chanoine qui sera chapelain devra faire faire tous les ans l’anniversaire du donateur ; il sera tenu de donner pour cela à chaque chanoine présent à la cérémonie six deniers et au clerc deux deniers ; le reste servira au chapelain pour le luminaire et les diverses mesures d’entretien de la chapelle ; de plus le même chapelain payera annuellement au sonrier de l’église de Remiremont trois sous de toulois. La somme de trente quatre sous est assignée sur une maison, chasal et appartenances sis à Remiremont entre le ruisseau qui passe devant et les murs de la ville, entre la maison d’Huguenin le Senechal et celle de Jehan Coppat. Ce fut fait à Remiremont par devant Joffroy de Toul, curé de Girancourt, chanoine de Remiremont et tabellion apostolique, en présence de Demoinge de Grenant et Pierre dit Roche, prêtre et sacristain de l’église de Remiremont (1389, Sainte-Luce. Original parchemin). — Guillaume de Remiremont, prieur du Saint-Mont, fait connaître que noble homme Wary de Haroué (Harowel), chevalier, et Merguite de Toullon, sa femme, ont fondé quatre messes à célébrer chaque semaine «jusques à la fin de cest siècle», et ont donné pour cela 600 vieux florins de bon or et de juste poids. Le même prieur fait connaître ensuite l’emploi de cet argent : achat de quatre charrées de vin blanc de cens annuel à divers particuliers de Thann (Tonne-la-Ville et tonnele-Bourg) ; acquêt de la moitié d’un moulin, sur le Durbion, entre Sercœur et Dompierre, ban d’Epinal, et de plusieurs cens en argent assignés à Epinal ou dans le ban. Wary et Marguerite ont encore donné au prieuré six reseaux de blé de mouture, à la mesure de la terre d’Ormes, à prendre tous les ans au moulin de Vaudigny, entre Xirocourt et le moulin de Villey (1424, 1er mai). — Donation, en aumône, au prieur du Saint-Mont, par Jannatte, femme de feu Willaume, enseveli dans le cimetière de la grande église du Saint-Mont, et pour le repos de son âme, d’une pièce de terre, dite le Chasal-le-Menestrel (dont la situation n’est pas indiquée) (1439, 19 mai). — Don, «à la lumière de la grand église du Sainct-Mont» pour le repos de son âme et de celle de ses ancêtres, par Jehan de Quessonviller-devant-Remiremont, de parts de pièces de terre sises à côté ou sur Grant Ruy. Cette donation a été faite entre les mains du prieur Regnald Jannerot. Et aussitôt après, le même Jehan a pris à cens ces mêmes terres, moyennant le paiement annuel d’un gros de Lorraine. Les témoins sont Richard de Xaronval, curé de Remiremont, et Jehan Allerdin, chanoine de Remiremont (1453, 11 juin). — Donation à l’église du Saint-Mont, par 147 Colin Collas du Chasnoy, paroisse de Saint-Amé, pour l’anniversaire de ses père et mère, d’une somme de cinq gros de Lorraine, à lever tous les ans sur plusieurs héritages désignés dans l’acte (1498, 4 mai). — Fondation par Catherine de Monthureux, aumônière du chapitre de Remiremont, d’une messe des Cinq Plaies de Notre Seigneur à son intention et à celle de ses parents, le vendredi de chaque semaine (1506, 25 juin. Parchemin détérioré à sa partie supérieure, scellé de fragments de sceaux du prieur et du prieuré du Saint-Mont. — Collation, par Mayelle de Ligniville, chanoine de Remiremont, à Pierre Bodel, prieur du Saint-Mont, de la chapelle de Notre-Dame audit Saint-Mont (1513, v. st. 10 janvier. Original parchemin). — Testament de Jean Henry de la Croix, résidant à Remiremont (1673, 9 novembre). — Fondation, en l’église du Saint-Mont, par dame Nicolle de Stainville de Versey, dame de Remiremont, d’une messe de Notre-Dame à célébrer tous les samedis de l’année ; elle donne pour cela une somme de 800 francs de Lorraine (1676, 14 avril). — Fondation, par Jean Andreu le jeune de Lépange, d’un service annuel et perpétuel «des vigiles à trois nocturnes et d’une messe haulte de Requiem avec diacre et sous-diacre et le Libera à la fin dicelle» à célébrer dans l’un des jours de l’octave qui précède celui de la fête de Toussaint ; il a donné une somme, en principal, de deux cents francs, monnaie de Lorraine (1678, 18 septembre). — Testament de demoiselle Anne Platel, de Dommartin-lès-Remiremont (1678, 26 juillet). — Autre fondation de dame Nicolle de Stainville de Versey, de messes pour les trépassés ; elle donne pour cela 400 francs (1683, mars. Pièces papier très détériorée). — Donation au prieuré, dom François Billaut étant prieur, par Jean-François Michel, prêtre, curé de Bruyères, d’une somme de 1040 francs de Lorraine, à la condition qu’il sera dit au Saint-Mont tous les samedis de l’année, une messe des morts applicable aux âmes du Purgatoire (1691, 31 mai). — Autre don de la même somme par le même Michel, pour une messe des morts à dire tous les lundis de l’année non empêchés (1695, 6 juillet). — Fondation de messes par Simon Robert, ancien maire du ban de Vagney, demeurant à Peccavillers (1722, 4 décembre). 1389-1722 VII H 9 (Liasse). — 8 pièces parchemin ; 2 pièces papier. Union de la cure de Dommartin au prieuré. — Bulle du pape Lucius III, confirmant la donation faite au prieuré de Saint-Mont (ecclesie Sancti Montis) par Pierre de Brixey, évêque de Toul, de la cure de l’église de Dommartin (Domni Martini), avec le tiers des revenus de cette église (Vérone, 1184 ou 1185, parchemin autrefois scellé, en mauvais état). — Bulle de Célestin III, rappelant la donation de la cure de Dommartin faite au prieuré de Saint-Mont, par Pierre de Brixey, évêque de Toul, et confirmant cette donation (Rome, Saint-Pierre, 1192, 28 janvier, parchemin autrefois scellé sur flocs de soie rouge et jaune). — Vidimus de la bulle précédente par les notaires Louis Borlier et Jean Faber (XVe s.). — Confirmation de la donation précédente par Mathieu de Lorraine, évêque de Toul : In nomine sancte et individue Trinitalis, M,. gratia Dei Leuchorum preposito et canonicis Sancti Montis beati Romarici in posterum, officii nostri est ut ea que a predecessoribus nostris pie et laudabiliter gesta sunt rata habeaumus et confirmemus. Nos itaque pietatis intuitu curam pastoralem ecclesie Domni Martini quam auctoritate apostolica vobis confirmatam venerabiles Leuchorum episcopi predecessores nostri concesserunt ecclesie vestre et in perpetuum possidendam conteterunt et beneficium quod in eadem ecclesia possidetis vobis codem modo concedimus et confirmamus et sigilli nostri impressione roboramus (sans date [1198-1210]. Original parchemin de 147 x 87m/m, autrefois scellé). — Charte analogue de l’évêque de Toul, Odo. Les témoins sont : «Gerardus thesaurarius, magister Matheus, archidiaconus, Theodericus cancellarius, Albericus capellanus, magister Jordanus, magister Rogerus» (s. d. [1219-1228]. Original parchemin de 143 x 95m/m, autrefois scellé). — Vidimus de la bulle de Célestin III (1192) et d’une charte de M[arguerite], abbesse de Remiremont, concédant au prieuré du Saint-Mont un second tiers (?) de l’église de Dommartin (1222) : le vidimus a été fait par les notaires Dominique Simon, de Padoux, et Mengin Mathieu Guedet, de Remiremont, en présence des témoins suivants : Guillaume Boin Vesin, prieur d’Hérival, Jean de Porrentrus, administrateur du prieuré d’Aubiey, Nicolas Perrin, chanoine de Remiremont, Philippe de Ranucampo, Robert de Bressa, Jacques Leduc de Saint-Etienne, curés, Jean de Novavilla ad Nemus, Gérard Surrin, prêtres, Jacques Garnier, clerc (1409, 28 août, jour de fête Saint-Augustin, pièce parchemin). — Charte d’Amédée, élu de Toul, maintenant au prieuré du Saint-Mont ses exemptions et privilèges, notamment les exemptions du don de joyeux avènement, et celle de la juridiction épiscopale et confirmant l’union de la cure de Dommartin au prieuré. Parmi les témoins figurent : Gui, curé de Saint- 148 Pancras, Guillaume dit le Vacher, marlier (matricularius) de l’église Saint-Pierre de Remiremont (1322 v. st., 25 février, vidimus du 15 mars 1322 (v. st.). Parchemin autrefois scellé des sceaux de Richard de Bavans, chanoine et prévôt de Remiremont, et d’Adam de Savigny, doyen de la chrétienté du même lieu). — Confirmation par le cardinal Henri Cajetan, du titre de Sainte- Pudentienne, de l’union de la cure de Dommartin au prieuré de Saint-Mont (Rome, 1597, 30 septembre). 1184-1597 VII H 10 (Liasse). — 1 pièce parchemin ; 39 pièces papier. Cure de Dommartin : curés. — Commission de Jean Bombardier, religieux du Saint-Mont, par le prieur et les religieux, à la cure de Dommartin (1625, 15 octobre). — Attestation par dom Jean Bombardier que le prieur et les religieux du Saint-Mont ont de tout temps fait desservir la cure de Dommartin par qui ils jugeaient bon, sans aucune provision ni institution (1656, 19 avril). — Nomination comme «vicaire» de Dommartin, par dom Joachim Le Roy, prieur du Saint-Mont, de Jean-François Frémiot, prêtre1 (1669, 23 janvier). — Mise, par Jean- François Frémiot, en son droit, lieu et place, à la cure de Dommartin, de Jean Grandcolas, vicaire à l’Etraye. Le sieur Frémiot «sur le point de s’en aller prendre l’habit de capucin» voulait se laisser un successeur à la cure (1669, 2 août). — Nomination à la cure de Jean-François Heurel, prêtre (1671, 14 novembre). — Permission donnée par André du Saussay, évêque de Toul, à dom Benoist Pierrot, religieux du Saint-Mont, d’administrer la cure de Dommartin (1674, 28 juin). — Requête présentée à l’official de Toul par Jean-François Heurel aux fins d’être maintenu en la dite cure, ayant appris que le prieur et les religieux du Saint-Mont avaient l’intention de le changer et de le remplacer par un de leurs religieux «ainsy qu’ils ont de coutume, en ayant depuis unze années en ça changé de sept ou huit au grand préjudice des pauvres paroissients» (1674, octobre). — Permission par Jacques de Fieux, évêque de Toul, à D. Romaric Grandemange, d’administrer la cure (1681, 19 juin). — Autorisation donnée par M. de Mageron, grand vicaire de Toul, sur la demande d’un visiteur de l’ordre, à dom Hermenfroi Martin, prieur du Saint-Mont, de mettre tel religieux qui lui conviendra à la cure de Dommartin, ensuite de la révocation de D. Charles Raulin (1683, 24 octobre). — Institution à la cure de Dommartin, vacante par la mort de D. Grandemange ; requête du P. visiteur à l’archidiacre de Vosge et de celui-ci (Antoine du Mesnil) à l’évêque de Toul Henry de Thyard de Bissy (1695, 9 avril). — Prise de possession de la cure par D. Joseph Pseaume (1695, 18 avril). — Démission de D. Pseaume (1702, 11 octobre). Institution et nomination de D. Michel Touvenel, à la cure de Dommartin et prise de possession (1702). — Démission de D. Touvenel (1710). — Présentation, institution et prise de possession de François Poirel (1710). — Nomination et prise de possession de D. Eustache Rosières (1728). — Présentation de D. Augustin Fourot (1733). — Institution et prise de possession de D. Jean Ribaucourt (1737). — Présentation, nomination et prise de possession de D. François Patissier (1743). — Serment de fidélité de D. Patissier (1743). 1625-1743 VII H 11 (Liasse). — 6 pièces parchemin ; 1 pièce papier. Paroisse de Dommartin. — Sentence arbitrale rendue par Jehan de Ramonchamp, chanoine de Rombech, et Jehan Quartaul, bourgeois de Remiremont, pour trancher un différent entre Jacques de Corbenay, prieur de Rombech et les paroissiens de Dommartin. Ceux-ci prétendaient que le prieur et les chanoines «devoient soingnier pas costume ancienne les vestements de l’autey et faire lez cierges de l’englise a lour propres despens et missions, exceptei le cierge Notre-Dame et la torche pour alumeir». Le prieur et les chanoines prétendent le contraire. Le rapport des arbitres qui fut lu par Jehan Quartaul, laissa l’entretien des linges d’autel et du luminaire aux religieux du Saint-Mont, à l’exception du cierge Notre- Dame et de la torche, et déclara que les paroissiens devaient fournir ce qui était nécessaire aux réfections et réparations de l’église, et de plus donner du «chenevei» pour faire de la toile. Parmi les témoins figure Nichole, curé de Saint-Nabord (S. Navor) (1371, 7 novembre). — Accord entre le prieur du Saint-Mont, Jacque Daggone de Châtel-sur-Moselle, et le couvent 1 Il succédait au R.P. dom Amand Françonnet, qui s’était retiré au Saint-Mont, pour lui laisser la place et pour l’entretien duquel il avait donné au prieur 100 francs lorrains. 149 d’une part, et Lois Jehan Heuryes, «chaistollier» de Dommartin, au nom des paroissiens au sujet des chandelles et oblations mises devant la croix Notre-Dame, Saint-Martin et Saint- Laurent de cette église. Les religieux «prandront et leveront» ces chandelles et offrandes quand bon leur semblera et sans opposition de la part des paroissiens (1487, 14 avril). — Accord entre le prieur Simon Geoggroy et les paroissiens de Dommartin, tous réunis dans le cimetière au sujet d’un pigeonnier que désirait établir le prieur sur le toit de l’église. Les paroissiens y ont consenti, à condition que l’établissement de cette «fenestre» se fera sans préjudice ni pour l’église ni pour eux, en déclinant toute responsabilité de ce qui pourrait advenir au sujet de cette fenêtre, et à la condition également que le prieur entretiendra en bon état la couverture du pigeonnier, afin que la pluie ne cause aucun dommage «à la vesture du chansel» (1577, 6 juin). — Sentences diverses concernant les censaux de la paroisse de Dommartin (1624). — Lettres patentes du duc François relatives au vicariat, aux réparations de l’église (1731, 1732). 1371-1751 Biens du prieuré. - Bayon, La Bresse et Biffontaine. VII H 12 (Liasse). — 25 pièces parchemin ; 1 pièce papier ; 1 sceau. BAYON1.— Vente de vignes par le maire Jean Henry de Hadonville et consorts à Thomas Genot, boucher de Bayon (1628, 19 juillet). — Vente, par Jean Picot, tailleur d’habits à Chamagne, à Nicolas Pierrey, marchand mercier à Bayon, de deux vignes sises à Bayon, au Hellenot (1693, 23 août). — Vente par François Collenot, ancien prévôt à Bayon, à Pierre Cainville (?), de Bayon, d’une maison avec jardin sise à la Petite-Rue (1700, 21 juin). — Vente par Jean Grandemenge, cordonnier, bourgeois de Bayon, à Nicolas Pierré, bourgeois du même lieu, d’une vigne, lieu-dit «En allant au Bambois» (1701, 24 décembre). — Vente par Nicolas Grandemenge, compagnon maréchal, et Dominique Grandemenge, compagnon cordonnier, de Bayon, à leur frère Jean Grandemenge, maître cordonnier au dit lieu, d’une vigne sise à Bayon (1701, 6 avril). — Vente par Joseph Feriet, à Jean Grandemenge, tous deux de Bayon, d’une vigne sise en ce lieu (1713, 26 décembre). — Vente d’une pièce de vigne, par Joseph Evrard, maréchal-ferrant et Sébastienne Grandemenge, sa femme, à Dominique Collin, maître boulanger, bourgeois de Bayon (1717, 16 juin). — Vente d’un champ et d’une vigne par Henry Thiriot, maréchal, et sa femme, à Dominique Collin, boulanger (1723, 12 septembre). — Vente de deux parts de vignes par Marguerite Pierre, femme autorisée de Frédéric Leclerc, tonnelier de S.A.R. demeurant à Nancy, à Dominique Collin l’ancien, boulanger, bourgeois de Bayon (1724, 17 avril). — Vente par Pierre Thibault, cordonnier et «hostelain» de Neuviller, à Fleurant Masson, chapelier, bourgeois de Bayon, d’une maison, avec ses dépendances sise à Bayon, rue de la Cloche (1726, 2 octobre). — Partage entre les divers héritiers de la succession de feu Gabrielle-Françoise George, femme en première noces de feu François Gaillard (1727, 3 mars). — Requête de Fleurant Masson, maître chapelier à Bayon, aux juges du siège de ce lieu, afin de contraindre Pierre Thébault, maître-cordonnier à Neuviller à produire les preuves de nullité des criées d’une maison sise rue de la Cloche, à Bayon. Sentence proclamant valables les dites criées (1727, 30 décembre). — Vente d’une vigne par Claude Fériet, bourgeois de Lunéville, et consorts, à Dominique Collin «hostelain où pend pour enseigne l’arbre vert» à Bayon (1727, 29 novembre). — Vente par Georges Gérard, laboureur à Mangonville, à Sébastien Bainville, bourgeois de Bayon, d’une maison sise rue de la Cloche (1746, 5 mai). — Vente d’immeubles à Amé Tissier, négociant à Remiremont, par les héritiers de Nicolas- François Aubert, de Lunéville (1780, 2 août). — Vente d’une vigne, au même, par Dagobert Drouin (1780, 21 octobre). 1628-1780 VII H 13 (Liasse). — 14 pièces parchemin ; 2 pièces papier. BAYON. — Vente au religieux du Saint-Mont, par Léopold Remy, bourgeois de Bayon, de deux vignes sises au vignoble de Bayon (1751, 20 janvier). — Vente au religieux par Joseph Voignier, fermier des domaines de Saint-Dié, et consorts, tous héritiers de feu Dominique 1 La presque totalité des pièces de cette liasse portent une cote qui renvoie au Recueil de titres, inventorié ci-dessous H 46. 150 Collin, de toutes les vignes appartenant à la succession (1751, 22 janvier). — Vente aux religieux, par Fleurant Masson, chapelier à Bayon, d’une maison sise rue de la Cloche et d’une vigne au vignoble du dit lieu (1751, 25 janvier). — Vente aux religieux, par Charles Pierron, vigneron à Socourt, de deux vignes sises à Bayon (1751, 3 février). — Vente aux mêmes, par Jean-Joseph Malaufer, négociant à Mirecourt, de trois pièces de vigne sises à Bayon (1751, 6 novembre). — Vente aux mêmes, par Sébastien Maurice, marchand bourgeois de Bayon, d’une vigne sise à Bayon (1751, 4 novembre). — Echange entre les religieux et Sébastien Bainville, bourgeois de Bayon, de maisons sises rue de la Cloche (1751, 6 novembre). — Echange de vignes à Bayon entre les religieux et Victor George, marchand tanneur, bourgeois de Bayon (1751, 13 novembre). — Echanges d’immeubles entre les religieux et Amé Tissier, négociant bourgeois de Remiremont (1783, 2 avril). — Lettres patentes de Louis XVI autorisant les religieux du Saint-Mont à faire un échange d’immeubles avec le sieur Amé Tissier (La Muette, septembre 1782). Lettres patentes du même prince relatives au même échange (1783, 17 janvier). — Lettres d’amortissement accordées aux religieux du Saint-Mont, par le duc de Lorraine Stanislas (Lunéville, 17 avril 1758). LA BRESSE. — Constitution de rente au profit du prieuré, par Laurent Perrin, marchand à La Bresse (1721). BIFFONTAINE. — Acensement, par les religieux du Saint-Mont, à Girardin, fils de Frecheman de Biffontaine, d’une terre, appelée Quafferez Meis, et du Champ Bertrans, sis à Biffontaine, moyennant le cens annuel de trois gros d’argent (1405, jour de Saint-Nicolas). 1405-1783 - Dommartin-lès-Remiremont. VII H 14 (Liasse). — 8 pièces parchemin ; 1 pièce papier. Vente par Robert, curé de La Bresse, à Jacques de Corbenay, prieur, et au couvent de Rombech, de plusieurs pièces de terre, et en général de tout ce que peut posséder le dit curé dans la paroisse de Dommartin, pour la somme de vingt-huit francs au coin du roi de France (1388, 31 juillet). Vente par Cugnin, fils de feu Girard Le Feivre, bourgeois de Remiremont, et consorts, à Jean dit Brochette, demeurant à la Poirie, paroisse de Dommartin, de deux journaux de terre arable sis Aux Bruyères damont la Magdelaingne, pour la somme de deux bons francs de principal (1428, mardi de la Pentecôte). — Don par Jeannette, fille de Jean dit Bruchatte, de la Poirie, à l’église du Saint-Mont, pour l’anniversaire d’elle et de son mari, de deux jours de terre sis Es Bruieres damont de la Magdelainne, (ce sont ceux qui font l’objet de la vente précédente). Elle donne également, pour parfaire l’anniversaire, trois écus d’or, à seize gros par écu (1436, 1er octobre). — Abandon au prieuré de Rombech, par Jannate, femme de Guillaume Chantecler, de Franoud, «approvendée» en la maison de Dommartin qui appartient au prieuré, de deux pièces de terre, l’une sise Aux Mazis, l’autre Sur la rive, moyennant un cens de quatre sols payable à la dite Jeannate, tous les ans à la Pentecôte, pour sa «provende». Parmi les témoins figure Hember, curé de Gugnécourt (1351, le dimanche après la fête du Saint- Sacrement). — Donation au prieuré par Mongas, fils de Laurent de la Coste, et sa femme, pour le repos de leurs âmes et de celles de leurs ancêtres, de pièces de terres sises Sur la rive et à Racour (1379, mardi après Pâques). — Donation au prieuré par Jannins, fils lou Rey de Reherrey, «apprevendeis» de la grange de Mignerolmont, «pour les grans biens et très grans bonteis et aumosnes qu’il ait recheu on temps passey et que il resoit a chaicunz jour de l’englise de Ronbech, où il disoit que il ait bien demourey environ quatre-vins ans», de divers champs et prés sis au finage de Dommartin. La donation a été faite entre les mains de Jacques de Corbenay, prieur, et de Willaume dit la Piechoite, chanoine de Rombech (1385, septembreoctobre) 1. — Don par Jehan Waixault (?), au prieuré de Saint-Romary du Saint-Mont, afin d’«estre participans a tous jourmaix aux bienffaix et orisons de la ditte englise», d’un meix sis à la Boudière sous Dommartin. Ce fut fait en présence de Walthier de Rancourt, curé du Val d’Ajol, de Pierre (?) chapelain de la chapelle Saint-Michel de «Deux sur Lasne», de Jehan de Bruyères, curé de Remiremont, et de Robert, curé de La Bresse. L’acte reçu par le notaire Jehan Bauzey, de Vaudémont, fut expédié par le notaire Jehan Wauthier, l’autre étant mort dans l’intervalle (1406, jour de la translation de Saint-Nicolas). — Donation au Saint-Mont, 1 La pièce est détériorée à l’endroit de la date et l’on peut lire seulement les mots Saint-Mychiel. 151 par Jehan Perrin, de Franoud, Demenge Vaxal, maître de Miraumont, et consorts, d’une fourrière sise sous Dommartin, près du jardin de la maison de l’église de ce lieu, et de deux quartes de blé de cens annuel assigné sur le champ des genièvres (1509, 1er août). — Bail des terres séparées qui appartiennent au prieuré, à Dommartin (1783). 1388-1783 VII H 15 (Liasse). — 30 pièces parchemin ; 6 pièces papier ; fragments de sceaux. Franoud. — Prise à cens, par Thiescelin et Elise, sa femme, fille de feu Huguenat de Franoud, de Jehan, dit Merveilleux, chanoine de Remiremont, leur «parcenier», moyennant trois sols de toulois et un chapon, de la part d’héritages sis au lois et un chapon, de la part d’héritages sis au finage de Franoud que le dit Jehan avait et pouvait avoir par Ysabelat, sa mère, soeur du dit feu Huguenat. Ce fut fait en présence de Jehan, curé de Bellefontaine, doyen de la chrétienté de Remiremont, et de piet Pieres, prieur de Rombech (1308, 30 avril). — Echange entre Guillaume la Perchate1, prieur du Saint-Mont, et le Grand Perrin de Cheniménil, et consorts, de diverses pièces de terre, sises à Cheniménil et ayant été données au prieuré par Ysabel la Coutence, de Cheniménil, contre deux pièces de pré sises à Franoud, paroisse de Dommartin. Parmi les témoins, Jehan de Docelles, curé et doyen de la chrétienté de Remiremont (1418, 3 mai). — Echange entre Jehan Nabrey, de Plombières, prieur du Saint-Mont, et Nicolas Arnoulx, de Franoud, de parties de fourrières, à Dommartin, contre un pré sis au finage de Franoud, au Rond-du-Faing (1528, 26 mai). — Echange entre le même prieur (appelé ici Jehan Narel) et Mansuy Gravillain, de Franoud, d’un champ sis à Franoud, contre un pré sis à Dommartin, Franoud et la Coste (1528 v. st., 17 mars). — Echange entre le prieur Pierre Bodel d’une part, Jean Mansuy, Arnulf Grayvillan et Nicolas Jannerot, tous de Franoud, d’autre part, de prés sis au finage de Franoud (1544, 3 mars). — Echange entre le prieur Simon Geoffroy et Christophe Vaxal, de Franoud, de prés sis au finage de ce lieu (1564, 22 février). — Echange de terres entre le même prieur et Demengel Jean Arnoulf, de Franoud, (1564, 22 février). — Lettre de reprise des mains du prieur Simon Geoggroy, par Colas Voynesson, de Franoud, et consorts, de meix sis à Franoud, moyennant deux gros de Lorraine, payables tous les ans à la Saint-Etienne, lendemain de Noël (1571, 1er juillet). — Plusieurs échanges de terres entre le même prieur et divers habitants de Franoud (1577, 5 mars). — Echange entre le prieur François Maignien et Claudel Colas Mathieu, de la Coste, d’une pièce de pré sise à Pont, Es mortes de Pont, contre un pré au finage de Franoud (1620, 12 février). — Echanges de pièces d’héritages entre Jean Parisot, prêtre, résidant à Franoud, Marie, veuve de Nicolas Guery, du même lieu, et Demenge Colas Guery, de Vecoux (1621, 21 septembre). — Echange entre Jean Parisot, prêtre, résidant à Dommartin, au nom des prieurs et religieux du Saint-Mont, et Demenge Mathieu Joly de la Coste, d’un pré sis à Vecoux, contre un autre pré sis à Dommartin (1633, 5 avril). — Autres échanges entre le même Jean Parisot, procureur des religieux du Saint-Mont, et Nicolas Claudel de Dommartin (la Poirie), Claude Thomas, de Franoud, Jean Estienne, et Jean du Seuch, du même lieu (1634, 16 juin). — Bail de neuf ans consenti par le prieur du Saint-Mont, Antoine de Lescale, à Louis Chartier, de Franoud, d’un champ, dit de Notre-Dame, au finage de Franoud, moyennant un demi-resal de seigle, «en bon et leal grain, bien vanné et hautonné» et la somme d’un francs d’argent, à payer annuellement à la Saint-Martin (1640, 1er juillet). — Echanges de terres entre le prieur Barthélemy Vualtrin, et Louis-Claude Bexon, maire de Pont, et Demenge Perrin, du même lieu (1660, 21 août). — Autre échange entre les religieux du Saint-Mont et le même Claude Bexon, maire de Pont (1673, 12 décembre). — Transaction entre les religieux du Saint-Mont et Etienne Parmentier, de Franoud, au sujet des droits respectifs des parties dans le bois appelé le Bambois-des-Follets, au finage de Franoud (1674, 28 août). — Echange entre les religieux et Claude Bexon, maire de Pont (1676, 17 juin). — Echange entre les religieux et Demenge Louis de Franoud (1679, 29 mai). 1308-1748 VII H 16 (Liasse). — 18 pièces parchemin. La Poirie. — Vente, par Jehan li Verpillet, «apprevandés» de l’hôpital de Remiremont, à Janin, fils de Jehan le Marguerite, de la Poirie, de plusieurs, héritages sis en ce lieu, pour la somme de 6 livres tournois. La pièce, à la requête du vendeur fut scellée des sceaux de Pierre, prieur de 1 Le même que Willaume dit la Pléchotte, cité en 1385 dans l’article précédent. 152 Rombech, et d'Adam, doyen de la chrétienté de Remiremont et vicaire perpétuel de Hadol (Haidous) (1326, 1er mai). — Vente par Jannate, femme de Durans de Cleurie, à Demonjat, fils de Lorenz de la Coste, de divers héritages sis «on parrochaige de Dompmartin», pour douze petits florins d’or de principal (1362, mardi après le «deimoinge cum chante Oculi»)». — Donation, en aumône, par Jehan dit Valoix, apprébendé «ez grangez» du prieuré de Rombech, à cette même maison, pour le repos de l’âme des siens et de la sienne, d’un cens de douze sols de deniers tournois à prendre tous les ans et à perpétuité sur des pièces de terre, sises à la Poirie, sur la Goutte et le Ruz de rozainruy (1388, fête de Marie-Madeleine). — Donation au prieuré de Rombech, aux fins d’anniversaire, par Colin dit Brido, de la Poirie, de la somme de 12 sols toulois «ou la value de la monoie cursable au preiz et au fuer», à payer annuellement à la vigile de Noël, et à prendre sur le champ appelé «dou Cloz, devant louwey» de la Poirie. Sont témoins : Symon dit du Saint-Esprit, curé de Saulxures et Richier de Soncourt, curé de Bains (1388, mardi après la Trinité). — Vente par Agathe, femme de Tiebert «aprevendey» de l’hôpital de Remiremont, à Jehan dou Chaingne, fils de Jehan de Maxonchamp (Marsonchamp) du champ «Dandelot meix», au-dessous de la Poirie, pour trois florins d’or de principal (1394, mardi après la Saint-Grégoire). — Donation «pure leaul et irrévocauble» aux «seignours et aprevendeiz» de l’église de Rombech, par Jehan dou Chaigne, du champ qu’il avait acquis d’Agathe, femme de Thiebers (1395, mardi après la Décollation de Saint-Jean-Baptiste). Cette pièce est attachée à la précédente. — Vente par les enfants de Jannot, fils le Fournier de Remiremont, à Colin, fils la Riche Fame, bourgeois de Remiremont, représentant le chapelain de la chapelle Saint-Mamet, d’héritages sis à la Poirie et dans les paroisses de Dommartin et de Vagney, pour la somme de 6 livres de bons petits tournois. Ces héritages étaient acensées à Jehan fils de Guillaume, gendre de Jannin de la Poirie et à Jehan fils de Lambert de Vecoux, par 6 sols de cens annuel. Il est rappelé dans l’acte que la chapelle de Saint-Mamet fut fondée et édifiée en l’église conventuelle de Remiremont par feu Werri, curé de Jorxey1 (1347, dimanche après la fête du Saint-Sacrement). — Reconnaissance de ce cens par Jehan, fils de Guillaume, et Jehan, fils de Lambert de Vecoux, et promesse de payer (1347, mardi avant la Trinité). Cette pièce est attachée à la précédente. — Cession à Willaume, prieur de Rombech, par Nycholle dit Guyatte, curé d’Eloyes, comme héritier de son parâtre Jehan Guyatte, de Remiremont, d’un acquêt d’héritages sis à la Poirie. Cette cession est consentie moyennant 4 florins, à dix gros par florin. Parmi les témoins figurent : Nicolas Rasulei (?) et Jehan dit Watier, chanoines de Remiremont, Demenge de grenant, «secrait» de la même église et Rebert, curé de la Bresse (1404, mardi après la fête du Saint-Sacrement). — Donation par Colin, maire de la Coste, aux religieux de Rombech, afin qu’ils prient pour lui et pour ses ancêtres, de diverses pièces de terre sises à la Poirie. Ces pièces de terre avaient été acquises par Demoinget2, fils de Lorent de la Coste, de Jeannette, femme de Durand de Cleurie (1419 v. st., 5 mars). — Acensement à Jehan Bertrand, de la Poirie, par Regnal dit Janneret, prêtre de Remiremont, «pour et ou nom dez rentes et revenueez dou cimetière de lour dite englise», d’un pré sis Aulz Faixe, paroisse de Dommartin, pour un cens annuel de deux gros et d’une géline (1425, vendredi jour de Saint-André apôtre). — Acensement par Laurent Collate d’Espinal, prieur de Rombech, alias du Saint-Mont, à Demenge, gendre de Durand de la Poirie, d’un champ sis à la Poirie, moyennant un cens annuel et perpétuel de trois quartes de seigle, mesure de Remiremont (1451, 3 octobre). — Acensement consenti par Jaque Dagone de Châtel-sur-Moselle, prieur du Saint-Mont, à Demoinge, gendre de Durand de la Poirie, d’un champ et de pièces de terre, sis au finage de la Poirie, moyennant deux gros à payer annuellement le lendemain de Noël (1488, 22 mai). — Acensement par messire Didier Errard d’Arches, prêtre, religieux du Saint-Mont devant Remiremont, agissant au nom du couvent, à Perrin La Haiche, de la Poirie, de deux quartes de champ sis entre Vecoux et la Poirie, pour le cens annuel de 1 gros monnaie de Lorraine (1496, 30 avril). — Donation au prieuré, afin de participer aux prières qui s’y disent pour les trépassés, par Nicolas Durand de la Poirie, des deux quartes de champ précédentes qu’il avait acquises de Perrin La Haiche (1496, 30 avril). — Acensement par Jaique Dagone, prieur, et Jehan de Bruyères, religieux du Saint-Mont, à Jehan Malgière, de Vecoux, et consorts, de diverses pièces de terre sises au finage de la Poirie, 1 Ce personnage ne devait pas être mort depuis longtemps, car, parmi les témoins de cette vente, figure Gérart, neveu du dit seigneur Werri. 2 Voyez au début de l’article cet acte de 1362. 153 moyennant un cens annuel de 15 gros de Lorraine, 2 deniers et une quarte de bon seigle payable à Noël (1497, 22 juillet). — Donation au «cemytière» de l’église du Saint-Mont, par Jehan de Ruy, de la Poirie, et Lambert, fils de Jacques de Reherrey, de deux gros de cens annuel à prendre sur un pré A la Grant-Morte, finage de la Poirie, «au loinge du ban chamin que vient d’Allemainne» (1497, v. st., 5 février). 1326-1497 VII H 17 (Liasse). — 14 pièces parchemin ; 8 pièces papier. La Poirie. — Vente par Jehan Willemay, des Molières, à Didier Simon, de Vagney, de tout ce qu’ils possédaient à la Poirie (1514, 17 mars). — Echange entre le prieur du Saint-Mont et celui d’Hérival. Pierre Boudel, prieur, et Simon Hilaire, religieux du Saint-Mont, reçoivent un demi-resal de blé seigle de cens annuel que doit à Hérival Claude Moillot, de la Poirie ; et donnent au prieuré d’Hérival, représenté par le prieur Colin Tocquard et Sébastien Valdenaire, Didier Poirot, Pierre Bertrand et Jean Parmentier, religieux, un demi-resal de blé seigle de cens annuel, provenant d’une donation faite au Saint-Mont par Nicolas Mirodier, bourgeois de Remiremont (1552, 10 août). — Transport aux bénédictins (Simon Geoffroy étant prieur), par Godry Masonnaulx de Pont, de l’acquêt d’un champ sis à la Poirie (1562, 15 février). — Acensement par Simon Geoffroy, prieur du Saint-Mont, et Jehan le Duc, religieux, à Jehan Laurent, de la Poirie, d’un champ sis à la Poirie, moyennant le cens annuel d’un demi-resal de blé, mesure de Remiremont (1570, 11 mars). — Acensement par le prieur Simon Geoffroy à Nicolas Jacquot, de Vecoux, de «fourrières» et autres pièces de terre, sises à Vecoux et à la Poirie, moyennant le cens annuel de quatre «quartotte» de blé seigle, mesure de Remiremont (1570, 24 juin). — Acensement par les bénédictions du Saint-Mont à Jean Rymey, du Val d’Ajol, de plusieurs pièces de terre à la Poirie (1661). — Acensement par Joachim Le Roy, prieur du Saint-Mont, de pièces de terre, à Jacquot Machel, de la Poirie (1665), et à Nicolas Ougier, de Franoud (1671). — Echange de terres entre deux particuliers de la Poirie. Une des pièces était chargée d’un cens dû aux bénédictins (1713). — Vente par Joseph Henry, laboureur à la Poirie, à Nicolas Thiriot, sagard, de l’emplacement de l’étang du Goulot, sis à la Poirie, pour la somme de 120 livres tournois (1643). — Vente par Nicolas Thiriot, sagard à la Poirie, à Joseph Montelmont, laboureur au dit lieu, d’un terrain (autrefois Etang du Goulot) sis au finage de la Poirie, pour la somme de 400 francs, monnaie de lorraine (1743). Pont. — Acensement par Dom Philbert Galavaux, prieur du Saint-Mont, à Demenge Perrin, de Pont, de divers héritages sis à Pont, qui étaient échus au prieuré, par suite de non paiement de cens (1650, 25 juillet). — Sentence de la justice ordinaire de Remiremont, condamnant Demenge Perrin, à payer au Saint-Mont les cens qu’il doit au prieuré (1672, 18 février). Reherrey. — Acensement par D. Barthelemy Delcourt, procureur du prieuré, à Jacques Thouvenin et à Joseph Perry, de Reherrey, de pièces de terre sises à Reherrey (1742). 1514-1753 VII H 18 (Liasse). — 5 pièces parchemin ; 75 pièces papier. Les Granges Louis. — Transport, par Jean Goery, de Franoud, à Laurent La Roche, du même lieu, d’un pré, sis au territoire de Franoud, lieu dit au Noir-Paul, «pour les très bons et agréables services que le dit reteneur a par cy-devant fait au dit renuncieur» (1564, 3 novembre). — Acensement par Dom Barthelemy Vualtrin, prieur du Saint-Mont, à Nicolas Ougier, de Cleurie, de prés, immeubles et étangs sis au territoire de Franoud ; l’une de ces terres se trouve entre l’étang des Cailles et les «Granges-les-Louys» (1660, 11 décembre). — Vente, par Jean Aubrichon, gruyer d’Arches, au prieuré du Saint-Mont (D. Joachim Le Roy étant prieur), d’une maison et grange appelées Hault-de-Chaisnois, sise au finage de Franoud, ban de Longchamp, et d’une «grangette» dite «Ez preys Louys»1, mêmes finage et ban (1672). — Baux de la grange Louis alias de Noirpoil (1678-1747). — Procès-verbaux de reconnaissance des maisons et héritages dépendant des Granges Louis (1750). Ferme de Rossepré. — Vente, par le sieur Nicolas Vallette, docteur médecin de S.A. actuellement à Insprück, aux bénédictins du Saint-Mont, d’une maison avec grange, sise au ban de Longchamp, paroisse de Dommartin, dite Rosseprey avec toutes ses appartenances, pour la somme de 4400 francs, monnaie de Lorraine, de principal (1680, 30 mars). — 1 Une note au dos de cette pièce fait connaître que la grange de Noirpal ou Noirpoil est la même que la grange des Prés Louis. 154 Reconnaissance de la ferme faite par M. Doyette (1727). — Baux anciens de la ferme de Rossepré (1742-1765). — Pièces divers : réparations à la ferme ; fontaine de Rossepré, dite des Mieules ; autorisation pour les fermiers de Rossepré, des chesnes et de la Grange Louis, de prendre du bois dans les bambois de Franoud ; mémoires juridiques (XVIIème-XVIIIème siècles). 1564-1765 VII H 19 (Liasse). — 14 pièces parchemin ; 1 pièce papier. Métairie de Dommartin. — Lambers, dit Holierg, en présence de Hanri de Bruyères, prévôt de l’église de Remiremont, et de Girart, curé d’Archettes et doyen de la chrétienté du même lieu, reconnaît que la terre qui se trouve devant le cimetière de Dommartin et où est bâtie sa maison, et qu’il tenait à cens du prieur et des chanoines de Rombech, il l’a «perdui par la defaute de cens que jai laissié à paier par quantre ans ou plus» et qu’il l’abandonne au prieur et aux chanoines «a tous jours sans reclain» de lui ni des siens (1279, décembre). — Sentence arbitrale rendue par Bezanson, curé de Vagney, lieutenant du prévôt de Remiremont, et Woillemin de Conflans, clerc, dans un litige pendant entre Bertrand, prieur de Rombech, et les seigneurs du lieu (les chanoines) d’une part, et Symon, dit Cornat, de Dommartin, d’autre part. Ce dernier payait au prieuré un cens de deux resaux de seigle sur un censal, mais n’avait jamais voulu déclarer pourquoi il le payait ; de plus le même Symon tenait, devant sa maison, un meix ou chasal qui appartenait à l’église de Dommartin, et sur lequel un certain Huguenot avait demeuré ; or, le dit huguenot étant mort sans héritier, ce meix aurait dû retourner au prieuré, et les religieux ne savaient pas comment le dit Symon en avait la jouissance, eux n’y étant pour rien ; de plus, le même avait négligé de payer, pendant deux ans de suite, le cens du chasal où est bâtie sa maison, ainsi que du meix Huguenot, ce qui lui faisait perdre tout droit sur ces héritages. A ces griefs s’ajoutaient mésus et injures. Symon répondait à cela que jamais il n’avait eu de déclaration à faire pour le cens de seigle, qu’il avait tenu le meix Huguenot, sous trois prieurs, sans protestation de leur part ; au sujet des injures qu’il avait pu proférer, il affirmait «que plux li avoient dit en fait le dis prours de velenie et batui l’avoit senz raison par quoi il disoit qu’il lou traveilloient ai tort». La décision des arbitres conclut aux torts de Symon qui dut donner satisfaction aux religieux. Quant aux injures et aux voies de fait, les deux parties en furent tenues quittes (1303, jeudi avant la Chandeleur). — Prise à cens, par Andreys dit Dasson, pour sa vie seulement, du chasal, du meix et de la curtille où est bâtie la maison Hembert Entulle, au mont de Bellefontaine, moyennant quatre sols toulois et quatre chapons de cens, à payer à Rombech le lendemain de Noël. Parmi les clauses nous citerons : «Ne ne puix laxier ne changier a vie d’ome ne a touz jours l’eritaige dou dit cens. Et de tel édifice que ie auroie fait suix l’eritaige dou dit cens se ie avoie leaul hoir de mon cors, il en porroit porter et oster ce qui seroit de fut après mon decet et ce qui seroit de pierre demorroit as dis signors». (1304, août). — Sentence arbitrale rendue par Jehan, chevalier, sire de Fougerolles (Fougerueles) et Jehan de Nancey, chancelier de Remiremont, dans un litige entre le prieur de Rombech et les paroissiens de Dommartin : au sujet des dîmes grosses et menues, dîmes d’agneuax, de veaux et de poulains, et corvées de transport de bois (crovées des loingnes)(1311, mardi après la Saint-Barnabé apôtre). — Donation après décès, à l’église de Rombech, par Marion, fille de Vinat de Pont, afin «qu’elle soit parcenière dez biens et dez orisons que on feront tous jours maix en la dite église», d’un journal de champs sis Ez maisiz ez chanps de Dommartin, contigu aux champs des seigneurs de Rombech. L’acte fut reçu par maistre Thierri de Remiremont, notaire juré de la Cour de Toul (1327, vendredi avant Lætare). — Donation au prieuré de Rombech par Jannate, femme de Guillaume Chance (?), clerc de Franoud, «apprebendée» en la maison de Dommartin, de deux pièces de terre arable au finage de ce lieu. (Humbert, curé de Gugnécourt, est témoin) (1351, dimanche après la fête du Saint-Sacrement, copie moderne). — Extrait par Etienne Aubry de Aroffe, chanoine de Poussay et notaire de l’officialité de Toul, du testament de maître Jehan Le Loup (Johannes Lupus), chanoine et maître de l’hôpital de Remiremont : il donne à l’église et aux seigneurs de Chastes (Rombech), vingt-trois sols et un resal de seigle à prendre sur le pré le Barrillier et d’autres héritages sis à Dommartin, pour son anniversaire en la dite église. Présents à la confection de l’extrait : Richer Wybald de Soncourt, Jean de Belmont, Henri de Vicherey, clercs (1368, 24 août). — Donation en aumône, par Isabelle, femme de Guillaume de Dounoux, aux chanoines de Rombech, d’un demi-journal de champ arable, sis au Meix-du-Champ, paroisse de Dommartin, 155 et de sa part du pré ou Varroi-de-Raon. Les chanoines seront tenus de faire son anniversaire après son décès. Acte reçu par Joffroy de Toul, prêtre, curé de Girancourt, notaire juré de la cour de Toul (1370, v. st., 1er février, à Dounoux, en «l’osteil dou Maul Parix»). — Donation pour le repos de son âme et de celles des siens, à l’église de Rombech, par Isabelle, fille de Perrel de Dommartin, d’un champ arable «contenent en sommaille cinc quartates de soile», et vente, par la même, à Jacques de Corbenay, prieur de Rombech, d’un autre champ, pour la somme de deux francs de bon or (1379, mardi des fêtes de pâques). — Autre donation au même prieuré par la même Isabelle, d’un champ sis au territoire de Dommartin, en présence de Simon, dit du Saint- Esprit, curé de Hadol, et de plusieurs autres témoins (1383, mercredi après la Saint-Barnabé apôtre). — Echange entre Jacques de Corbenay, prieur de Rombech, au nom de son couvent, d’une part, et Mathieu de Crémanvillers, paroisse de Vagney (Wahegney) et consorts, d’autre part. Le prieur a donné à Mathieu un journal de champ sis à Fontaines, paroisse de Vagney, et en a reçu un champ, lieu dit en Encullengniez, entre les champs du prieuré. De plus, Mathieu et sa femme Jannate ont donné en aumône au prieuré leur part du meix de la Bouderate, à Dommartin (1383, v. st., 9 mars). — Prise à cens des chanoines de Rombech par Vincent, de Raon et Jehan dit Guayat, de Raon, «jusque ai douzes ans apres ensuigans», du pré dit le Grand Pré Darnugmesui (?), paroisse de Bellefontaine. Le cens annuel est de trois gros tournois d’argent, payable à la Saint-Martin d’hiver (1389, jour de fête Saint- Mathieu apôtre). — Vente par Collatte, femme de Mengin Lieffroi, parmentier, bourgeois de Remiremont, à Jehan dit le Mal Jehan de Franoud, fils d’Asselin de Vecoux, d’un journal de terre arable assis au-dessous de Dommartin, pour la somme de six francs de bon or. Fait à Remiremont en l’habitation du notaire Baulduyn de Hadonviller (1392, mardi avant la Chandeleur). — Don au prieuré d’un cens de deux sous et demi de toulois (1398, lundi de la Pentecôte — pièce détériorée). — Accord intervenu par arbitres entre le prieur de Rombech ou Saint-Mont, frère Willame dit la Perchaite, d’une part, et Jehan Rolin de Vaudémont, chanoine Saint-Romary en l’église Saint-Pierre de Remiremont, d’autre part, ce dernier «à cause de sa dite chanoinerie», à cause du pré de la Grosse Pierre, au lieu-dit Clairegoutte. Les arbitres désignés furent Aubert de Savigny, chanoine de Remiremont, et Baudoin de Hadonviller, bourgeois de Remiremont et notaire de la cour de Toul. Les deux-tiers du pré en litige appartiendront au chanoine Saint- Romary, et l’autre tiers au prieuré. Parmi les témoins : Jehan de Girecourt, chanoine de Remiremont, Pierre dit Roche, «secras», et Jehan, maître de l’œuvre de la dite église (1399, le jour de fête Saint-Pierre-aux-Liens). 1279-1399 VII H 20 (Liasse). — 9 pièces parchemin ; 1 sceau. Métairie de Dommartin. — Echange de terres sises à Dommartin, à Franoud et autres lieux, entre Willaume, fils le Vexard de Franoud, et consorts, d’une part, et Hanry, dit le Tabellion, de la paroisse de Ramonchamp, d’autre part (1405, le lundi de la Pentecôte). — Accord entre frère Guillaume La Perchate, prieur, les religieux du Saint-Mont, d’une part, et l’abbesse et le chapitre de Remiremont, d’autre part, au sujet des dîmes de Dommartin et d’une redevance de six muids de vin réclamées par le chapitre au prieuré à cause du trescens de la paroisse de Dommartin. Les dames abbesse et chanoinesses lèveront un tiers des dîmes de la paroisse ; le prieuré aura les deux autres tiers, l’un à cause de la cure, l’autre à cause de la demi-charrée de vin que les religieux délivrent annuellement à l’abbesse, à la Saint-Martin d’hiver. Ces dîmes seront «rechaingeable de vairoy1 en autre an après autre, selon ce que les vairois se pourteront». Les labourages et héritages de la paroisse seront divisés en trois «vairois», et chacune des parties lèvera la dîme dans le sien. Les anciens héritages qui appartiennent au «doaire» de la cure seront francs de dîmes, comme d’ancienneté ; ceux qui seraient dorénavant acquis par le prieuré y seront astreints. Parmi les témoins figurent : Symon Vicherey, chanoine de Remiremont, Robert Walthier et Jacque Le Duc, prêtres et chapelains de la chapelle de «Sainct-Memer davant lou choeur doudit monastère de Remiremont» (1420, 18 novembre). — Extrait, à la requête de Willaume La Perchoite, prieur de Rombech, du testament de Catherine, femme de Jehan Mourrelat, pêcheur, bourgeois de Remiremont. La testatrice donne, pour son anniversaire, à l’église de Rombech, tout ce qu’elle peut posséder dans les paroisses de 1 De garractum ou garrigua, qui ont donné également garet et guéret : champ avec ses récoltes. Des documents postérieurs permettent de voir dans le mot varroi, l’équivalent de saison. 156 Dommartin et de Rupt, ainsi que ce qu’elle a au chasal Gourriel, sis en la ville de Remiremont (1428, 7 septembre). — Vente à Regnalt Janerat, religieux du Saint-Mont, représentant le prieuré, par Jehan dit Warbatte, bourgeois de Remiremont, de tous ses biens sis dans les paroisses de Dommartin et de Rupt, pour la somme de six francs et demi de principal. L’acte, reçu par le notaire Nichole Pouxendel, de Remiremont, a été extrait de ses minutes, après son décès, par Jehan de Roche, curé de Saulxures, notaire juré de la cour de Toul (1340, jour de fête de Saint-Laurent). — Prise à cens, par Jehan le Parmentier, de la Poirie, de Regnauld Janneret, prieur du Saint-Mont, d’héritages sis à Dommartin (1446, 13 janvier). — Acensement consenti par Guillaume «Declez», prieur du Saint-Mont, à Colin Collenel et à Jehan Henroy, de Franoud, paroisse de Dommartin, du Pré Le Loup, sis en cette paroisse, pour sept gros et deux chapons de cens annuel, et deux florins d’or du Rhin, «à cause d’entrée» (1465, 30 novembre ; sceau du prieur de Rombech). — Bail à cens, par Laurent Nicolay d’Epinal, prieur du Saint-Mont, à Jehan Collegnel, de Pont, paroisse de Dommartin, de plusieurs pièces de terre. Deux expéditions du même bail ; l’une du 5 avril 1484 est une lettre d’officialité, l’autre du 6 avril est établie au nom du prieur. — Acensement par Simon d’Amance, prêtre, chapelain de la chapelle Notre-Dame, sise en la montagne du Saint-Mont alias Rombech, à Demenge Thomas de Franoud, d’un champ en la paroisse de Dommartin, moyennant un cens annuel de deux resaux de seigle. Comme garantie du paiement ou contrescent, il a engagé «son pied et sa verge de quarte et demie de champs partables contre ses seures» sis dessous Franoud (1490, 31 août). 1405-1490 VII H 21 (Liasse). — 16 pièces parchemin ; 2 pièces papier ; fragments de sceaux. Métairie de Dommartin. — Echange entre Nicolas d’Escles, prieur du Saint-Mont, et Jehan Paris, écolâtre de l’église de Remiremont, de terres et de cens sis à Dommartin (1505, 8 août). — Vente au prieur Nicolas d’Escles, par les frères Mellois, de la Poirie, d’une moitié de fourrière, sise à Dommartin (1505, v. st., 6 mars). — Vente par Jehan Demengers, du Chesnois, à Jehan Naibres, de Plombières, prieur du Saint-Mont, de terres sises Dessous-les- Chênes, paroisse de Dommartin (1519, 15 mai). — Ventes et transports à Jean Narel ou Nabrey, prieur du Saint-Mont, de terres sises à Dommartin, par Martin Didier de Franoud, Mongette Stouwenin, de la Nol, Michel, fils de Henry Menestrel, de Franoud, et consorts, Jehan et Laurent de La Goutte (1528, 12 mai-6 juillet). — Accord entre Jehan Narel, prieur du Saint-Mont, d’une part, et Mathieu Joly et Demenge, fils d’Arnould de La Coste, au sujet des «rawayens»1 pour le pâturage des bestiaux à Dommartin (1528, 9 août). — Vente au même prieur, par Jehan Arnoulx, de Franoud, d’une part, des quatre fourrières de Dommartin (1528, 15 septembre). — Vente au même prieur, par Jehan, fils d'Arnould de la Coste, de tous les droits que le vendeur peut avoir au «Weroy-de-la-Bourbe» sis à Dommartin (1529, 1er juin). — Acensement consenti par Didier Doridan, de Bruyères, procureur du prieuré du Saint-Mont, à Jehan Girard, de Biffontaine, d’un demi-jour de terre arable sis au finage du dit lieu (1531, 27 septembre). — Vente à Jehan Narel, prieur, par Demenge Chamagne, de Vecoux, et consorts, d’un copel de champ sis dans le clos de Dommartin (1529, 7 décembre). — Vente à Pierre Boudel, prieur du Saint-Mont, par Grand Demenge, de Ventroin, et son frère Demengeoit, de ce qu’ils possèdent au clos de Dommartin (1546, 6 avril). — Cession et transport à Symon Geoffroy, prieur du Saint-Mont, par Demenge Jannerot, de Franoud, de l’acensement qu’il avait obtenu de Mgr de Vaudémont, d’une pièce de terre au ban de Longchamp. Cette renonciation est faite en échange de bons services rendus par le prieuré au dit Demenge (1558, 17 janvier). — Visite et déclaration à la requête du prieur Simon Geoffroy par les délégués des habitants de la Poirie et de Franoud, des «revayens» ou «revehains» de la maison de Dommartin, afin que le bétail de cette maison, propriété du prieuré, ne passe pour vain pâturer, sur les «revayens» des dits habitants, qu’il y ait réciprocité, et que soient évités par là, des contestations et des procès (1572, 24 août). — Procès entre Symon Geoffroy, prieur du Saint-Mont, et Brice Romary Maillot, de la Poirie, devant Adam du Bourg, lieutenant du bailli de Vosges, au sujet de deux chapeaux, l’un de laine et l’autre «d’estelle de bois», saisis comme gages, par Brice Romary sur des serviteurs de la maison de Dommartin, qui avaient fait paître les bestiaux du prieuré au lieu dit le Haut-des-Connexels, ou Faing-des-Hairtz, ban de 1 Regains. 157 Longchamp, finage de Dommartin, de Franoud et de la Coste, et les avaient fait boire à une fontaine coulant au même lieu. Le prieur ayant prouvé qu’il avait le droit «de temps de haulte possession» d’envoyer vain pâturer son bétail au dit lieu de la Saint-Jacques à la Saint-Martin d’hiver et d’utiliser la fontaine, il lui fut accordé satisfaction. Brice Maillot dut en outre restituer les deux chapeaux et payer les frais d’enquête et de procédure (1572, 10 décembre). 1505-1572 VII H 22 (Liasse). — 10 pièces parchemin ; 105 pièces papier. Métairie de Dommartin. — Vente par Claudon Thomas, de Franoud et Nicolas Thomas, de Reherrey, frères, à François Magnien, prieur du Saint-Mont, d’une pièce de terre sise au finage de Franoud et de la Coste (1620, 21 avril). — Vente au prieuré du Saint-Mont par noble Nicolas Arnould, conseiller d’Etat de S.A., bourgeois de Remiremont, de 28 arpents de bois, à la Grande-Goutte, finages de Dommartin et de la Poirie, d’un vivier, au finage de la Poirie, et d’un petit étang près de Vecoux (1628, 14 août). — Echange de près entre le prieuré et Mathieu Joly, de Pont (1633, 5 avril). — Autre échange de terres entre le prieuré et Mathieu Joly et consorts (1634, 6 janvier). — Vente par Jean Grandemenge, du Chesne, et consorts, à Charles de Gondrecourt, prieur du Saint-Mont, de champs sis à Breuche Poirie, près de Dommartin (1643, 5 janvier). — Acte par lequel les paroissiens de Dommartin déclarent qu’ils sont obligés de faire, au profit du prieur et des religieux du Saint-Mont, une journée de corvée par conduit et par an, au temps de la moisson (1668, 18 janvier). — Acensement de plusieurs pièces de pré par le prieuré à Claude Thierriat, de Chaudefontaine (1671). — Vente, par Nicolas Jeangeorge, de Puthière, et consorts, aux religieux du Saint-Mont, d’un champ «d’un rezal en semaille» sis au lieu dit les Raccrues de la Vanne, finage de Celles (1678). — Acte rappelant la convention du 24 août 15721, où il est dit que les habitants de la Poirie et de Franoud n’ont d’autres droits dans les regains ou embanies de la maison de Dommartin, que d’y envoyer leurs porcs en temps de «paxonnage» (1681, 18 février). — Vente au prieuré, par Barbe Bexon, femme de Jean Duseux qui a quitté la province et l’a abandonnée avec ses sept enfants, d’un pré sis à la Vieille-Voie, finage du Pont (1732). — Procès entre le prieuré d’une part, et Hydulphe Collenne et consorts, de la Poirie de Dommartin, au sujet d’un droit de vaine pâture dans le canton du Queuchot, dépendant de la grange de Dommartin (1748-1752). 1620-1752 VII H 23 (Liasse). — 4 pièces papier. Métairie de Dommartin. — Pieds-terriers de 1631, 1646 et 1660. 1631-1660 VII H 24 (Liasse). — 1 cahier de 48 feuillets et 28 pièces papier. Plaids annaux. — Plaids tenus de 1618 à 1763, à Remiremont, au Saint-Mont ou à Dommartin. — En 1618, le 3 décembre, le plaid a été tenu à Remiremont, par le prieur François Maignien. Le maire, Nicolas Gaspar, a rendu son office, et a présenté trois candidats pour l’élection du maire. Le prieur en a demandé neuf, «suivant l’usage et qu’il a esté accoustumé». Le plaid a été ensuite banni «de par Dieu et saint Pierre, de M. le duc et de M. du Saint-Mont»2. «Et d’aultant que le seigneur a l’option au premier plaid qu’il tient à son événement (sic) ou du depuis de choisir celuy qu’il luy plait à exercer la charge de mayeur, ores que denommez ou non, suyvant mesme que les habitants et subiectz de sa seigneurie ont declairez», le prieur a choisi comme maire Nicolas-Jean Germain, qui a prêté serment. Le seigneur prieur a ensuite demandé à ses sujets, «de quelle nature ilz luy estoient subiectz et asservys, ont dict et déclairez luy estre subiectz de mainmorte en leurs meubles et de poursuitte partout, taillables à volunté dudit seigneur une fois l’année» ; ils doivent supporter en outre les frais du plaid, et sont soumis à d’autres servitudes et redevances attachées à la seigneurie. — Les plaids suivants offrent les mêmes caractères ; toutefois on y trouve la nomination d’un doyen, et la déclaration des mainmortables de la seigneurie. 1618-1763 VII H 25 (Liasse). — 3 pièces parchemin ; 26 pièces papier. 1 Voyez VII H 21. 2 Ces paroles étaient répétées trois fois. 158 Mainmorte, tutelles et curatelles. — Extrait d’un ancien registre Saint-Pierre de Remiremont, par Jean de Balneis : «Item dient que quant ung homme se veult remuer de desous son segnours et aller desouz ung aultre en queque segnourie que ceu soit il en doit pourter avec lui sa terine, son cramaille et son leict et senssy estoit que le segnours de corps et d’avoir aussy bien comme le de lai en avant après lumière sonant desouz eulz en lours maison il est acquis de corps et d’avoir. Et sencor il trovoit on sen le corps de lui sa terine son cramaille, il est en la mercy les segnours de corps et davoir aussy bien comme le corps de lui il fuit» (Copie du XVe siècle d’un texte antérieur). — Sentence arbitrale relative à une affaire de contremand. Jehan de La Roche, de Franoud, s’était contremandé ; il avait quitté la seigneurie du Saint- Mont, pour celle de noble homme Claude de Jeandelaincourt, bailli d’Epinal. Le prieur prétendait que, depuis, Jehan de La Roche avait été trouvé «mesurant» et «oultre les termes acoustumes en contremain», et réclamait la confiscation de ses biens. Jehan de La Roche affirmait le contraire : les parties désignèrent comme arbitres noble Thiébault de Jussey, chevalier, et honorable Huyn Reynette, lieutenant de Nancy. Après enquête, Jehan de La Roche dut payer au prieur 3 florins d’or, et à Claude de Jeandelaincourt 3 florins d’or et un florin d’or pour vin, et promettre de résider sous la seigneurie du prieur dont il restera homme et sujet, sans pouvoir jamais se contremander. Seul l’un de ses fils pourra résider sous la seigneurie du sieur de Jeandelaincourt et être son homme. Ce fut fait en présence de noble Ferry de Parroy, capitaine d’Epinal, et de vénérable Jehan Paris, écolâtre de l’église Saint-Pierre de Remiremont (1487, 20 juin). — Information par devant François du Bois, receveur d’Arches, à la requête de S.A., et de la part de Jean Champy, prieur du Saint-Mont, afin de prouver que les prieurs du Saint-Mont possèdent les «mortes mains» de leurs sujets de Franoud décédant sans héritiers. Le premier des témoins qui ont déposé est le prieur d’Hérival, Sébastien Valdenaire (1587, 16 et 17 mai). — Minute de mémoire relatif au droit qu’ont les prieur et religieux du Saint-Mont de créer les tuteurs et curateurs pour leurs sujets résidant dans les seigneuries de Belmont et Franould (s. d. [XVIIème siècle]). — Accord entre le sieur Maignien, prieur du Saint-Mont, et dame Anthoinette de Resnelz, dame et secrète de l’église Saint-Pierre de Remiremont, au sujet de la mainmorte de François Demangel, natif de Franould. «Sujet originaire» du prieur, et décédé, sans héritier, à Pont, seigneurie de la secrète. Après procès, et consultation de conseillers d’Etat de S.A. qui ont déclaré que «l’usage en estoit fort incertain pour avoir esté diversement pratiqué», les parties en sont arrivées à l’accord suivant : la mainmorte de Demangel se partagera également pour ce cas particulier ; à l’avenir chacune l’aura entière sur son sujet d’origine, sans tenir compte du lieu du décès. La pièce porte les signatures autographes d’Antoinette, de Frenelz, de François Magnien et des conseillers d’Etat Arnoult et Robert (1614, 10 juillet). A cette pièce se doit joindre une double information des 30 avril et 15 mai 1614, faite au nom de la secrète de Remiremont et du prieur du Saint-Mont, sur le fait des droits de mainmorte appartenant à la première dans la seigneurie de Pont, Auterive et Xennois, et au second, dans celle de Franoud. — Litige entre François Mesgien1, prieur du Saint-Mont, d’une part, et noble Pierre Mesgnien, son frère, seigneur de la seigneurie des Pilliers et de Laval au ban de Vagney, pour les trois quarts, honoré seigneur M. de Raigecourt, bailli d’Epinal, pour l’autre quart, d’autre part, au sujet de la mainmorte de Laurent Jaudra, décédé à Fontaine-les-Vagney, en la seigneurie des Pilliers. Le prieur prétendait, à l’encontre de l’autre partie, que le dit Laurent était son sujet naturel, étant né à Franoud. Pour éviter procès et brouille, les deux frères ont convenu, pour cette fois seulement, de partager les trois quarts de mainmorte du défunt, le prieur recevant ses poursuites contre le sieur de Raigecourt, pour l’autre quart ; témoin, Héric d’Hanus, seigneur d’Hurbache, demeurant à Blâmont, beau-frère des parties (1617, 16 septembre). — Créations de tuteurs et curateurs (XVIIe s.). — Sommation faite par le mayeur de Franoud à Jehan Thirion de la Nol de remettre sa prétendue charge de curateur des hoirs de feu Michel Jeangeorge de Belmont et de rétablir le «bien homager» qui appartient aux pupilles et en treffond aux religieux, et qu’il a vendu sans l’autorisation de ceux-ci (1642). — Compte rendu par Jeannon Villaume, veuve de Nicolas Mansuy, de Franoud, comme tutrice de ses enfants (1644). — Compte et contrats divers relatifs à la mainmorte des pupilles de feu Demenge Jacquemin, de Belmont (1696-1699). — Assignation de Joseph Durant, de la Nol, pour l’obliger à donner un inventaire des meubles et effets de la communauté, ensuite du décès de 1 Le nom de ce prieur est écrit Magnien, Maignien ou Mesgnien. 159 sa femme (1714). XIVème siècle (?) VII H 26 (Liasse). — 14 pièces papier. Inventaires après décès. — Inventaire des meubles appartenant à feu Claudin Jannerot : «Une vache cendrée nommée Chartaye ; une grande et bouvrie de bois ; deux pourpoin, un de saixin, l’autre de drap usé ; deux chausse de toille ; deux bats de toille ; trois chemises ; une robbe de femme usée ; quatre linceux ; cinq chemises de femme ; huicts aulne de couvrechefs ; six couvrechefs couppé ; un licts ; quarante frans debté par feu Mathieu Lambert de Vescoux ; trente-six frans dheu par Colatte fille de feu Claudin Jannerot-le-Vielz au nom de Colatte sa mère» XVIIème siècle). — Inventaire des meubles de Jean fils de Vincent Willaume de Franoud (XVIIème siècle). — «Une vache sur rouge et blanc nommée Graibatte ; une autre rouge avec une teste blanche nommée Guemeixon ; une autre rouge nommée Blanche Queue», ces trois vaches louées par Jacquot Petit Lambert, de Planois, pour huit francs par an et par vache ; «deux licts ; un travers ; une toye de lict toute neuve ; cinq linceux ; trois couvrechefs ; une serviette ; une toye de travers, deux chemises, une aulne de toille ; une bressière de saixin ; un gripon de saixin ; un cotillon de drap viollet ; un grand chaudiron ; un autre petit chaudiron ; un imals ; une grande poelle de noir fer ; une autre poelle d’arrain ; un ouial epiat ; un pot de fer ; un houez ; une hache ; une baisse de bois ; un vambre (?) ; un chair challez ; un sael de bois ; une quarte pour livrer le grain ; une grand scelle et une fochelle ; une forche ferrée ; un cuvel buray ; une trans ; un crochet de fer ; trois grands escuelle de bois ; trois des petite, le quatriesme en une poelle saicheresse ; une basse ; neuf gros d’argent» (1635). — Inventaire des meubles de Nicolas Mensuin, de Franould ; entre autres choses : une quarte à livrer le blé et un foural, une camisole de «violet», un haut de chausse violet, un certain nombre de quartes de blé, seigle, de froment de Pâques, d’orge, de pois, de fèves, de millet et de grise, une cavale, son poulain et son «harnissement», une vache fauve, appelée Favatte «fruict portant» (1643). — Inventaire des meubles et effets de Mougel Duchesse, de Franoud ; dans deux sacs de toile étaient refermées les espèces suivantes : une pistole d’Italie et un deniers (37 francs, 6 gros) ; une demi pistole de Gênes (12 francs 6 gros) ; un écu sol et un demi (19 francs 6 gros) ; un ducat à la grande croix (13 francs) ; un demi-louis d’or et une demi-pistole d’Espagne (25 francs 6 gros) ; sept louis blancs et trois quarts (54 francs 3 gros) ; dix quarts d’écu, la plupart légers (22 francs 6 gros) ; cinq testons d’Allemagne (7 francs 6 gros) ; un teston de France (2 francs 2 gros) ; deux testons de Lorraine et un de Metz (5 francs) ; deux testons de cardinal (3 francs) ; deux demi-pièces de France et un quart (3 francs 9 gros) ; quatre pièces de neuf gros (3 francs) ; trois quarts et demi de réaulx (5 francs 3 gros) ; un demi-philippe d’argent (3 francs 9 gros) ; vingt et un «chelin» (6 francs 3 gros 8 deniers) ; cinq pièces de cinq gros de Lorraine (2 francs 1 gros) ; deux pièces de huit gros (1 franc 4 gros) ; un quart de «patagon» (1 franc 9 gros) ; une pièce de quatre gros et demi de Bourgogne (4 gros 8 deniers) (1659, 11 janvier). — Inventaire des biens de Claude Mathieu, de Franoud (1684). — Inventaire des biens d’Anne Arnould, de Franoud (1719). — Etat des inventaires faits à Franoud, par le maire de ce ban (XVIIème siècle). — Partage entre Didier Louys, son frère Jean et Mengeotte sa sœur, de l’héritage provenant de leur père (1608). XVIIe-XVIIIe s. - Eloyes et Lavelines-du-Houx. VII H 27 (Liasse). — 5 pièces parchemin ; 10 pièces papier. ELOYES. —Acte par lequel Beline et Ydate, filles de feu Vivian des Loyes, font connaître qu’elles ont eu une difficulté (bestans) avec leur frère Watier, curé de Pouxeux (Poixeus) au sujet de deux journaux de terre sis au finage d’Eloyes, au lieu dit «en la Croée» ; le dit Watier a donné en aumône ces deux journaux de terre à la maison de Rombech, Dans l’impossibilité de prouver leur droit, Beline et Ydate ratifient cette donation, en présence de Droon, chanoine et prévôt de l’église de Remiremont, et de Girard, curé d’Archettes, doyen de la chrétienté de Remiremont (1265). Parchemin autrefois scellé des sceaux des deux témoins sur simple queue. — Prise à cens de Guillaume d’Escles, prieur du Saint-Mont, par Gérard le Roier et Didier Honoy, tous deux d’Eloyes, de deux champs, sis à Eloyes, l’un appelé le Champ des Moines, l’autre le Champ du Chastel, moyennant un resal de bon seigle, mesure de Remiremont, à 160 payer tous les ans au terme de Noël (1478, 10 octobre). — Sentences prononcées contre des particuliers d’Eloyes relatives au payement de cens (1641, 1659). — Partage de la succession de feu Etienne Redouté, en son vivant, contrôleur de la prévôté d’Arches ; les héritiers étaient : demoiselle Gabrielle George, veuve d’Etienne Redouté, Antoine-Charles Pillement, écuyer, sieur de Russange, doyen de l’université de Pont-à-Mousson, à cause de Dorothée Redouté, sa femme, fille d’Etienne, et Joseph de Montagne, chevalier, capitaine grenadier pour le service de S.M. au régiment Dauphin, mari de Marie-Suzanne Redouté, seconde fille du défunt. Dans la part de Gabrielle George, douairière, figure une grange sise à Eloyes (au lieu des Loyes), à charge d’acquitter entièrement une dette passive de la communauté de 4000 francs barrois contractée par elle et son mari envers les religieux du Saint-Mont (1696, 18 janvier). — Engagement, puis vente de la grange ci-dessus désignée par la demoiselle George aux religieux du Saint-Mont, afin d’éteindre la dette contractée envers eux (1703, 25 et 26 août). — Bail de six ans de la même grange, consenti par les religieux à Joseph Vauthier, maître éperonnier, demeurant «aux Loyes» (1703, 20 novembre). — Acensement de terres à Eloyes, pour Nicolas Charpentier, de ce lieu (1720). — Autres, pour Nicolas Vautier (1741). — Bail de trois, six, neuf années, d’un champ sis à la Ronde-Poche, finage d’Eloyes, consenti à Quirin La Cotte, de ce lieu, moyennant un loyer annuel de deux quartes et demie de seigle et de deux livres de chanvre femelle (1718). — Autre bail consenti au même, d’un champ sis Devant-les-Huisses, finage dEloyes, moyennant neuf quartes de seigle (1759). — Requête des religieux du Saint- Mont, aux fins d’être payés «par privilège et préférence» des neuf quartes de seigle et deux livres de chanvre à eux dus par Quirin La Coste et contre lequel Claude Abadie, bourgeois de Bruyères avait fait interposer saisie sur les fruits pendants par racine dans les deux champs amodiés (1760). LAVELINE-du-HOUX — Acensement par le prieur Guillaume d’Escles à Marguerite, femme de Camu de Laveline-du-Houx, de la moitié du champ de la Sente, sis entre Houx et Laveline, qui était échu au Saint-Mont par défaut de paiement de cens, pour un gros et demi de cens annuel. Parmi les témoins figure honorable homme Guillaume de la Chalme, sonrier (1478, 30 avril). 1245-1760 - Ramonchamp et Rancourt. VII H 28 (Liasse). — 8 pièces parchemin ; 28 pièces papier. RAMONCHAMP. — Vente par Jannette Bruy Bonel de Saint-Maurice, à Henry, dit Tabellion, de Ramonchamp, du quart du «varoir» du Pré-Robert, sis sur le Ruy de Varenbert, moyennant deux francs de principal et un demi-franc pour les frais (1412, samedi après la fête de Saint-Maurice). — Engagement par Aubert, gendre de Martin de l’Etraye, à Jehandel de Ramonchamp de la moitié du pré des Cloz, sis derrière la ville de Ramonchamp, pour la somme de sept francs (1423, mardi après la Saint-Valentin). — Prise à cens par Colin Pingual, de Xoarupt1, paroisse de Ramonchamp, de Colin Erard, d’Arches, bourgeois de Remiremont, d’un pré, dit le «Clo Pellesson», sis sous la «ville» du Champ, pour huit gros de Lorraine et un chapon à payer annuellement au jour de Saint-Martin (1451, 14 septembre). — Acensement par Nicole d’Escles, prieur du Saint-Mont, à Jehan et Colin Tremosel, frères, du Champ, d’un pré appelé le Clos Pellisson, moyennant neuf gros et une géline de cens payables annuellement à la Saint-Martin (1514, 28 novembre). — Sentence condamnant Elisabeth, veuve de Demenge Brice, de Xoarupt, à payer le cens du Clos Pellisson (1664). — Constitution de rentes au profit du prieuré, au Ménil, à l’Etraye et à la Moline (1717-1782). RANCOURT. — Traité entre les religieux et le curé de Rancourt, Claude Poinsignon, au sujet de la collation de la cure et des dîmes (1663). — Sentence condamnant les habitants de Rancourt et de Madecourt à payer la dîme (1676). — Fourniture des animaux mâles par les habitants de Rancourt (1677). — Collation, par les religieux du Saint-Mont, de la cure de Rancourt et Madecourt à Gaspard Ferriot, prêtre du diocèse de Toul, ensuite de la résignation de Claude Poinsignon (1678). — Condamnation des habitants à fournir les animaux mâles (1680). — Traité entre les religieux et le curé de Rancourt pour la portion congrue (1699). — Terres et héritages appartenant à l’église de Rancourt (1706). — Pièces diverses concernant les 1 Lieu-dit de la commune de Ramonchamp. 161 dîmes, menues et grosses (XVIIIème siècle). — Témoignages de particuliers au sujet de vignes, sises à Madecourt et pour lesquelles se payait la dîme de raisins «à l’onzième» (1738, 1740). 1412-1782 - Remiremont. VII H 29 (Liasse). — 12 pièces parchemin ; 1 pièce papier. Acte par lequel Renalz de Plombières, prieur de Rombec et curé de Dommartin-lès- Remiremont, «estans en sa chambre a Rombec en son leit, dehaities» déclare devant plusieurs témoins qu’il a édifié la maison et le chasal que lui et ses frères ont à Remiremont, sis entre le chasal de la prébende de Demenge Le Louf et la maison de la femme Sotel. Cette maison a été entièrement construite aux frais des «lieux» de Rombec et de Dommartin et elle doit appartenir au prieuré. En récompense de la peine qu’il a eue dans cette affaire, il prie ses frères et «conchenoinnes» de Rombech de lui faire tous les ans son anniversaire, ce qui lui est octroyé. Il affirme que, contrairement à ce qu’il a pu dire autrefois, il ne doit rien à son frère Gérart de Plombières, moine de Lure. Fait en présence de Jehan Roucroute, gouverneur des écoles de Remiremont, de Jehan, vicaire perpétuel de Celles, doyen de la chrétienté et de Nicole de Rambercourt-aux-Pots, curé de Remiremont, ces deux derniers ayant scellé l’acte (1342, fête de la Nativité de Saint-Jean-Baptiste). — Donation en aumône, par Bonneamie, femme de Perrin, fils du barbier dit le Boul Perrin, bourgeois de Remiremont, de sa maison, sise au bourg de Remiremont, rue de la Courtine, réserve faite de la moitié de cette maison où Bonneamie et son mari pourront résider leur vie durant ; de quatre journaux de champ arable au finage de Pont. Cette donation a été reçue au nom du prieuré par Willame dit la Perchatte1, prêtre, chanoine régulier et apprébendé de cette église (1387, mercredi après l’apparition de Notre-Seigneur). — Vente, par Marguerite, fille d’Henry de Girancourt et veuve de Pierre Chaitterel, bourgeois de Remiremont, à Demoinge, fils de Mathieu, de la Madeleine devant Remiremont, d’une maison sise à Remiremont, rue des Prêtres, non loin de l’hôpital, entre la maison de Jehan Girard et celle du prieuré du Saint-Mont, pour la somme de dix-sept florins de bon or (1443, 22 avril). — Acensement par le prieur Guillaume d’Escles, à Jean Colin, curé du clerjus, d’une maison appartenant au prieuré, sise à Remiremont, dans la grande rue, au lieu dit anciennement En la Saulnerie, pour dix-huit gros de Lorraine de cens annuel (1460, 25 novembre). — Vente de la même maison par Demenge, fils de Mathieu, de la Madeleine, à Jehan Collette2, «recowertour», bourgeois de Remiremont, pour vingt-deux francs de Lorraine. Il est dit dans cet acte que les appartenances de la maison s’étendent «jusques es murs de la fermetei de la ville par darrier» (1479, v. st., 16 janvier). — Vente de la même maison par Demenge, à messire Gérard Mathei, prêtre, doyen de la chrétienté de Remiremont, pour la somme de vingt-trois francs et demi de Lorraine. Le vendeur avait «retrait» la dite maison des mains de Jehan Collatte (1472, 21 août). — Vente de la même maison par Jehan Mengin, de Remiremont, et Jannette, veuve de Nicolas Didier, jadis bourgeois de Remiremont, à messire Nicolas Petiet, de Saint-Baslemont, chanoine de Remiremont, curé de Blaye3 au diocèse de Toul, pour la somme de quarante francs de Lorraine (1480, 20 novembre). — Vente de la même maison par Georges de Velotte, dit le Mouton et Didier dit le Collier de Saint- Baslemont, frères, à noble Claude Dorgain, de Darney, lieutenant Saint-Pierre de Remiremont, pour soixante-quatorze francs de Lorraine. Présents : frère Jehan d’Aubiey, prieur d’Hérival, Jehan Paris, chanoine de Remiremont, Symon d’Amance, prêtre, et plusieurs autres témoins (1486, 21 décembre). — Vente de la même maison, par Claude Dorgain, lieutenant du sonrier de l’église Saint-Pierre de Remiremont, à Jehan Maignien, de Bains, chanoine en la même église, pour la somme de «six vingt dix francs» de Lorraine (1496, 2 juillet). — Transport de la même maison par Jehan Maignien, de Bains, chanoine et doyen de la chrétienté de Remiremont, curé de Saulxures et de Saint-Etienne, au prieuré du Saint-Mont, à charge par celui-ci de faire son anniversaire ainsi que celui de son oncle Jehan Robert, de Bains, inhumé auprès de grand autel en l’église du prieuré. Le donateur continuera d’habiter dans la maison jusqu’à sa mort. Présent : Claude Borrel, chanoine de Remiremont et doyen de la chrétienté de 1 Devenu prieur, par la suite. 2 Jean Collette est témoin dans l’acte précédent. 3 Auj. Vosges, ferme de la commune de Racécourt, canton de Dompaire. 162 Jorxey (1503, 22 juin). — Constitution de rente, au profit du prieuré, par noble Jean de Ranfaing, lieutenant de sénéchal à Remiremont (1631). — Arrêts du Conseil royal et de la Chambre acensant aux religieux du Saint-Mont, le terrain des fossés de la ville de Remiremont, sis derrière la maison du prieuré, pour la construction d’écuries (1752). 1342-1752 - Rupt. VII H 30 (Liasse). — 4 pièces parchemin ; 3 pièces papier. ( Lépange, Maxonchamp). — Vente par Adeline, fille de Jannerat, de la Nourmanville (La Dermanville), autorisée par son mari Jehan Flajolat, de Lépange, à Guillaume Cralleniel, chanoine de Remiremont, d’un cens d’un demi-resal de seigle et douze deniers, assigné sur un champ, dit le champ «Destrasse», sis à Maxonchamp, pour la somme de soixante-dix sols de petits tournois (1343, mai, mardi après la translation de Saint-Nicolas ; copie papier du XVème siècle). — Vente par Hannis, veuve d’Estelin de la Roche «delz la Normanville», à Nichole, curé de Rupt, pour 50 sols de tournois, d’un cens annuel et perpétuel de deux sols de «menoie coursable a communes danrées en la ville de Remiremont», assigné sur deux champs sis au finage de Maxonchamp (1343, mardi après la fête de Saint-Vincent). — Vente par Jannette, fille de Bonard, de Lépange, à Demengeoit, fils de Perrenel, de «Montéamont», du quart du champ de la Boudière, du quart du pré de Wyxiars, du quart des prés de Xerbessecoste, et du quard du pré de la Houssière, pour la somme de quatre francs de bon or ([début du XVe s.], jour de fête Saint-Mathieu apôtre). — Acensement par Guillaume, dit la «Perrochoite»1, prieur du Saint-Mont, à un certain nombre d’habitants de Rupt, «tous conjoinctement ensemble» de tous les droits et actions du prieuré sur une «tenue» appelée de la Goutte, au-dessus du village de Rupt, du champ de Pont-Fosse, entre le Plain-des-Soips et la voie qui vient de Chievremont, pour trente gros de Lorraine et deux chapons, à payer annuellement la veille de la Nativité de Notre-Seigneur. Comme contre cens, et pour plus grande garantie, les preneurs ont engagé à l’église du Saint-Mont des héritages qui leur appartiennent en propre, et qui seraient acquis au prieuré en cas de non paiement du cens. En outre ils ont reconnu qu’ils doivent fournir le foin aux bêtes des chars et charrettes de l’église, lorsque ses «gresses» seraient à Rupt ; en temps de «woyens» ils sont tenus de garder en leurs «woyens» une grosse bête ou deux de l’église ; ils ne peuvent empêcher personne de venir habiter à la Goutte et y construire une maison ; enfin, il est prévu que tout héritage engagé comme contre cens qui serait vendu, serait acquis de ce fait au prieuré (1415, 24 décembre. Copie papier contemporaine). — Acensement par Nicole d’Escles, prieur du Saint-Mont, à Nicolas phelippe, de Rupt, et Didier, son frère, des droits du prieuré sur la «tenue de la Goutte», moyennant trente gros de Lorraine et deux chapons, payables à la Saint-Martin d’hiver (1506, v. st., 12 janvier). — Proclamation en l’église de Rupt par le chapelain, à la requête de Symon Jeoffroy, prieur du Saint-Mont, de pièces de terre, échues au prieuré faute de paiement des cens (1568, 24 octobre). 1343-1568 - Saint-Amé. VII H 31 (Liasse). — 11 pièces parchemin. Autrive. — Vente par Henrias Moillas, d’Autrive, à Jehannette dite dame de Raix, demeurant en la maison «Notre-Dame du Boix», celle-ci achetant au nom du prieuré de Rombech, de trois sois petits tournois de rente annuelle, pour la somme de trois petits florins et demi de principal. Moillas payera cette rente tous les ans à Jehannatte, et après la mort de celle-ci, aux religieux de Rombech, qui seront tenus de célébrer l’anniversaire de la défunte (1360, jour de Saint-Philippe et Saint-Jacques). — Vente par Jehan dit Chodelz, d’Autrive, à Guillaume de Remiremont, prieur de Rombech, d’un cens de quatre «grois viez tournoix» d’argent et quatre «de viez fors», seize forts étant comptés pour un gros, pour la somme de dix florins et demi de bon or de principal, et deux florins pour les «costenges» le vin et les lettres. Le dit cens est assigné sur des pièces de terre sises sous Autrive (1401, mardi après les Bures). — Lettres de l’official de Toul faisant connaître que Jehan gendre Costan et Jehan Chalde Awe, d’Autrive, paroisse de Celles, avaient pris et retenu, le jour de Sainte-Madeleine 1399, du prieur du Saint- 1 L’orthographe du nom de ce prieur est très variable : La Perchatte, la Perrochoite, la Perchoite, etc. Il en est de même pour les noms des autres prieurs jusqu’au XVIème siècle. 163 Mont, Guillaume la Perchoite de Remiremont, pour un cens annuel de quatre sols de toulois, des champs et meix sis à Autrive, et qu’ils avaient engagé en contre cens d’autres pièces de terre. Jehan gendre costant, le jour même, a renoncé à sa part de retenue et l’a, avec l’assentiment du prieuré, transmise à ses deux soeurs. Les lettres d’officialité sont du 3 mai 1412, mais n’ont été expédiées, à cause de la mort du notaire, que le 10 janvier 1416 (v. st.). — Vente, par Jehan de Celles, forgeron, à Jannette, fille de Colin de la Coste, de la moitié de la «sommaille» d’une quartate de blé sise à Cherevey desoub Auterive, et de la moitié de la «sommaille» de deux quartates de seigle, vers la Voie des Falleures et à proximité du chemin qui sort de la Nol, pour deux écus de bon or et un demi-resal de seigle (1417, mardi après Saint- Martin d’hiver). — Acensement par Guillaume d’Escles, prieur du Saint-Mont alias de Rombech, à Rencey d’Autrive et consorts, tous du «parrochaige» de Saint-Amé, de tous les héritages donnés à l’église du Saint-Mont par Jehan Guelloz, d’Autrive, et sis au finage du dit lieu, moyennant un cens annuel de cinq gros et demi de Lorraine, payable le lendemain de Noël, et avec engagement, comme contre-cens, de la part des preneurs, d’héritages leur appartenant (1457, 26 avril). — Cunin, gendre de Malgray d’Autrive, pour le repos de son âme et de celles de ses ancêtres, et aussi, pour ne pas être dépossédé des héritages qu’il tient à cens de l’église du Saint-Mont, donne à cette église et à ses religieux deux gros de Lorraine de cens annuel, assignés sur le quart par tout des leictz de awe de la Gueux-du-Pot (v. st., 8 mars). — Acensement par Laurent Nicolay, d’Epinal, prieur du Saint-Mont, à Jehan de Saulxe, de Meyvillers (Maillevillay), paroisse de Saint-Amé, d’un pré sis sous Autrive, appartenant de toute ancienneté au Saint-Mont, pour quatorze gros de Lorraine de cens annuel (1482, 2 juillet). — Acensement par Simon Geoffroy, prieur, et les religieux du Saint-Mont, à Nicolas Amet, de Chanois, de pièces de pré sises aux finages de Meyvillers, d’Autrive, de Peccaviller et de Champé, pour deux gros de Lorraine et un chapon (ou deux gros pour le chapon) de cens annuel (1563, 3 juin). Bémont. — Laix par Jaquas de Courbenai, prieur de Rombech, et son couvent, à Jehan Haccart, de Bémont, d’un chasal avec un «édifice de bois» qui y est construit, sis à Bémont. Le dit Haccart sera homme lige du prieuré, ainsi que ses héritiers qui tiendront le chasal après lui. «Et doit tenir le dis Jehans Haccars et ses hoirs en remenant de notre dit homaige de Belmont sa partie de la terre selonc ceu qu’il seront d’omes demorans en nostre dit homaige c’est asavoir autant le ung come li aultre» ; le preneur paiera un cens annuel de cinq sols de bons toulois et d’un chapon. Ce laix est consenti au dit Haccart poyennant six francs pour entrée, au profit de l’église et deux francs pour le vin «departir» entre les religieux. Le prieur a de plus acensé au même Haccart, un certain nombre de pièces de terre et de champ sis à Bémont, mais ne faisant pas partie de l’ «hommage» de Bémont, pour un cens annuel de quatorze quartes de seigle (1392, lendemain de la fête du Saint-Sacrement). — Accord entre François Magnien, prieur du Saint-Mont, et les détenteurs à cens du Censal de Malsey, la plupart habitants de Bémont (1625). — Laix à titre d’hommage et d’acensement par les religieux du Saint-Mont, à Joseph Le Maire, de Bémont, d’un chasal de maison, sis à Bémont, sur la seigneurie du Saint- Mont, et d’une autre pièce, même seigneurie, moyennant, par an, six gros d’hommage et six francs de cens (1688). 1360-1688 VII H 32 (Liasse). — 20 pièces parchemin ; 2 pièces papier. Celles. — Jehan, fils de Jannatte, bru du Roussel de Roche, reconnaît que, en retour de ce que le prieur et les seigneurs chanoines de Rombech l’ont «apprébendé» en leur maison de Miraumont (Mignerolmont), il a donné au prieuré le pré dit de la Lovère, sis sur la paroisse d’Eloyes ; un meix et une fourrière dits de la Goule, et tout ce qu’il peut avoir dans les prés dou Roual dessous Meyvillers, paroisse de Celles. Parmi les témoins : Gérart, curé de Rupt (1352, samedi après la Purification Notre-Dame). — Vente, par Colin, dit Barille, de la Nol, paroisse de Celles, à Jaque de Corbenay, chanoine de Rombech, d’un journal de terre arable et du tiers de trois «quarrelz», pour la somme de six bons florins d’or. Le vendeur a pris à cens de jaque de Corbenay les dites terres moyennant trois quartes de seigle par an. A la mort de Colin, le tout reviendra au dit Jaque (1364, jour du Saint-André). — Vente par Jehan dit Nurdin de Peccaviller (Piscavilleir), paroisse de Celles, à Jehan, gendre Le Garehardat, de Bémont, même paroisse, de la moitié du pré dit à Coldoiasse, sis entre la Roche du Trail-de-Lespache et la Rivière de Cleurie, pour un florin de bon or. Parmi les témoins figure Simon, curé de Celles 164 (1379, dimanche avant la Nativité Notre-Dame). — Fondation de messes en l’église du Saint- Mont par Jehanne d’Aigremont, abbesse du «monastère» de Remiremont, pour le repos de son âme et de celle de son frère, Regnauld de «Chosuel», seigneur d’Aigremont, chevalier1. Pour cela, elle donne à l’église collégiale de Rombech, de l’ordre de Saint-Augustin, tout ce qu’elle avait acquis dans la paroisse de Celles des enfants de Philippin de Laveline-devant-Bruyères, en maisons, chasualz, meix, prés, terres arables, bois, eaux, rentes et cens, plus un pré, dit le Neuf-Pré, même paroisse, sis sur la rivière de Vologne (Vouloingne) près du chemin qui va de Celles à Autrive. L’acte fut rédigé par Joffroy Cellarius, prêtre, curé de Girancourt, chanoine de Remiremont et notaire de la cour de Toul, en présence de Pierre de la Roche, «secret» de l’église de Remiremont et de Jehan de Queirs, «servant» en l’église de Rombech (1380, 22 mai). — Don à l’église de Rombech, par Thiébert fils de Jehan de Celles et Jannette sa femme, afin d’être «aiconpaignez» eux et leurs ancêtres «auz amonnes, proieres, orisons et bienfais» de cette église, d’un cens annuel et perpétuel de deux sols de toulois payable à la Saint-Martin d’hiver et assigné sur leurs maison et chasal sis à Celles. Après leur décès, ceux qui tiendront la dite maison, seront obligés de payer le même cens, sous peine d’excommunication et de confiscation de l’héritage (1387, mardi avant «Pasque florie»). — Vente par frère Jehan dit Chonquains (?), de Remiremont, frère mineur de Neufchâteau (Nuefchastelz), avec l’autorisation de frère Gile, gardien des Frères mineurs en Lorraine, à Henry dit Le Roy, bouregois de Remiremont, de deux pièces de terre arable, séant au finage de Celles, et de tout le «remenant» des héritages qu’il peut avoir aux finages de Celles, de Vagney (Wainheney), de Dommartin, de Saint-Nabord (Saint-Navoir)et de Saint-Etienne, pour huit bons vieux francs de bon or et de juste poids «du coing du Roy de France» (1393, vendredi après Saint-Marc évangéliste). — Laix et acensement par Jacques de Courbenay, prieur de Rombech, et ses religieux, à Colin, dit Boucher, de Chanoy, et consorts, d’héritages sis en la paroisse de Celles, moyennant quatre resaux de seigle, deux sols de toulois et deux chapons payables annuellement, le seigle, la veille de Saint-Martin d’hiver, et le reste la veille de Noël (1395, 11 mai). — Vente à Guillaume dit de la Perchaite, prieur du Saint-Mont, par Jehan dit Coppat, «corvoisier», bourgeois de Remiremont, de tout ce qu’il possède dans les paroisses de Celles et de Saint-Nabord, pour la somme de trois couronnes d’or (1403, lundi après la Nativité Notre-Dame). — Acensement par Guillaume de Remiremont, prieur du Saint-Mont, à plusieurs particuliers de Celles, d’un certain nombre de pièces de terre, pour vingt-six sols de toulois de cens annuel. Parmi les témoins figure Nichole de Vagney, prêtre, curé de «Blenolez» (1404, mardi après le dimanche de la Trinité). — Acensement par les religieux du Saint-Mont à des particuliers de Celles, de pièces de terre, pour vingt gros et un resal de seigle, payables annuellement à la Saint- Martin d’hiver (1432, 27 novembre) ; vente au prieuré, par Colin Laurent, bourgeois de Remiremont, d’un cens de dix gros de Lorraine et d’un demi-resal de seigle, assigné sur la moitié du petit censal de Celles, paroisse de Saint-Amé, pour la somme de trente-six francs de Lorraine (1501, v. st. 2 mars)2. — Acensements par les religieux à Sébastien Laurent, de Meyvillers, maire de Celles (1680) ; — à Claude Arnouet, de Meyvillers (1703). — Vente au prieuré par Jean Thiriet, ancien maire de Celles et Joseph Thiriet, son fils, de leur part d’un pré sis au finage de Celles (1716). — Sentence de la mairie de Celles en faveur du prieuré, condamnant Jean Thiriot et Nicolas Arnoulph, de Celles, à payer solidairement un cens de quatre francs un gros et un blanc (1707). — Vente au prieuré par Nicolas Arnould et son fils, habitant au Champ-de-l’Etang, paroisse de Saint-Amé, d’une part de pré sise au finage de Celles (1717). Montagne du Saint-Mont. — Désaccord entre le prieur Jacques Dagone et ses religieux d’une part, et les habitants de Celles, de Pont et de Xennois «a l’environ de la montaigne du dit Saint-Mont», au sujet du droit de couper du bois et de faire pâturer les bestiaux. Le débat fut porté au duc de Lorraine, qui envoya Huyn Reynette, son président des Comptes et lieutenant du bailli de Nancy, ainsi que quelques gens de son Conseil. Ensuite, le même président et Henry de Lignéville, bailli de Vosges, se rendirent à Remiremont et devant les dames et chapitre du dit lieu, firent comparaître les parties, à savoir : le prieur du Saint-Mont, Jacques, Jean de Xertigny et Jean de Bruyères, religieux du même couvent, et les députés des villages de 1 Encore vivant à cette date. 2 Ces trois pièces sont attachées ensemble et sur une transcription du XVIIIème siècle a été mise cette note : «Copies attestées des trois titres du grand et du petit censal de Celles». 165 Celles, de Pont et de Xennois. Le prieur, sur le conseil de ses religieux ; les habitants de Celles, sur celui de Jehanne d’Anglure, abbesse de Remiremont et dame du lieu ; les habitants de Pont, sur celui d’Isabelle de Lignéville, secrète du chapitre, et dame du lieu ; ceux de Xennois, sur le conseil du bailli et du président des Comptes, représentant le duc de Lorraine, seigneur en partie de Xennois, ont accepté l’arbitrage des dames dont les noms suivent : Clémence d’Uzès, doyenne, Agnès de Monthureux, sonrière, Claude de Germeney, boursière, Marguerite de Vienne et Alix de Choiseul, grandes aumonières et Jacquotte de Verchant, boursière ; à ces dames se sont joints Jean Clavy, médecin du duc, Jehan Paris, écolâtre de Remiremont, Claude de Jeandelaincourt, bailli d’Epinal et sénéchal de Remiremont, Jehan Villay, lieutenant Saint- Pierre, Jacot du Bourg, lieutenant de Bruyères, Claude Dorgain, lieutenant du sonrier de Remiremont, qui se sont rendus sur les lieux du litige et à leur retour ont fait rapport aux dames du chapitre. Le 15 octobre 1492 à huit heures du matin, au chapitre, la sentence fut rendue par l’organe du président Reynette, en qualité de haut forestier du chapitre. La montagne du Saint-Mont est et demeurera la propriété absolue du prieuré, sans que quiconque puisse y couper du bois ou y user d’une façon quelconque. Toutefois, par grâce spéciale et «pour le bien de paix» les habitants de Celles, de Pont et de Xennois, auront leurs «aisances au dessoubz de la montaigne et selon les bonnes et marches» que les dames y feront «asseoir et poser». Jehan Paris, bailli d’Epinal, lieutenant Saint-Pierre et sonrier de Remiremont a été chargé de cette mission. Suit l’exposé du bornage. Témoins : Jehan de Raville, Demenge Collart, Mengin de Saint-Menge, chanoines de Remiremont, Nicole Maignien, Jehan Parmentier... secrets, Hugues, curé d’Eloyes, Paillotte, curé de Saint-Etienne, Simon d’Amance, Adlophe pelletier, prêtres (1492, 15 octobre). — Prétentions des habitants de Celles, de Pont et de Xennois, afin de faire annuler les décisions de la sentence de 1492. Ils y renoncent, aux assises de Mirecourt, «devant l’église des frères mineurs», en présence du bailli de Vosge, de son lieutenant Nicolas de Pilliers, de Nicolas Drouyn, procureur de Vosges (1500, 3 juin). — Mésus commis, malgré les sentences précédentes, sur la montagne, par Jehan et Demenge Ferry, frères, de Celles. Les parties, Jehan Narel, prieur du Saint-Mont, et Jehan Ferry ont comparu aux assises de Mirecourt, par devant le bailli de Vosges, Antoine de Ville. Jehan Ferry y a reconnu qu’il n’avait aucun droit en la montagne. Témoins : Jehan Brullet, curé de Saint-Etienne, doyen du dit lieu, noble Jehan Gourdot, lieutenant de bailli (1526, v. st., 15 janvier). 1352-1717 VII H 33 (Liasse). — 13 pièces parchemin. Le Chanoy, La Nol. — Proclamation au prône, à la requête de Pierre Boudel, prieur du Saint-Mont, par Pierre Magendre, chapelain en l’église paroissiale de Saint-Amé, des pièces composant l’héritage le Pingeon, sises au finage de Chanois et qui sont échues au prieur, faute de payement du cens pendant trois ans et plus (1556, 10 mai). — Vente par Jehan, fils de Colin Maience, de Cheniménil (Chernimongy), et consorts, à Jacquat Boucley, du Chanoy, paroisse de Saint-Amé, de tout ce qui leur appartient sur le ban de Vagney, depuis la Châtelaine et la Geux-du-Pont, jusqu’à la Chaume, pour six florins (onze gros par florin) (1436, 1er octobre). — Acensement par François Magnien, prieur du Saint-Mont, à Hubert Jean de Nol, de Chanoy, d’un pré sis au finage de Chanoy, contigu à un champ du Censal Bouclé qui appartient au prieuré, d’une quarte de champ contigu au pré susdit et dépendant du Censal Bouclé, moyennant un cens annuel de douze gros de Lorraine, d’un chapon et d’une quarte de blé seigle (1617, 1er août). — Acensement par les religieux à Jean Lambert, du Chanoy, de six quartes de champ sises au finage de Chanoy , dépendant du Censal Bouclé, moyennant un cens annuel de six quartes de seigle (1631, 26 août). — Acensement, par le prieur Nicolle d’Escles, à Cugnin Chauldeave, de la Nol, d’un demi-journal de champ, sis aux finage d’Autrive et de la Nol ; d’un champ sis au finage de la Nol, moyennant un cens annuel de trois quartes de blé (1504, 31 décembre). Bréhaviller, Meyvillers, Peccaviller. — Constitution de rente, par Simon Houot, de Bréhaviller, au profit du prieuré du Saint-Mont (1705). — Vente, par Colin, dit Quellevas, courvoisier, bourgeois de Remiremont, à Aubry, dit Froimantel, maçon, également bourgeois de la même ville, de tout ce qu’il peut avoir sous Meyvillers et dans les paroisses de Vagney et de Celles, pour la somme de vingt francs de bon or au coin du roi de France (1383, 12 avril). — Acte par lequel Jehan dit Chodelz, «paxours» à Autrive, paroisse de Celles, reconnaît avoir 166 pris à cens, de Jacques de Courbenay, prieur de Rombech, un «treix» sis à Meyvillers (Maillevilleir). Le cens annuel est de cinq sous de toulois (1394, samedi après l’Annonciation). — Prise à cens du prieur Guillaume d’Escles, par deux particuliers de la Nol, de tout ce que Jehan Mourel et sa femme ont donné au Saint-Mont (1462, «la seconde feste de Noël»). — Acensement par le prieur Pierre Bodel, à Brice Rouillon de Meyvillers, de pièces de terre sises aux finages de La Nol, de Meyvillers, et de Peccaviller (1553). — Constitution de rente au profit du prieuré par Claude François Le Duc, laboureur à la Flaconnière, paroisse de Saint- Amé (1783). — Acensement par Biétrix, femme d’Henry de la Coste, de Remiremont, à Jehan dit Barretelx, de Lymons, du pré de la Chevallière, sis sur le Ruz de Cleurie, moyennant un gros (1409, jour de la Division des Apôtres). — Proclamation dans l’église de Saint-Amé, des héritages confisqués par le prieur, faute de paiement de cens (1571). 1383-1783 - Saint-Etienne VII H 34 (Liasse). — 23 pièces parchemin. Vente par Mélinne, de Longuet, avec l’assentiment de Jaquat, son mari, à Jannot de la Perche, fèvre, bourgeois de Remiremont, du tiers de la fourrière de Wachiesepoi, territoire et paroisse de Saint-Etienne, pour trente sols de tournois (1328, jeudi après l’Apparition). — Acte par lequel Jehan Balerez, de Saint-Etienne, et Ymatte, sa femme, reconnaissent qu’ils tiennent des terres des quartiers de Saint-Etienne, à cause du douaire du premier mari d’Ymatte, et que les héritages et le douaire après leur mort doivent revenir à […]1, bourgeois de Remiremont (1340, le lendemain de la fête de la Madeleine). — Vente par Jehan, dit Baberei, de Saint- Etienne, à Symon, prieur de Rombech, d’un cens de deux quartes de bon seigle, à prendre sur deux champs sis au finage de Saint-Etienne, pour la somme de trente sous de bons petits tournois. Cette vente eut lieu en présence de Jehan, vicaire perpétuel de Celles et doyen de la chrétienté de Remiremont, et de Jehan, curé de Celles (1344, samedi avant la Saint-Urbain). — Reconnaissance par Demengez dit Baillars de Rennegoutte et Warnier de Seroux, son neveu, d’un cens de neuf deniers qu’ils doivent au prieur Symon, assigné sur deux héritages au finage de Saint-Etienne. Le Prieur leur rend les terre qu’il avait confisquées faute de paiement du cens (1346, lendemain de Saint-Remi «cheif doctembre»). — Donation au prieuré de Rombech, pour le remède leurs âmes, par Jehan le Clerc de Saint-Jehan et Jannin son fils, de deux deniers toulois de cens annuel assignés sur le quart d’un pré sis En Bettonvoy (1350, le lendemain de la Nativité Notre-Dame). — Reconnaissance par Jehan, dit Lallemant, boulanger, d’un cens de seize deniers toulois, à payer annuellement au prieuré de Rombech, et assigné sur le pré de Gireirxart, paroisse de Saint-Etienne (1354, lendemain de la Purification Notre-Dame). — Vente par Mougin, fils de Willaume Burnar de Saint-Jehan, demeurant à Xennois, au prieuré de Rombech, d’un cens de onze sols de vieux petits tournois, assigné sur des pièces de terres sises dans les paroisses de Saint-Etienne, Dommartin, Vagney, Celles, etc., pour la somme de huit florins d’or. Parmi les témoins figure sire Vienat, prieur d’Hérival (Iervalz) (1361, vendredi après Sainte-Catherine). — Donation au prieuré de Rombech par Nichole Hongnous (?), prêtre, de Remiremont, pour le repos de son âme et de celle de sa mère, de tous ses droits sur les prés qu’il possède à Belongoutte (1366, 29 avril). — Donation au prieuré de Rombech, par Jehan, fils de Jehan dit le Roy, de Vecoux, pour le repos de son âme et pour son anniversaire, d’un cens de deux sous de toulois anciens, assigné sur des pièces de terre sises dans les paroisses de Saint-Etienne et de Dommartin (1371, le lendemain de la Nativité Notre-Dame). — Donation au prieuré de Rombech, de l’ordre de Saint-Benoît, par Isabelle, dite la Rousse, fille de Thouvenin et petite-fille de Othenin de Seux (Suc), pour son anniversaire et pour celui de tous ses ancêtres, du pré sis en la Morte Morisey (1375, le jour des Cendres, premier jour du Carême). — Lettres d’officialité contenant trois donations faites au prieuré de Rombech ; — Herman, fils de Girard de Vecoux, donne un cens annuel de douze deniers vieux toulois, assigné sur le champ de Hallauchamp, paroisse de Dommartin (?), en présence de Jehan dit de Poussay (Porsez, curé d’Oelleville, et de Pierre Roche, prêtre, clochier en l’église conventuelle de Remiremont ; — Willaume, fils le Prévot de Franoud, apprébendé en la maison de Dommartin, donne pour son anniversaire, douze deniers toulois anciens de cens annuel. Ces deux donations sont de 1375, le dimanche où l’on chante Esto Michi ; — Cunes de Saint- 1 Une tache d’humidité a altéré la pièce à cet endroit. 167